Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 19:20

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Synopsis : Été 2010. Australie. Cinq amis partent en croisière pour des vacances de rêve. Mais lorsqu’ils font naufrage, le rêve vire au cauchemar : dans l’eau rôde une terrible menace…

Ça fait des années que ça dure, et on aurait tort de se priver d'un bon film de requins. Dans un lac, sur les côtes ou en plein large, ces grosses bestioles viendront vous saccager les nerfs, tout en vous dégoutant, film après film, de mettre votre petit orteil dans l'eau. The Reef arrivait début 2011, directement en DVD pour le plus grand malheur des fans. Alors une séance de rattrapage (tardive, certes) s'imposait. A la fin du film, on constate que les ficelles sont toujours aussi grosses, que le schéma narratif est déjà tracé avant même le début du film et que rien n'a été (ré)inventé. Cependant, il y a une magie qui opère avec The Reef, une sorte de tension assez marquante qui n'est pas sans rappeler le génial Open Water. Ils étaient deux, et maintenant ils sont cinq, cinq à ne pas arriver à se mettre d'accord, cinq à essayer de survivre dans les eaux profondes qui abritent toutes sortes d'espèces marines, et plus précisément celles qui mesurent plus de 4m et qui ont plus de dents que tu as de cheveux. Ici, c'est peut-être quelque chose de plus fort qui se passe, comme si le requin avait vraiment un rôle de vrai méchant (contrairement au film de Kentis, le requin attaque très vite et ne veut pas lâcher ses proies, comme pour les liquider jusqu'au dernier ; alors que les squales d'Open Water sont plus présentés comme des prédateurs opportunistes). Sans parler de chiffres (plus de personnages, moins de requins mais un animal plus gros etc), la différence entre The Reef et son mentor se fait au ressenti.

Le problème avec les films d'horreur, c'est qu'on a vite fais de les critiquer dans deux sens : un jour, tu trouves un film d'horreur nul parce que tu n'as pas assez flippé, et le lendemain, tu en détestes un autre parce qu'il s'est juste contenté de te foutre les boules. Ce genre de cinéma, très mal vu des cinéphiles, regorge pourtant de nombreux trésors sacrés, ou comment réussir à mettre mal à l'aise une foule de spectateurs en montrant la vue sous-marine d'un océan vide avec une musique qui monte. Le réalisateur du genre horrifique doit se concentrer sur l'efficacité de son œuvre, ainsi que dans l'aspect global pour ne pas friser le statut de navet. Dans The Reef, les acteurs ne sont pas mauvais, le scenario a déjà été vu mais n'est pas non-plus maladroit, et la réalisation est honorable. On vous le dit quand même : The Reef, sans sa dernière longue séquence où les personnages vont de rochers en rochers en se faisant attaquer à chaque fois entre deux, c'est plus du tout le même film.

En résumé, les amateurs de films d'épouvante seront servis, pour les autres, à vous de voir.

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Par copa738 - Publié dans : Films (Horreur)
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 22:00

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Synopsis : La vie de Paul bascule le jour où sa femme Sarah disparait subitement. Après une année de recherches infructueuses, Paul est un homme brisé, rongé par le doute et la culpabilité. Sa dernière chance est peut être de tout reprendre à zéro : déménager avec ses 2 enfants à Saint-Malo, la ville où il a grandit. Mais des rencontres inattendues vont donner à ce nouveau départ une tournure qu’il n’imaginait pas.

Des vents contraires, ou comment faire un film avec des moyens modestes, de bons acteurs, et un pitch croustillant. Le film, pas forcément exceptionnel, reste cependant potable, parvenant même presque à nous faire pleurer. La bande-annonce annonçait une sorte d'histoire de la vie, un film chorale où la tension dramatique allait tout emporter. On a eu finalement pas plus qu'un film humain, qui se contente de raconter une histoire en évitant les fausses notes. Si le plus gros du travail repose sur un scénario efficace, le film puise sa qualité également grâce aux acteurs, tous très bons (même si les rôles d'Isabelle Carré et d'Antoine Duléry ne les mettent pas vraiment en valeur). Avec une réalisation plate, le film ne décolle jamais vraiment, ce qui est dommage. Les intrigues secondaires (idylle avec l'élève d'auto-école, le personnage joué par Ramzy qui ''enlève'' son fils pour passer du temps avec lui) parviennent, au fil du film, à nous faire oublier la principale, mais pas seulement à nous, au personnage joué par Magimel aussi, si bien que quand il doit se replonger un an en arrière pour un ultime frisson, le choc est presque plus dur pour nous que pour lui. L'émotion passe, mais les personnages restent tout de même bien trop éloignés de nous. Il n'y a finalement pas grand chose à dire à propos de ces Vents contraires. C'est un film français qui se repose sur ses fondamentaux, ne prend pas vraiment de risques et reste du coup assez banal, même si les qualités sont là et pas l'ennuie..

Des vents contraires, c'est donc le dernier film de 2011 vu dans les salles la même année. Hugo Cabret, Shame ou encore MI4 m'attendent sagement en rattrapage en 2012. L'année dernière, le bilan cinéma 2010 était posté le 31 à minuit. Cette année, le bilan 2011 sortira aux alentours du 10 janvier, pour laisser le temps à l'auteur de voir les derniers films qui manquent à son palmarès. Sur ce, bon nouvel an à tous, profitez-bien et surtout : vive le cinéma.

En résumé, l'année 2011 nous quitte sur une petite larme, grâce à un bon film qui ne laisse pas indifférent, malgré quelques faiblesses.

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Par copa738 - Publié dans : Films (Drame)
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 22:54

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Synopsis : Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la "victime" demandent à s'expliquer avec les parents du "coupable". Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. Où s'arrêtera le carnage ?

Une scène de vomi très réaliste, des acteurs exceptionnels, une vision assez machiste et des dialogues qui font mouche, Polanski n'invente rien, mais nous offre cependant un spectacle d'une qualité rare, faisant de chaque mot quelque chose de bien plus fort que n'importe quelle scène d'action. En une poignée de minutes, le réalisateur, bien aidé par un casting réduit mais idéal, capte au maximum notre attention, pour que chaque séquence surpasse la précédente jusqu'à un final étonnant. Bien sûr qu'il y a des petites longueurs et des détails inutiles, évidemment que la réalisation est plutôt banale et que le film en lui-même n'a rien d'extraordinaire, mais putain, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas autant rit dans une salle, longtemps qu'on avait pas vu un film où tous les acteurs principaux sont à la pointe de la perfection (mention spéciale à Christoph Waltz), longtemps qu'on avait pas vu un vrai bon film à dialogues (le meilleur depuis The Social Network).

Le fait que deux couples en apparences normaux, se fassent des compliments maniérés hypocrites, pour qu'ils se crachent à la gueule une heure après, provoque un plaisir coupable indéfinissable, montrant avant tout que Carnage est à prendre au premier degré, malgré les quelques allusions politiques et sexistes. Ce qui est d'autant plus savoureux, c'est la façon dont nous, spectateurs, nous parvenons à pénétrer à l'intérieur de cet appartement, sans vouloir vraiment en ressortir. On mange le crumble avec les personnages, on boit une tasse de café et on se ressert de ce délicieux scotch qui vient d'Écosse, on irait même jusqu'à sentir le vomi depuis notre siège. Bien installés, notre avis diverge autant que les prises de positions des personnages changent (les deux couples sont en accord, puis ne le sont plus ; parfois les hommes sont contre les femmes et vice-versa). La situation devient incontrôlable et incontrôlée, on semble autant perdre les pédales que les personnages et même si parfois c'est un peu trop gros (le téléphone dans le vase, Pénélope qui frappe son mari), le moment passé demeure troublant de justesse. Carnage, c'est un film qui donne la pêche et donne le sourire, et c'est donc indispensable en cette fin d'année 2011.

En résumé, une comédie irrésistible qui nous ne nous fait absolument pas regretter le fait que QT ait lancé Christoph Waltz.

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Par copa738 - Publié dans : Films (Comédie)
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 16:41

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Synopsis : Jeanne est la doubleuse française d’une actrice américaine qui joue dans une série télé à succès. Mais le jour où l’actrice américaine pète les plombs et annonce la fin de sa carrière, la vie de Jeanne bascule à son tour… Plus de travail, plus de revenu, plus rien… A moins que… A moins qu’elle ne prenne son destin en mains et ne tente a priori l’impossible : partir à Los Angeles, rencontrer la star américaine et la convaincre de reprendre la direction des plateaux de tournage…Sur place, après quelques galères, elle croise la route d’un certain Farres qui va lui ouvrir les portes du monde merveilleux mais un peu compliqué de Hollywood.

Alors que Intouchables crève l'écran grâce à un humour ravageur et un fond qui vise à émouvoir, Hollywoo arrive en bourrin pour nous faire hurler de rire avant d'entamer les fêtes de fin d'année. Deux des meilleurs humoristes français apportent leur fraicheur et leur talent humoristique pour nous faire plaisir. On rigolera bien, mais on sera également déconcerté par la pauvreté du scénario, un manque cruel de fond (petite critique de la société actuelle qui reste tout de même bien maigre) et des personnages pas du tout attachants. Ajoutez à cela des scènes inutiles (Foresti qui arrive à embobiner des gangsters en leur faisant écouter du Diam's, l'idylle pittoresque entre Jamel et Florence, etc), quelques longueurs et un dénouement facile (l'actrice américaine qui ne veut plus jamais revoir Jeanne pour que, 10 minutes après, elles se réconcilient comme si de rien n'était) et vous tenez ce qui se fait de plus mauvais au cinéma de notre temps, malgré quelques bons éclats de rires et des acteurs pas si mauvais que ça.

Ce qui marche dans Hollywoo, c'est avant tout la pêche que les acteurs ont et nous transmettent. Ensuite, il y a des situations drôles (Jamel qui chante pour endormir des hyènes) et des répliques déjà cultes (''Do you want a picture with Mickey ?''). Mais ce qui fait que Hollywoo n'est pas un navet, c'est surtout cet effet comique provoqué par le mélange anglais-français, qui provoque à coups sûrs de franches crises de rire. Alors même si on rit beaucoup, l'humour n'est pas à la hauteur des grands comédies à la Oury ou Poiré. Et puis, il n'y a rien d'original non-plus, rien qui pourrait nous faire décoller de notre siège, ou nous faire évader dans nos pensées. Tout reste lisse, le film se prenant entièrement au premier degré. On aurait préféré aussi un humour un peu plus raffiné parfois, un humour qui éviterait de faire appeler un secrétaire efféminé Jean-Phil, par exemple. Mais pour ce qui est du consommateur pur et dur, il peut y aller les yeux fermés : Hollywoo lui fera passer un excellent moment.

En résumé, aussi plat que la critique que vous venez de lire (pas d'inspiration, que voulez-vous), Hollywoo vous fera tout de même rire, ce qui est déjà pas mal.

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Par copa738 - Publié dans : Films (Comédie)
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 19:18

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Passer de 400 visiteurs journaliers à 25, c'est dur, très dur. 2011, année de tous les changements a vu Copa738 déménager de sa plateforme poussiéreuse d'Allocine, avec tous ses copains, pour Overblog, terre fertile et lieu de pèlerinage des blogueurs endurcis. 2011, c'est l'année des grands débats : entre un Tree of Life aux avis très contrastés, Black Swan et ses multiples interprétations ou encore Sucker Punch qui serait doté d'un fond hyper recherché malgré la fadeur de sa forme, ça a pas mal bougé sur la blogosphère cette année. Les Oscars contestés, des Intouchables qui explosent le box-office tandis que Drive nous explose notre rétine, 2011 a aussi été marqué par la défense de l'auteur de ce site de deux films indéfendables : Insidious et Battle Los Angeles. Mais aujourd'hui, tout ce qui s'est produit sur la planète cinéma doit être oublié : aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Copa738 !

La plateforme d'Overblog permettant d'avoir des statistiques très complètes, j'ai pu constater que certaines personnes sont tombées sur mon blog en tapant sur Google ''la sexualité et ses conséquences chez les jeunes'' ou encore ''mec sur un pont face au soleil''. En deux ans, Copa738 a accumulé 200 000 visites soit l'équivalent de 274 visites par jour. 818 commentaires (record de commentaires laissés dans un article battu cette année par la critique de Black Swan : 31 commentaires) pour 207 articles. Même si la migration a fait considérablement chuter le nombre de visites, les anciens d'Allocine ont finalement bien continué à visiter de temps en temps le blog, provocant à chaque consultation de provenances des visiteurs, des bouffées de chaleurs incontrôlées à l'auteur. Sur ce, bonne fin d'année 2011 à tous les lecteurs cherchant un gars sur un pont face au soleil ou tout simplement ceux qui prennent encore plaisir à lire ce que j'écris. Tchuss.

 

Copa738

Par copa738 - Publié dans : Evènements/Débats
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 17:51

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Synopsis : A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

Qui aurait cru que les réalisateurs des transparents Nos jours heureux et Tellement proches allaient faire tant parler d'eux, réalisant l'un des films les plus vus en France de tous les temps ? Qui aurait parié sur Omar Sy, alors que toute la France n'arrive pas à le voir autre part qu'au téléphone avec son copain Fred ? Qui aurait pu croire que l'amitié entre un riche infirme et un pauvre banlieusard allait faire déplacer tant de monde, alors que l'Europe traverse une période de crise ? En fait, on ne sait pas vraiment la raison pour laquelle Intouchables a tant cartonné. Avec un sujet vu et revu (clichés sur la banlieue dans Neuilly sa mère par exemple ; thème du handicape dans Le huitième jour), le film du couple Nakache-Toledano parvient à nous faire rire et (presque) pleurer en un temps record. Oui, Intouchables, est un excellent film qui traite d'un sujet grave avec énormément de dérision, et un cœur grand comme ça. Mais bon, il faut savoir être raisonnable et garder les pieds sur terre : bien que très bon, le film ne méritait pas tant de battage médiatique et de tels mouvements dans les salles obscures, ou en tous cas, moins que Polisse ou encore le récent Les Lyonnais.

A peine le film sorti, et c'est déjà la débandade sur les réseaux sociaux : chacun s'amuse à poster des statuts disant « Pas de bras, pas de chocolat », blague archi-connue qui se révèle être la moins drôle (car la plus prévisible) du film. De plus, il faudrait que l'on nous explique la raison de ces applaudissements en fin de séance, applaudissements forcés durant pas plus de 5 secondes. La débilité des médias et des spectateurs (une personne sur deux le considère comme le meilleur film de tous les temps ; on aurait tort de ne pas croire que les deux films complétant le podium sont Avatar et La vérité si je mens 2) gâchent un peu l'énorme potentiel du film, qui se retrouve plus facilement avec un statut de phénomène de mode qu'avec un statut d'œuvre de cinéma.

Cependant, il y a quelque chose de magique qui se produit avec ce film. Peut-être est-ce grâce à cette formidable scène d'entrée, magnifiquement filmée et interprétée, drôle et inattendue à la fois ; et à de nombreuses autre scènes et répliques. Même si certains détails du film viennent tacher le tableau (la secrétaire lesbienne, la scène du parachute, etc), Intouchables restera un film profondément humain, même si les ficelles de l'émotion sont grosses comme les narines d'Omar Sy. D'ailleurs, ce dernier y trouve le rôle qui changera sa vie. Il prouve à la France entière qu'il vaut bien mieux que de finir sa carrière au SAV, et forme une parfaite osmose avec François Cluzet. Incompatibles (l'un est valide, noir, pauvre, drôle ; l'autre est handicapé, blanc, riche et sérieux), ils se complètent et finissent par se communiquer leurs coutumes, jusqu'à presque inverser les rôles (Philippe finit par fumer des joints et parler en verlan, tandis que Driss se met à s'intéresser à l'art et à s'habiller en costume-cravate). Œuvre luttant pour la tolérance, Intouchables va aussi critiquer discrètement l'opéra (scène mythique de ''l'arbre qui chante''), mais aussi l'art moderne et la bourgeoisie en général. Émouvant, hilarant, ce film est, malgré les maladresses, un magnifique conte moderne où tout devient possible, une œuvre optimiste revalorisant la nature humaine, un film fort, tout simplement.

En résumé, la demi-heure passée dans la file d'attente du guichet est vite oubliée, tant Intouchables nous prend aux tripes et fait rire.

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Par copa738 - Publié dans : Films (Comédie Dramatique)
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 17:16

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Synopsis : De sa jeunesse passée dans la misère d’un camp de gitans, Edmond Vidal, dit Momon, a retenu le sens de la famille, une loyauté sans faille, et la fierté de ses origines. Il a surtout conservé l’amitié de Serge Suttel. L’ami d’enfance avec qui il a découvert la prison à cause d’un stupide vol de cerises. Avec lui, inexorablement il a plongé dans le Grand Banditisme, et connu l’apogée du GANG DES LYONNAIS, l’équipe qu’ils ont formée ensemble et qui a fait d’eux les plus célèbres braqueurs du début des années soixante dix. Leur irrésistible ascension prend fin en 1974, lors d’une arrestation spectaculaire. Aujourd’hui à l’approche de la soixantaine, Momon tente d’oublier cette période de sa vie. Sa rédemption, il l’a trouvée en se retirant des "affaires". En prenant soin de Janou, son épouse, qui a tant souffert à l’époque et de ses enfants et petits enfants, tous respectueux, devant cet homme aux valeurs simples et universelles, lucide et pétri d’humanité. A l’inverse de Serge Suttel, qui malgré le temps n’a rien renié de son itinéraire...

Cette année, le cinéma français aura réussi de grandes choses. Entre des gros navets (Rien à déclarer), de l'animation plus (Les Contes de la nuit) ou moins (Titeuf) bonne, de l'émotion (Omar m'a tuer, La Guerre est déclarée, Polisse) et un bel éclat de rire (Intouchables), le pays qui a donné naissance au cinéma continu de lui faire honneur en multipliant les essais, donnant des résultats très différents, mais avec, au fil des années, de plus en plus de chef d'œuvres. Dans le cercle très fermé des perles cinématographiques contemporaines venant de l'hexagone, Les Lyonnais s'inscrit d'ores et déjà au palmarès 2011 des grands films tous pays confondus. Même si la fièvre Intouchables masque littéralement le film d'Olivier Marchal, cela ne remet absolument pas en cause le statut de chef d'œuvre des Lyonnais.

Les Lyonnais c'est quoi ? C'est tout simplement l'histoire brutale et émouvante d'un ancien gang de bandits qui se retrouve pris dans une spirale infernale, entre meurtres, règlements de comptes, bastons et nostalgie. En plus de raconter une histoire avec une justesse sans égal, Marchal nous offre un portrait de méchants, là où il avait l'habitude (en tant qu'ex flic) de glorifier son ancien métier. Sans forcement réhabiliter le Gang des Lyonnais, il met un point d'honneur à rendre chacun de ses personnages le plus humain possible, malgré le nombre incalculable de litres de sang sur leurs mains. Bien filmé, doté d'un excellent casting, d'une chronologie non-linéaire et d'un scénario très travaillé, Les Lyonnais n'est peut-être pas le film le plus inventif du monde, mais il est clairement un film d'aujourd'hui, qui a puisé dans ce qui s'est fait de mieux dans l'histoire du cinéma. En effet, en plus d'être aussi (voire plus) efficace qu'un polar à la Melville ou Corneau, il emprunte le style très singulier des grands policiers américains (la scène du baptême renvoi directement à celle du mariage dans l'ouverture du Parrain ; tandis que la chronologie assez complexe du film semble se rapprocher légèrement de celle des films de Tarantino). L'émotion nous gagne autant qu'elle semble gagner les personnages. Le film passe très vite tant il est concentré en action et en rebondissements. La violence est parfaitement maitrisée (Marchal fait aussi bien que l'avait fait Cavayé l'an dernier avec A bout portant), les dialogues font mouche et la musique est très belle.

En résumé, Les Lyonnais vient avec Polisse ou encore La Guerre est déclarée, montrer au monde entier que le cinéma français (après une petite période de flottement) s'épanouit de plus en plus et est capable de faire rire, pleurer, et tenir en halène ses spectateurs dans un seul et même film4 e¦ütoiles et demi

Par copa738 - Publié dans : Films (Policier)
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 19:10

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Synopsis : Jenny est maîtresse d'école. Son petit ami et elle quittent Londres pour passer un week-end romantique au bord d'un lac. La tranquillité du lieu est perturbée par une bande d'adolescents bruyants et agressifs qui s'installent avec leur Rottweiler juste à côté d'eux. A bout de nerfs, ces derniers leur demandent de baisser le son de leur radio. Grosse erreur !

La seule idée qu'un enfant puisse être capable de torturer physiquement un inconnu effraie, et cela, les producteurs de Eden Lake l'ont bien compris. Oubliez les monstres à tentacules et au sang jaunâtre, oubliez Norman Bates, Jack Torrance et John Kramer. Ici, ce sont des ados qui terrorisent de pauvres innocents, à coups de cutter dans la bouche et de couteau dans le ventre. On pourra être complètement traumatisé, apeuré, paralysé devant tant de violence, on en ressortira brouillé, mais conscients d'avoir assisté à l'une des expériences les plus déroutantes de la décennie.

Dans Eden Lake, on sent dès le début que les limites seront forcement dépassées, tant l'évocation du ''monstre humain'' dérange. De plus, et malgré un gore modéré, il y a dans ce film une réelle envie de montrer ''l'inmontrable'', de pousser encore plus loin dans le morbide. C'est ainsi que nous assistons, effarés, à un enchainement d'une violence inouïe où même les enfants ne sont pas épargnés. Après les avoir vu emmerder, pourchasser, torturer, c'est leur mise à mort que nous regardons. Nous savons pertinemment qu'ils méritent ce qu'ils viennent de subir, mais ce sont des enfants, et le film joue sur le choc que peut provoquer la vision d'un jeune brulé vif ou d'une adolescente mal dans sa peau, renversée par une voiture. D'un autre coté, il y a les deux victimes. Après avoir passé de longues minutes dans leur intimité, nous devons les aider à survivre à cette bande de jeune qui manifeste de plus en plus un comportement violent. Et là, sans prévenir, arrive l'une des scènes les plus marquantes de ces dernières années : l'homme, hurlant de douleur, attaché par des barbelés et blessé par des jeunes qui le saignent à tour de rôle. Derrière, nous vivons la scène à travers les yeux de la femme, des yeux qui pourraient très bien être les nôtres. Là où l'horreur semble atteindre les sommets, le film s'engage dans un schéma de film course-poursuite, qui emmènera notre héroïne au fond d'une poubelle pleine de merde, l'obligeant également à se cacher dans l'eau du lac et à s'enlever un immense clou enfoncé profondément dans son pied.

Là où le film tire son épingle du jeu, c'est dans la réussite de l'organisation des personnages (on a une profonde compassion pour les gentils, et presque pitié des méchants). L'excellent jeu des acteurs et la belle écriture de leurs rôles rend le film bien plus vivant, bien plus réel. Le film repose sur une sorte de communication forte entre lui et les spectateurs. Eden Lake semble vouloir surenchérir dans ce fameux système où il ne faut pas avoir peur de montrer ce que les gens n'aiment/ne veulent pas voir, comme pour les impressionner. L'effet est immédiat : on n'arrive pas à se sortir de ce climat nauséabond, à se débarrasser de cette immense boule dans notre ventre. Insidious, Shining ou Paranormal Activity nous ont rendu phobiques des fantômes, Alien et Cloverfield des extraterrestres et Les Griffes de la Nuit du boogeyman ; Eden Lake, lui, fait peur tout court, pour la seule raison que ce genre de tueurs (enfants turbulents) peut se croiser à chaque coin de rue, dans le monde réel, le nôtre. Psychologiquement insoutenable, le film de James Watkins est peut-être l'un des plus traumatisant de sa génération, et d'ores et déjà un pilier du cinéma d'horreur. Le monde n'est pas prêt d'oublier la scène finale (dans la salle de bain), véritable épreuve pour les nerfs, suivi d'un plan énigmatique où le ''monstre'' se regarde dans le miroir, sans remords, fier. La simple idée d'un meurtrier sans cœur en dit long sur le message du film, qui, en plus d'être un tour de force chamboulant, est une véritable œuvre dénonçant la nature humaine.

En résumé, quand je disais, en début d'article « Oublier John Kramer », c'était, bien sûr, une blague.

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Par copa738 - Publié dans : Films (Horreur)
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 15:35

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Synopsis : Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on "cache la vérité" à la population…

Sans être un véritable chef d'œuvre, Contagion est tout de même loin d'être le navet de l'année. Oui, il y a des maladresses, oui, il y a pas mal de longueurs et de détails un peu étranges, et oui, la fin est ratée ; mais dans Contagion, il y a cette espèce de substance inconnue qui vous pénètre, un virus qui vous contamine, et vous scotche sur votre siège. Le suspense tient du début à la fin, sans pauses, et il est d'autant plus réussi de par le comportement qu'il nous fait avoir. Une poignée de spectateurs dans la salle, et plus de la moitié semble ne plus vouloir se toucher le visage, se frotte plusieurs fois les mains, et sursaute violemment dès que quelqu'un dans la salle se met à tousser. Là où Buried avait créé une génération claustrophobe, Contagion parvient à rendre hypocondriaque ses spectateurs et c'en est même flippant...

Pour nous communiquer la peur du virus, Soderbergh rend son récit réel, déjà en évitant de s'attarder sur un petit groupe de personnages. Il généralise le mal partout dans le monde (même si quelques familles sont mises en évidence) et en ressort un résultat plus vrai que nature, et forcement dérangeant. Et que dire des acteurs ? Gwyneth Paltrow, à l'écran quelques minutes, joue tellement bien qu'on attraperait presque un rhume rien qu'en la regardant tousser. Matt Damon (qui, au passage, a pris pas mal de poids), semble aussi perdu que nous, et Marion Cotillard fait beaucoup moins niaise qu'à son habitude. Lawrence Fishburne et Jude Law ont des rôles plus discrets, ce qui ne les empêche pas de briller. La palme revient cependant à Kate Winslet, pétrifiante, et qui est finalement, le personnage à qui on s'attache le plus.

Dans l'organisation de la peur, le réalisateur adopte une mise en scène millimétrée, cherchant chaque détail pouvant laisser croire à une transmission de microbes. Il insiste également sur le sale état dans lequel se trouvent les malades avant de mourir. On passe d'ambiances froides (apocalypse) à une ambiance chaude, moite (évocatrice de la fièvre ?), et les nerfs lâchent peu à peu, un par un. Autour d'une troupe d'acteur aussi prometteuse et d'une si bonne réalisation, des nombreuses erreurs sont venues rayer le disque... Un scénario un peu bâclé (le ''kidnapping'' de Cotillard, inutile et zappé en grande parti par le réalisateur, et j'en passe), et de l'irrégularité (on passe d'une scène pleine de suspense, à une séquence d'un ennui mortel), sans oublier le manque de compassion pour les personnages (en effet, cela permet de rendre l'intrigue plus vraie, mais on s'éloigne cependant des vrais codes du cinéma), font de Contagion un film honorable, mais un peu trop faible pour sortir du lot des films très variés de 2011.

En résumé, blockbuster paranoïaque, Contagion est aussi un film un peu trop mou et désordonné pour pouvoir réellement brillé, malgré les bons acteurs, les belles images, et la bonne musique...

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Par copa738 - Publié dans : Films (Drame)
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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 10:36

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Synopsis : Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.

Il y a dans Polisse, un réalisme, la vision d'une vérité pure qui fait peur et qui dérange. Ce témoignage hors normes sur ces héros des temps modernes, assez culotté, et traité avec humour, est une leçon de vie. On pourra effectivement critiquer les grandes ambitions de Maïwenn, le fait que son film ne possède pas de véritable scénario, soit assez mal filmé et monté ; il en reste néanmoins une histoire poignante, avec des personnages travaillés, joués par des acteurs surmotivés. Il en restera surtout une grosse claque, l'impression de vivre un instant inoubliable, marqué à l'intérieur de nous au fer rouge, une aventure humaine comme on en a rarement vu auparavant.

Quoi de plus horrible qu'un père étant fier de violer sa fille ? Quoi de plus émouvant que de voir une mère abandonner son fils pour lui donner une chance de survivre ? Quoi de plus révoltant de constater que des gens vivent réellement, chaque jour, tout ce qui se passe dans le film, c'est à dire un concentré de tout ce qu'il y a de plus moche et triste dans ce pays ? Le cinéma-vérité que met en place Maïwenn est tout simplement affolant, chaque élément étant volontairement fait pour donner un sens réel au film (les acteurs sont très peu maquillés, les personnages bégaient, postillonnent). Se basant exclusivement sur le coté émotionnel de Polisse, ainsi que dans la gestion des acteurs, la jeune réalisatrice s'éloigne peut-être des vrais codes du cinéma, ce qui donne, au final, un rendu étrange, comme si c'était nous qui étions dans les locaux des policiers, en train de suivre, en même temps qu'eux, leurs aventures. On pourra être repoussé par la laideur de l'image, on ne pourra cependant pas cracher sur une performance collective tout simplement gigantesque des acteurs (Joeystarr en tête).

Bien plus que de réhabiliter le métier de policier (surtout la BPM), Maïwenn explique aussi le ressenti de ces personnes (le personnage de Joeystarr, attristé de se rendre compte que son dévouement pour sauver les mineurs ne résout qu'une infime parti de la misère qui l'entoure) et l'impact que leur métier a sur leurs vies sociales (entre anorexie, divorce, infidélité et engueulades, aucun ne semble avoir une vie normal, tant le fantôme de leur travail les hante). Certes, ça bourrine dans les clichés et l'exagération (la scène du jeu du mime, le final tendant vers le pathétique, …), mais le tout est tellement bien fait que tous les petits défauts ne nous atteignent même pas. On rit (la scène du portable, ou peut-être le plus gros fou-rire de l'année), on pleure (la scène interminable du petit en pleurs, vraiment déchirante), et on n'a finalement pas envie que ça s'arrête. On pourra être touché par ce que l'on voit, ou pas d'ailleurs, mais on gardera toujours l'image du jeune Solal, dont l'atterrissage sur le praticable gymnique accompagne la terrible chute de Marina Foïs sur le béton, mélangé à un torrent de larmes et à la sensation de vivre un instant magique.

En résumé, en partageant les critiques, Polisse aura fait parlé de lui en cette fin d'année, et vient tranquillement s'installer en tête des films français de 2011.

4 e¦ütoiles et demi

Par copa738 - Publié dans : Films (Comédie Dramatique)
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  • : "Tonight's the night. And it's going to happen again and again. Has to happen. Nice night. Miami is a great town. I love the cuban food, pork sandwiches, my favorite. But I'm hungry for something different now" Dexter

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