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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Critique express n°19

Publié par copa738 sur 24 Avril 2014, 20:17pm

Catégories : #Critiques express

Critique express n°19

The Truman Show (Peter Weir) – 1998

 

Synopsis : Truman Burbank mène une vie calme et heureuse. Il habite dans un petit pavillon propret de la radieuse station balnéaire de Seahaven. Il part tous les matins à son bureau d'agent d'assurances dont il ressort huit heures plus tard pour regagner son foyer, savourer le confort de son habitat modèle, la bonne humeur inaltérable et le sourire mécanique de sa femme, Meryl. Mais parfois, Truman étouffe sous tant de bonheur et la nuit l'angoisse le submerge. Il se sent de plus en plus étranger, comme si son entourage jouait un rôle. Pis encore, il se sent observé.

 

Drôle, touchant, manichéen et engagé, The Truman Show est une œuvre culte, un film dont le thème est et sera encore d'actualité dans 100 ans. Dénonçant les dérives de la société moderne (et surtout la télé-réalité), explorant de manière philosophique la question du rapport vérité/réalité (avec ce dôme qui masque la vérité, un peu comme l'allégorie de la caverne de Platon), le film de Peter Weir fait réfléchir et diverti en même temps, ce qui est assez rare dans le cinéma actuel. Il doit aussi son succès à un excellent Jim Carrey, candide, paranoïaque, attachant et aux mimiques agaçantes (qu'il poussera à l'extrême dans Bruce tout puissant), acteur principal que l'on apprécie dans ce rôle. Il incarne l'un des héros les plus appréciables de l'histoire du cinéma. De l'autre côté, Ed Harris joue le méchant, le contrôleur quasi omniscient (un rôle très proche de celui qu'il jouera dans Snowpiercer 15 ans après, coïncidence ?). Il est celui qui aura le regard médusé devant ce dénouement un peu attendu, mais orchestré de manière originale : pas d'épilogue, et un dernier dialogue anecdotique, dérisoire et toujours dénonciateur de la société de consommation. Bien filmé, original, fort, The Truman Show est un beau classique du cinéma, une comédie dramatique plaisante, qui devrait être montrée dans toutes les écoles pour la justesse du message qu'il véhicule.

 

4 étoiles-copie-1

Critique express n°19

Brokeback Mountain (Ang Lee) – 2006

 

Synopsis : Été 1963, Wyoming. Deux jeunes cow-boys, Jack et Ennis, sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons à Brokeback Mountain. Isolés au milieu d'une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu'inattendue. A la fin de la saison de transhumance, les deux hommes doivent se séparer. Ennis se marie avec sa fiancée, Alma, tandis que Jack épouse Lureen. Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l'amour né à Brokeback Mountain.

 

Simplement un film sur l'homosexualité ? Brokeback Mountain est un peu plus que cela, mais ne parvient hélas jamais à nous faire vibrer. Cette histoire d'amour entre deux cow-boys dans une Amérique traditionnelle (et donc homophobe) n'a rien de vraiment originale. On notera une grande qualité d'image et une réalisation inspirée, ainsi qu'une émotion toujours présente. Cependant, il manque du rythme, il manque des scènes marquantes (si on excepte la scène de la sodomie dans la tente, véritable coup de poing), il manque cette énergie qui aurait pu sortir le film de ce train pépère, qui fait traîner l'intrigue sur deux heures sans vraiment parler de quelque chose de concret. Oui c'est un film de contemplation, de prise de temps : la musique douce, les plans larges, le silence, le regard de braise de Gyllenhaal, le visage taciturne de Ledger. La mayonnaise aurait pu prendre, car beaucoup d'ingrédient sont là pour en faire un grand film, mais Ang Lee a privilégié la poésie au rythme, et du coup, son Brokeback Mountain, bien qu'il soit beau, est soporifique.  

 

2 étoiles

Critique express n°19

Heaven can wait (Warren Beatty, Buck Henry) – 1978

 

Synopsis : Joe Pendleton est un joueur de football américain, très doué dans sa discipline, au sommet de sa gloire. Hélàs, il décède dans un accident de la route. Au moment d'entrer au Paradis, Saint-Pierre remarque que son arrivée aux cieux n'est pas prévue avant plusieurs années ! Il faut donc le renvoyer sur Terre mais il y a un problème : son corps a été incinéré...

 

Sans prétention, cette gentille comédie allie parfaitement humour léger, dialogues savoureux, situations cocasses et bons sentiments. Au final, le divertissement proposé est à la hauteur : on passe un bon moment, et l'intrigue est bien menée. C'est peut-être un peu trop romancé, limite caricatural, mais tout fonctionne. Les anges en costume, la belle gueule de Warren Beatty, son identité qui change mais pas son visage, sont des éléments anecdotiques, mais qui apportent une vraie puissance à ce film. Ni trop long, ni trop bref, Heaven can wait est un film qui se boit d'une traite, pèche un peu par paresse (facilités scénaristiques, guimauve) mais n'oublie jamais de faire passer au spectateur un instant de cinéma agréable. Comme quoi, avec trois fois rien, il est possible de faire rêver au cinéma.

 

3 étoiles et demi

 

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mymp 27/04/2014 12:20

Enfin quelqu'un qui ose dire du mal de Brokeback Mountain ! Je ne comprends toujours pas pourquoi on s'extasie sur cette romance poussive et longuette... La première heure est belle, ensuite ça devient vraiment chiant.

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