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Copa Cinema

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De la critique subjective mais juste


Vincent n'a pas d'écailles (Thomas Salvador)

Publié par copa738 sur 28 Février 2015, 09:39am

Catégories : #Films (Super-Héros)

Vincent n'a pas d'écailles (Thomas Salvador)

Synopsis : Vincent a un pouvoir extraordinaire : sa force et ses réflexes décuplent au contact de l’eau. Pour vivre pleinement ce don, il s’installe dans une région riche en lacs et rivières, et suffisamment isolée pour préserver sa tranquillité. Lors d’une escapade aquatique, il est surpris par Lucie dont il tombe amoureux.

 

Vincent nage comme un poisson, pourtant il n'a pas d'écailles. Il possède de super pouvoirs mais il n'est pas un super-héros. Se présentant comme le premier film de super-héros français, Vincent n'a pas d'écailles est une œuvre inégale, surfant entre le bien et le moins bien. Dialogues timides, action limitée, réalisation banale : le film possède pas mal de points négatifs, plus ou moins excusables pour un premier film. Soucieux de garder un côté vraiment indépendant, Thomas Salvador se retrouve pris au piège d'un concept pourtant génial. On a l'impression d'être dans L'inconnu du lac mais sans sexe, et où le ton emprunté est très difficile à cerner.

 

Le film peine à démarrer. L'absence de dialogues, la redondance des scènes où Vincent nage comme un dauphin, l'idylle. Tout cela demeure ennuyeux. Heureusement que quelques scènes hilarantes de simplicité (la destruction du mur après la douche, quand Vincent montre ses pouvoirs à sa copine dans la piscine) viennent colorer cette situation d'énonciation franchement lente. Malgré la fadeur, on ressent quelque chose de positif : l'ensemble du film est minimaliste, mais il y a une force qui s'en dégage. Pourtant peu charismatique, Vincent a quelque chose d'attachant, si bien qu'on s'identifie à lui plus qu'on ne pourrait s'identifier à Superman ou Wolverine. C'est lorsque que Vincent décide d'utiliser ses pouvoirs – non pour sauver la demoiselle en détresse – mais pour aider un ami dans une situation délicate, que le film bascule dans un schéma en apparences classique (le héros poursuivi par la police qui le prend pour un criminel), mais au déroulement particulièrement burlesque. La course-poursuite avec la police, qui doit durer par loin de 30 minutes à l'écran, est un délire total. Les rires éclatent partout dans la salle, sans que l'on sache vraiment si le film est drôle, ou ridicule. Après moultes péripéties, Vincent décide de s’exiler au pays des super-héros, affrontant vagues et marées : les États-Unis. Cet ultime pied-de-nez vient conclure un film assez étrange où un concept brillant est terni par une réalisation fade. Vincent n'a pas d'écailles tient de l'anecdotique, et aurait pu se passer de quelques scènes, pour donner un correct petit court-métrage.

 

En résumé, Vincent n'a pas d'écailles est une expérimentation semi-foirée, où l'ennuie prend quelque peu le pas sur l'originalité ; le concept est tenu mais la forme n'est pas assez travaillée. 

 

2 étoiles et demi-copie-1

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