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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Gravity (Alfonso Cuaron)

Publié par copa738 sur 29 Octobre 2013, 12:39pm

Catégories : #Films (Aventure)

Gravity (Alfonso Cuaron)

Synopsis : Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers. Le silence assourdissant autour d'eux leur indique qu'ils ont perdu tout contact avec la Terre - et la moindre chance d'être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d'autant plus qu'à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d'oxygène qu'il leur reste. Mais c'est peut-être en s'enfonçant plus loin encore dans l'immensité terrifiante de l'espace qu'ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre...

 

Annoncé comme le film à ne pas rater en 2013, comme l’œuvre qui allait, visuellement, mettre minable Avatar, Prometheus ou The Hobbit, Gravity est surtout un film à l'esthétisme parfait mais qui ne repose, hélas, que sur sa beauté plastique, une 3D toute proche de la perfection, l'humour de George Clooney et l'interprétation sigourneyweaveresque de Sandra Bullock. Tiraillé entre offrir une épopée vertigineuse ou un survival claustrophobe (paradoxalement, la peur du vide et de l'enfermement combinent ici), Cuaron nous sert un film grandiose mais peu aboutit ; à croire qu'il n'a travaillé que sur le visuel et l'aspect métaphorique (ce qui est, en soit, déjà pas mal).

 

Mais le film oublie tout simplement d'organiser ses idées, et surtout de leur donner un souffle, une identité. Ainsi, lorsque le parachute retient le vaisseau, qu'un personnage survit alors que cela fait 5 minutes que sa réserve en oxygène est épuisée, lorsqu'on voit Sandra Bullock se diriger dans l'espace avec pour seul gouvernail un extincteur à incendie, là, on se dit qu'il y a trop de facilités, comme si, à partir du crash, les scénaristes ne savaient pas quoi inventer pour maintenir le personnage en vie (car il n'allaient pas arrêter le film au bout d'une demi heure, même si, au final, ça n'aurait pas été plus mal). Il y a donc une grosse contrainte pour mener à bien le film jusqu'au bout : il a fallu quitter l'aspect très réaliste des premières scènes pour pouvoir finir l’œuvre. Après la claque des premières séquences, saisissantes de réalisme, et puis cette fameuse scène de collision, franchement l'une des scènes les plus impressionnantes de l'histoire du cinéma, le film perd en crédibilité, et donc l'émotion est moins grande. A partir de deux ou trois passages où Ryan échappe à la mort sur un coup de chance, le tout à la dernière seconde avec une musique qui rend sourd, on comprend vite comment le film va se terminer. On attend la surprise, en vain. Le tout étant accompagné de divers monologues de Sandra Bullock, qui sonnent faux, tout comme le dénouement. Cuaron aura beau dire que son film est une grande métaphore sur le mythe de la renaissance, qu'il illustre la figure maternelle avec brio et que le film est parsemé d'allusions religieuses, il aura cependant du mal à nous faire digérer son manque de cohérence entre ce qu'il veut nous montrer et ce que l'on voit à l'écran. Avec des images aussi parfaites, un fond travaillé (même si certaines métaphores sont grossières), et un picth initial aussi alléchant, son film ne pouvait pas se contenter d'être le remake d'Apollo 13. La comparaison peut paraître grossière, mais à quelques extravagances près, on vous jure que la ressemblance est frappante.

 

En résumé, Gravity possède les armes pour tout faire péter, mais se tire finalement une balle dans le pied en offrant un scénario beaucoup trop américain ; on ne demandera pas à Cuaron, qui assurait ne pas être entré dans le moule hollywoodien, la permission de douter fortement de ses propos.

 

2 étoiles et demi-copie-1

Commenter cet article

selenie 01/11/2013 17:03

Sublime immersion... Bémol juste pour le côté survival qui gâche un peu le côté "magique" pour un classicisme effectivement hollywoodien. Mais ça reste énorme et très très bien foutu... 4/4

mymp 30/10/2013 12:21

Ah oui, c'est clair que Bullock en débardeur et petite culotte, ça fait très Alien.

"Cette fameuse scène de collision, franchement l'une des scènes les plus impressionnantes de l'histoire du cinéma" : c'est une blague ? Et le final de Transformers 3 merde ?!

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