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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Critique express n°23

Publié par copa738 sur 12 Mars 2015, 13:19pm

Catégories : #Critiques express

Critique express n°23

Le Labyrinthe de Pan (Guillermo del Toro) – 2006

 

Synopsis : Espagne, 1944. Fin de la guerre. Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...

 

Récit fantastique, enfantin dans sa construction (structure à la Disney), adulte dans son fond (rapport avec la Seconde Guerre Mondiale en Espagne, aspect peu connu par le grand public) et adolescent dans sa forme (du gore, du sang et du sursaut), le film de Guillermo del Toro est un peu anecdotique mais se regarde bien. Pas de quoi crier au chef d’œuvre, ni au renouveau du cinéma fantastique et d'horreur, mais Le Labyrinthe de Pan allie parfaitement frissons, féerie et histoire. On en apprend pas mal sur l'ambiance qui régnait en Espagne à l'époque, tout en suivant cette histoire simple mais efficace, peuplée de créatures fantastiques, de missions et de dangers. Loin du grand cru, Pan n'est pas non-plus de la piquette, et s'avère être un divertissement de qualité.  

 

3 étoiles

Critique express n°23

Monuments Men (George Clooney) – 2014

 

Synopsis : En 1944, le Monuments, Fine Arts, and Archives program, surnommé les « Monuments Men », est un groupe créé par le général Eisenhower. Il est chargé de suivre les Alliés afin de récupérer les œuvres d'art dérobées par les Nazis. Notamment le célèbre Retable de Gand.

 

Le gros casting du dernier Clooney ne parvient pas à combler pas mal de lacunes. Ces lacunes se trouvent dans beaucoup d'éléments. Pour commencer, le rythme : le film est un peu long et peu de choses s'y passent, si bien que l'ennuie nous gagne par moments. Ensuite, il y a la forme : la qualité de la réalisation laisse à désirer, les décors sont un peu grossiers et les couleurs fades. Viennent enfin cette atmosphère patriotique insupportable, fléau du film historique américain, magnifiant à l'extrême la bravoure étasunienne, et les mettant au rang de super héros, sauveurs de la terre et de l'univers. Même les russes, alliés aux USA à l'époque, sont peints ici comme des méchants. Tout cela mis à part, Monuments Men offre une belle alternative aux nombreux (très nombreux) films sur la Shoah et l'occupation nazie. Cet aspect assez original de la Seconde Guerre Mondiale est passionnant. Dommage que le film ne le mette pas suffisamment en valeur.  

 

2 étoiles et demi-copie-1

Critique express n°23

Supercondriaque (Dany Boon) – 2014

 

Synopsis : Romain Faubert est un homme seul qui, à bientôt 40 ans, n’a ni femme ni enfant. Le métier qu’il exerce, photographe pour dictionnaire médical en ligne, n’arrange rien à une hypocondrie maladive qui guide son style de vie depuis bien trop longtemps et fait de lui un peureux névropathe. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui dans un premier temps a le tort de le prendre en affection, ce qu’il regrette aujourd’hui amèrement. Le malade imaginaire est difficilement gérable et Dimitri donnerait tout pour s’en débarrasser définitivement. Le docteur Zvenska pense avoir le remède qui le débarrassera en douceur de Romain Flaubert : l’aider à trouver la femme de sa vie.

 

Après le phénomène des Ch'tis, puis le lourd Rien à déclarer, Dany Boon revient avec une comédie gros budget qui a, de nouveau, eu du succès au box-office. Supercondriaque est un film curieusement léger, au scénario tiré par les cheveux, des gags burlesques et des vannes prévisibles. La qualité du film est peu contestable : le divertissement est là, les rires aussi, et l'intrigue tient plutôt la route. Peu original dans son ensemble, le dernier Boon est cependant doté d'une sous-intrigue sur fond de géopolitique fictive bien réussie, restant dans le thème. Ce n'est pas la comédie de la décennie, ni le meilleur film de son auteur, mais Supercondriaque est une bonne réussite, avec des acteurs corrects et une bonne atmosphère. On en ressort l'esprit léger, le sourire aux lèvres.  

 

3 étoiles

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