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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Séance de rattrapage 2013 (2)

Publié par copa738 sur 12 Décembre 2013, 21:27pm

Catégories : #Critiques express

Séance de rattrapage 2013 (2)

No (Pablo Larrain)

 

Synopsis : Chili, 1988. Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à organiser un référendum sur sa présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, de concevoir leur campagne. Avec peu de moyens, mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet.

 

Sans rappeler cette fameuse époque où la démocratie triompha au Chili après des années de dictature, No nous parle plutôt de la victoire du ''non'' vécue par ceux qui ont tout orchestré pour celle-ci. On prend des leçons de comm', on y dénonce la dictature de Pinochet, et puis c'est à peu près tout ce que l'on peut se mettre sous la dent, tant le film de Larrain est peu dense. Il se résume à une succession de dialogues plus ou moins constructifs, le tout accompagné d'images volontairement moches. L'absence de musique, et le réalisateur qui cadre mal les plans pour donner un genre réaliste à son film, fait qu'on s'ennuie ferme, et qu'au final, No n'est qu'un film anecdotique sur une grande date de l'histoire de l'Amérique Latine. Gael Garcia Bernal ou non.

 

2 étoiles

 

Séance de rattrapage 2013 (2)

To the Wonder (Terrence Malick)

 

Synopsis : Même s’ils se sont connus sur le tard, la passion qu’ont vécue Neil et Marina à la Merveille - Le Mont-Saint-Michel - efface les années perdues. Neil est certain d’avoir trouvé la femme de sa vie. Belle, pleine d’humour, originaire d’Ukraine, Marina est divorcée et mère d’une fillette de 10 ans, Tatiana. Désormais, le couple est installé dans l’Oklahoma. Leur relation s’est fragilisée : Marina se sent piégée. Dans cette petite communauté américaine, elle cherche conseil auprès d’un autre expatrié, un prêtre catholique nommé Quintana. L’homme a ses propres problèmes : il doute de sa vocation… Marina décide de retourner en France avec sa fille. Neil se console avec Jane, une ancienne amie à laquelle il s’attache de plus en plus. Lorsqu’il apprend que rien ne va plus pour Marina, il se retrouve écartelé entre les deux femmes de sa vie. Le père Quintana continue à lutter pour retrouver la foi. Face à deux formes d’amour bien différentes, les deux hommes sont confrontés aux mêmes questions.

 

Dans la lignée de son imbuvable Tree of Life, Malick nous offre le double de la clé de son cinéma du moment : une histoire du quotidien racontée avec un minimum de dialogues (avec des phrases garanties 100% sans verbe), des paysages colorés, et une profonde mélancolie. Curieusement, là où les dinosaures et le big-bang avaient tendance à nous barber dans son film précédent, l'histoire d'amour qu'il nous narre dans To the Wonder a quelque chose de frais, d'intense, qui fait qu'on résiste constamment à l'ennuie tout en gobant son histoire avec un profond respect. Ici, et ce malgré la présence inutile du pourtant excellent Javier Bardem, c'est un trio amoureux que l'on découvre : deux femmes pour un homme (le beau et taciturne Ben Affleck). Les deux rivales ne se connaissent pas et se déchirent toutes les deux, détruites par ce brave homme qui cherche à régler des mystérieux problèmes de pollution dans sa région. Loin du message pompeux pro-catholique qu'on aurait pu craindre, To the Wonder est finalement une œuvre complexe, mystérieuse, dotée d'images toutes magnifiques. Le style Malick se dessine peu à peu, et il a beau énerver, son dernier film est loin d'être mauvais.

 

3 étoiles et demi

 

Séance de rattrapage 2013 (2)

Stoker (Park Chan-Wook)

 

Synopsis : Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

 

Stoker voit en quelques scènes s'exprimer toute la force qu'il dégage, une force malsaine, bourrée de suspense et de mystères. Les deux grandes scènes du film, montées comme celles de Requiem for a Dream, sont le parfait exemple de la tension au cinéma. La tentation, le désir, la crainte, tout cela est incarné par le charismatique Matthew Goode, dont le rôle (comparable à celui de Robert Mitchum dans La Nuit du chasseur) est à la fois inquiétant et rassurant, séduisant et repoussant, pétrifiant et envoûtant. Toute l'intrigue se repose sur lui, et le dénouement, glaçant, organisé avec toute la maestria de Park Chan-Wook, ne vient que confirmer que nous sommes bien face à un bon film. Même la tête à claque de Mia Wasikowska, même l'absurdité de l'escapade nocturne ou de la scène finale, ne nous feront pas changer d'avis.

 

3 étoiles et demi

 

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mymp 13/12/2013 13:38

Bon, t'aurais pu quand même mettre 4 étoiles à Stoker. L'escapade nocturne et la scène finale (surtout la scène finale) sont très réussies, et pour le reste je suis évidemment d'accord. Je vais le recevoir en cadeau pour Noël, il me tarde de le revoir (et en même temps j'angoisse : sera-t-il aussi bon que dans mon souvenir ?).

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