Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 11:11

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Cette année, je m'étais fixé un but ultime, ce but étant de regarder la Cérémonie des Césars sans zapper ni m'endormir (ce qui relève de l'exploit). Cette 36ème cérémonie, riche en émotion et en humour s'est avérée être moins niaise que les autres années, même si ça reste un événement assez pompeux et à la limite de la beaufitude. Présentée par un Antoine de Caunes très en forme mais qui ne va jamais loin dans sa critique de la société (mis à part deux ou trois blagues sur Jean-Luc Delarue et une poignée d'allusions à la situation de guerre civile en Afrique du Nord, il a fait rire mais ne s'est pas énormément mouillé), présidée par une Jodie Foster charmante mais plutôt discrète, ouverte par un Jean Rochefort un peu spécial, cette cérémonie n'a rien d'exceptionnelle, mais s'est avérée moins chiante que les autres années. Vous vous demandez alors pourquoi l'image qui accompagne cet article n'est autre que L'assassinat de Jules César de Vincenzo Camuccini. La métaphore est flagrante, certes, mais je pense qu'elle est un peu forte. Cette cérémonie n'a pas été l'assassinat du cinéma français, même si on se rend vite compte que la France n'est pas un pays qui sait présenter un divertissement avec de l'originalité.

Pour ce qui est de la cérémonie en elle-même, elle a été marquée par le retour en images des meilleurs films français de l'année (avec beaucoup d'humour) : De Caunes s'est incrusté grâce à des effets spéciaux novateurs (rire sarcastique) dans des extraits de films, ce qui rend certaines situations hilarantes comme la réunion dans Des hommes et des dieux. Mais à part cela, presque aucun reportage extérieur (mis à part la journée vachement intéressante – re-rire sarcastiquede François Damiens avant la cérémonie), qui sera assez pathétique dans son discours drôle mais très lourd. Et on atteint les sommets de la bouffonerie quand un vrai-faux tournage d'un western français est réalisé sur le plateau (grand bide de la soirée), sans parler de la célébration (très pompeuse et très pitoyable) du millième César attribué à quelqu'un (ici, le producteur de The Social Network). La cérémonie a été marquée par l'ovation en l'honneur de Olivia de Havilland (présentée comme la doyenne de la cérémonie, applaudie chaleureusement par Jodie Foster et la salle qui s'est levée) et par l'hommage rendu à Claude Chabrol et Bernard Giraudeau. On retiendra au final que le plus drôle (et surtout le plus intéressant), c'était le S.A.V spécial César d'Omar et Fred rempli de bons jeux de mots comme on les aime. Et pour se rapporter une nouvelle fois au Grand Journal de Canal+, on retiendra que l'apparition de Charlotte Lebon (pourtant excellente d'habitude en présentatrice météo) était assez mauvaise pour donner le César de je-ne-sais-plus-qu'elle-catégorie. On se rendra également compte que, pour des raisons de sécurité, les nominées pour la meilleur révélation féminine étaient très éloignées de Roman Polanski et les nominés pour la meilleur révélation masculine se trouvaient à l'opposé de Frédéric Mitterrand (toute allusion serait très mal placée).

Après, ma plus grande satisfaction fut l'attribution du César d'honneur à Quentin Tarantino (qui est juste le réalisateur de mon film préféré), qui, dans un discours plein de passion promettait de garder les pieds sur terre, avant de gueuler (ça en devient presque un gimmick) « Vive le cinéma ! ». Un hommage très fuck/fucking/motherfucker de Antoine de Caunes, et une belle récapitulation de ses meilleurs films (accompagné d'un bel hommage par Diane Krueger et Christoph Waltz), Tarantino a été gâté par la France qu'il adore tant, et c'était amplement mérité d'avoir une standing-ovation (moins conséquente que celle de Roman Polanski, je vous l'accorde). Pour ce qui est des autres récompenses, j'avais fait mes paris, et il se trouve que sur 21 récompenses, il y en a 13 que j'avais deviné (ce qui montre que même si on trouve qu'ils ont des goûts très étranges, on se rend compte que tout est très prévisible). Forestier qui ne parle que de sa culotte fétiche et de sa pseudo-virginité (qu'on a vraiment du mal à avaler) était presque insupportable. Et je ne vous parle pas de l'émotion dans la salle après que Leïla Bekhti ait reçu le César de la révélation féminine. Obligée de tenir sa longue robe (qui a faillit lui valoir une chute dans les escaliers) qui lui découvrait les seins, incapable d'aligner deux mots à la suite, toute tremblante, la voix perturbée par un hoquet provoqué par la surprise, émue en voyant sa copine Géraldine Nakache en pleures, elle nous aurait presque fait chialer (non, je rigole). Grosse déception en revanche, pour Valérie Bonneton qui avait enflammée la télévision dans la série Fais pas ci, fais pas ça et fait rire la France dans son rôle des Petits mouchoirs, elle repart bredouille, tout comme le film de Guillaume Canet (faut pas trop récompenser les films qui réussissent en salles). Le discours à la fois émouvant et drôle (une belle anecdote en prime) de Michael Lonsdale nous a rappelé son fabuleux rôle dans le film de Xavier Beauvois (qui, après avoir reçu la récompense ultime, ne s'est pas gêné pour allumer l'UMP comme il se doit). Polanski est le grand vainqueur de la soirée (troisième César du meilleur réalisateur et 4 récompenses pour son film).

Au final, on ne reteindra pas grand chose de cette 36ème Cérémonie des Césars. Juste que je ne me suis pas ennuyé, mais que j'ai trouvé que le cinéma français en avait pris un coup, comme si le divertissement proposé n'était pas à la hauteur de ce qu'on peut espérer. Sans vouloir crier au scandale comme beaucoup d'autres, je constate par contre qu'il manque quelque chose à cette cérémonie. L'humour est là, les récompenses sont assez juste (enfin, pas toutes), mais ce qui est proposé n'est pas vraiment très croustillant. On pourra garder avec nous les quelques trucs marrants (Pascal Elbé et Antoine de Caunes qui font un petit sketch assez sympa ou encore Jean-Paul Rouve qui a ramené sa mère sur le plateau). Mais même si je trouve que c'est très pompeux et que ça traîne en longueur, j'ai passé un moment agréable, sans laisser de côté les (trop) nombreuses difficultés des animateurs à nous faire vivre cette cérémonie. Ce n'est pas l'assassinat des Césars, mais pas loin...

Pour en savoir plus, consultez le palmarès de la 36ème Cérémonie des Césars.

Par copa738 - Publié dans : Evènements/Débats
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 14:26
 

Synopsis : En 1952, deux jeunes Argentins, Alberto Granado et Ernesto Guevara, partent à la découverte de l'Amérique latine. Ils débutent leur périple sur une vieille moto baptisée "La Vigoureuse". La confrontation avec la réalité sociale et politique des différents pays visités altère la perception que les deux amis ont du continent. Cette expérience éveillera de nouvelles vocations associées à un désir de justice sociale.

De ses débuts en médecine jusqu'à ce fabuleux voyage, Diarios de motocicleta (son titre original) évoque, à travers un road-movie passionnant le petit passage de la vie du futur Che, avant que ce dernier ne devienne ce qu'il est devenu. Une grande leçon d'humanité et d'altruisme se dégage de ce film, mais pas seulement dans son récit. Carnets de voyage fait réfléchir, fait penser les spectateurs, le but historique étant bien moins important que le but humain. Le spectateur fait presque abstraction du personnage de Ernesto, qu'on a du mal à croire comme futur révolutionnaire, lui qui est plutôt direct et naïf. Emportant avec lui ses souvenirs, une moto et son ami, Fuser (son surnom de l'époque) s'en va vers d'autres horizons, visiter des paysages magiques (merveilleuse photographie signée Éric Gautier) et inconnus dans toute l'Amérique latine, pour nous faire part de leurs instants de gloire, et parfois, leurs malheurs. A travers ce fabuleux périple aux allures de voyage prophétique, nos deux compères sillonnent le continent, pour apprécier les autres, aider les plus démunis, se rendre compte de l'horreur du monde dans lequel ils vivent, dans lequel nous vivons.

Ainsi, après de nombreuses étapes où la misère des gens se fait de plus en plus ressentir, le regard de Ernesto, jeune étudiant qui voyait tout en rose, commence à se modifier, comme si son corps venait de se rendre compte de quelque chose, comme s'il avait atteint un taux de maturité assez important pour prendre conscience des injustices dans le monde. Son copain, Alberto, jeune don juan charmeur à la voix cartoonesque apporte un peu plus d'humour à cette histoire, il est presque le contraire de son ami (l'un est posé, l'autre est tout le temps excité) mais les deux collent bien ensemble, et on a vraiment envie de vivre ce voyage avec eux.

Le plus important dans Carnets de voyage, ce n'est pas le fait de savoir ce qui va se passer par la suite, de se dire : « Putain, il était comme ça le Che quand il était jeune ? », non. Nous sommes là pour vivre une aventure hors du commun, une belle leçon de partage, de générosité. Guevara n'est pas le révolutionnaire que tout le monde connait, il est presque un Robin des Bois des temps modernes, un bienfaiteur qui pense aux autres avant de penser à lui. Préférant donner de l'argent à un pauvre mineur plutôt que d'acheter un cadeau qu'il avait promis à sa fiancé, le Guevara de Walter Salles n'est rien d 'autre qu'une personne qui pourrait vous faire la morale, mais ne le fait qu'avec de nombreux exemples inspirant le respect (la longue séquence dans la zone des lépreux est un grand moment de cinéma, plein d'émotions). Au final, on pourra toujours dire ce qu'on voudra sur les médecins, les révolutionnaires ou même sur le Che lui-même, Carnets de voyages fait l'éloge de la mentalité (qui évolue au fil du film) de ce personnage devenu sacré, et il le fait d'une manière juste et justifiée. Une grande leçon qu'est ce film.

En résumé, oubliez tout ce que vous savez du Che, n'essayez même pas de penser à lui en voyant le personnage joué par Gael García Bernal (l'un de ses meilleurs rôles), car Carnets de voyage n'est pas un film en l'honneur du Che, c'est juste un film en l'honneur de la paix et du partage.

Ma note : 7,5/10



Publié dans : Films (Historique)
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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 18:16

 

Synopsis : En plein milieu du massif des Appalaches, six jeunes femmes se donnent rendez-vous pour une expédition spéléologique. Soudain, un éboulement bloque le chemin du retour. Alors qu'elles tentent de trouver une autre issue, elles réalisent qu'elles ne sont pas seules. Quelque chose est là, sous terre, avec elles... Quelque chose de terriblement dangereux décidé à les traquer une à une...

Tout bon fan de films d'horreur se doit de ne pas être passé à côté de la dernière ''claque'' horrifique qui a marqué au fer rouge le cinéma d'horreur en 2006. Considéré comme le meilleur film d'horreur des années 2000, The Descent a suscité de l'engouement dans le monde du cinéma ; comme si l'horreur venait de renaitre sous nos yeux ébahis et qu'on oubliait tout le reste. Aussi puissant qu'un pet de lapin, le film censé avoir redonné du punch au cinéma gore se contente d'avoir de très bons ingrédients, mais tous très mal mélangés. Comme si Neil Marshall mélangeait du foie gras avec du pâté Fleury Michon...

On ne peut pas se permettre de faire un film sans avoir un minimum de connaissances en matière d'horreur. Quand on a la chance de posséder une histoire simple mais efficace, des effets gores à foison, un paysage (très sombre) permettant le sursaut permanent (chez le spectateur), comment est-ce possible de foirer un film ? The Descent nous apporte les réponses à cette question. Tout d'abord, le film commence très lentement. Mis à part une scène à l'hôpital dénuée d'intérêt et quelques sursauts laissant le calme reprendre place, rien à signaler, si ce n'est le fait que l'heure tourne et qu'on a rien à se mettre sous la dent. Puis, on entre dans la grotte, on attend une bonne vingtaine de minutes, et on commence à flipper deux ou trois fois. A ce moment-là, Marshall trouve son rythme. Il laisse son public présager des moment de sursauts (qui ne viennent qu'une fois sur dix, en réalité), tout en installant une atmosphère malsaine, attendant que nous soyons en rupture. L'arrivée des monstres dans la grotte est terrifiante. Ces espèces de créatures, nées d'un croisement entre Gollum et E.T surprennent pas leur physique peu avantageux, mais également dans la faon dont il se déplacent, chassent et communiquent. On pense alors que le film est parti pour de magnifiques moment remplis de sursauts, de gore, de sang : que des trucs qu'on aime, quoi. Mais dès que Marshall dévoile ses monstres, il ne peut pas s'empêcher de les montrer dans chaque plans, tombant vite dans l'excès (c'est vrai, quoi, au bout d'un moment, ça marche plus le coup des créatures laides et pustuleuses). Et c'est cet abus qui fait sombrer, lentement mais sûrement, The Descent jusqu'à un final calamiteux.

Les monstres, au bout de quelques minutes, commencent à devenir presque ''normaux'' pour nous. Leurs apparitions ne sont plus aussi surprenantes et gores qu'avant, vu qu'on prend vite connaissance de tout ce qui les caractérise. On aurait aussi préféré qu'il n'y en ai pas des centaines, pour ne pas faire la même erreur que dans Aliens, le retour, qui, voulant faire de l'excès à tout bout de champ, se perd dans une sorte de multiplication superflue d'élément horrifiques. Là où The Descent ne fait pas peur, c'est que tout est assez prévisible, et que les (trop fréquents) moments gores sont tellement gros que ça en devient gonflant. L'overdose de sang et de boyaux se fait ressentir très vite, le gore ne marche pas, The Descent s'enlise dans ce qui fait ses qualités. On sent qu'il y a de l'envie, de la recherche, du potentiel. Mais la corde est épuisée après quelques minutes, là où on commençait à s'éclater, à frissonner. Ces moments de peurs bien trop rares ne font que de renforcer l'idée que ce film aurait été mieux en court-métrage. En vain, The Descent n'est qu'une expérience intéressante que sur un moment court, le tout ayant été fait pour broder (du gore, des jolis plans, de la psychologie à deux balles - car il est difficile de s'attacher aux personnages, surtout qu'il est difficile de les reconnaître dans un noir presque total, sachant qu'elle ont presque toutes les même tête et le même look). Et lorsque l'on croit que l'on est (enfin) délivré de tout cet abus de gore (genre, la fille qui crève les yeux du monstre, ou les filles qui s'entretuent), on a le droit à un semblant de twist ending qui s'avère être, en réalité, aussi foireux que le film en lui-même qui regorge de trouvailles, de talent, mais le tout étant mal exploité et mal assemblé (je vous refait pas la comparaison avec le foie gras...). Cette fin qui se veut surprenante, est en fait assez mal jouée dans la mesure où l'on ne comprends pas tout (c'est super d'être obligé de naviguer sur les forums pour avoir des réponses claires) et où elle s'annonce mal, vu qu'elle indique clairement qu'un second épisode (sorti en 2009) va voir le jour (pitié, non !).

En résumé, il y avait sûrement de quoi faire de ce film un excellent exemple de maîtrise de l'horreur et du gore, mais au final, The Descent s'avère être très décevant.

Ma note : 4/10



Publié dans : Films (Horreur)
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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 12:44
 

Synopsis : Meg Altman, la trentaine, a très mal vécu la séparation avec son mari et angoisse à l'idée de devoir élever seule sa fille Sarah. Afin de commencer une nouvelle vie loin de ses craintes, Meg achète une immense et splendide maison située dans un quartier huppé à l'ouest de New York. Son ancien propriétaire y a fait construire au dernier étage une pièce de sûreté dans laquelle on peut se réfugier en cas de menace extérieure et rester enfermé de nombreux jours grâce aux provisions qu'elle contient. Cependant, Meg n'aurait jamais pensé s'en servir dès le premier soir. En effet, trois cambrioleurs, Burnham, Raoul et Junior, ont pénétré dans la maison avec la ferme intention de dérober une somme de quatorze millions de dollars cachée par l'ancien maître des lieux. Tout porte à croire que ce butin est dissimulé dans la pièce de sûreté, là où se sont réfugiées Meg et Sarah.

Tout le monde le sait, David Fincher est un maître de la réalisation. Ce cinéaste ambitieux qui a prouvé à de nombreuses reprises l'étendu de son talent, démontre avec brio dans ce Panic Room qu'on peut faire beaucoup de choses sur une histoire simple et revisitée des centaines de fois. Et quand on offre en parallèle une mise en scène clinquante et presque prétentieuse, on ne peut que savourer son film, car son pari de montrer au public une réalisation inventive et percutante est réussi haut la main. Il faut dire que le brillant cinéaste qu'il est sait comment s'y prendre avec les caméras. Il ne nous épargne pas en mettant en scène des images très kitch et assez improbables : un long travelling qui traverse toute la maison pour voir évoluer l'effraction des voleurs, la caméra traverse le plancher, monte de plusieurs étages, zigzague entre les meubles, traverse l'anse d'une cafetière et finit son parcours dans la serrure d'une porte. Outre ce fabuleux plan-séquence bluffant, on retiendra aussi la capacité de nous éblouir lorsque la caméra fait un gros plan sur l'ampoule d'une lampe de poche, ou la manière angoissante de filmer l'angoisse des deux victimes. Fincher, avant même de nous faire aimer l'histoire qu'il raconte, veut faire de son Panic Room une œuvre marquante, pas seulement dans la violence qu'elle contient, mais dans l'organisation méticuleuse des scènes qui se succèdent avec une justesse affolante.

Ainsi, avec de nombreux zoom-arrières et zoom-avants qui se multiplient, de ralentis à couper le souffle (la scène où Foster sort de la cachette pour récupérer son portable est sûrement l'un des plus beaux moments de suspense qu'il m'est été donné de voir), Fincher organise son film d'une manière peu commune. Il laisse l'action se faire doucement, puis lâche les chevaux dans une scène finale mémorable, nettement plus violente que tout le reste du film, mais très efficace. Mais Panic Room n'est pas un thriller comme les autres. Il puise son originalité dans les personnages des méchants, trois protagonistes complètement différents qui s'en donnent à cœur-joie pour faire vivre ce cambriolage. Junior (Jared Leto, hilarant) est le plus drôle, le plus agité, mais en même temps le plus con et le moins ''professionnel'' de la bande ; Raoul (le terrifiant Dwight Yoakam) dont on ne voit pas la tête (d'ailleurs, j'ai été déçu de voir son visage dans les derniers instants du film, son visage cagoulé laissait du mystère dans son personnage, mystère estompé à la fin) ; Burnham (le magnifique Forest Whitaker) est le plus calme, le plus diplomatique, et c'est surtout le ''méchant le moins méchant de la bande''. Contrairement à ce qu'on aurait pu le penser, c'est de loin le casting masculin qui l'emporte dans Panic Room, alors que les deux personnages principaux sont deux fille (Jodie Foster en mère malheureuse et terrifiée et Kristen Stewart – la future Mlle Twilight – en jeune fille un peu turbulente s'en sortent plutôt bien, mais paraissent bien fades comparé au talent des trois autres lascars). Et c'est justement sur les performances des trois cambrioleurs que Fincher élabore sa thèse de faire ''aimer les méchants autant que les gentils''. On a bien sûr peur pour Meg et Sarah, mais on ne peut jamais penser à un seul instant que Junior ou Burnhman (on a cependant plus de doutes sur Raoul qui semble beaucoup plus fou que les deux autres) ne lèveront la main sur les deux femmes. Et à l'approche du final, voir Burnhman s'en aller avec le fric nous soulage presque (son personnage est plein d'humanité, il est doux et n' pas hésité à aider Sarah quand elle allait mal, alors que c'était elle la victime, et lui le bourreau). Mais le bain de sang final (suspense garanti) nous fait nous rabattre un peu plus sur les deux victimes qui doivent une nouvelle fois s'en sortir face à toute cette violence. L'arrivé de la police est en même temps un soulagement (happy end pour les deux Meg et Sarah), mais aussi un déchirement (la fin du rêve pour Burnham). Là où Fincher avait raté son final dans The Game, il le réussi haut la main pou Panic Room, qui est désormais, selon moi, un chef d'œuvre du septième art.

En résumé, un film qui sait en même temps jouer avec la comédie, l'horreur et le suspense ; on retiendra aussi une réalisation très ''tape-à-l'œil'' accomplie grâce à une simulation 3D remarquable (comme quoi, il est plus sain d'utiliser la technologie pour des choses vraiment utiles).

Ma note : 9/10



Publié dans : Films (Thriller)
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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 15:52

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Synopsis : Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily...

D'entrée, Aronofsky marque son spectateur. Il impose directement son style par une scène de danse rêvée où la grâce n'a aucune limite, où la réalisation surprend, se déploie tel le cygne qui qui nous fait découvrir son plumage. Au réveil, le rêve, dissipé laisse place à la réalité. Réalité campée par Nina, jeune danseuse très laborieuse et talentueuse, vivant comme une petite fée aux côtés de sa mère. S'impose désormais une pénible mise en abîme, maîtrisée du début à la fin par Mr Darren, qui a retrouvé son esprit paralysant de Requiem for a dream, lui qui avait rendu l'insoutenable possible dans son film de 2000 retente de nouveau l'expérience avec Black Swan, sorte de remake féminin de son dernier film, The Wrestler. C'est l'histoire d'un cygne blanc, pur, fragile, incarné par Nina (Natalie Portman, au sommet de sa grâce et de son art). Cette métaphore animalière, venant illustrer à la perfection le ballet inspiré de la sublime composition de Tchaïkovski forme l'allégorie parfaite de ce que pouvait espérer le réalisateur, comme si les deux mondes (réalité qui perd les devants face aux rêves et aux personnages du ballet) se percutaient, se répondaient, en se croisant par moments (hallucinations (?) de Nina qui se voit en double) ou en mutant (les splendides métamorphoses en cygnes ou en démons).

Mais là où on pourrait penser à une pâle revisite du Lac des Cygnes combiné aux Chaussons Rouges, on assiste à une véritable leçon de cinéma, qui joue avec le spectateur en tapant là où ça fait mal, comme si il n'y avait pas de barrières entre la projection du film et ce que nous sommes. Comme si Aronofsky, véritable spectre omniscient, parvenait à s'identifier à nous comme nous le faisons avec le personnage de Nina. Outre les souffrances physiques endurées par Nina (et donc, nous, en partie), ses pulsions sexuelles (fascinante scène du bain) et sa paranoïa qui la bouffe de jours en jour, tout comme le film, qui nous entraine dans les profondeurs abyssales de notre consciencieux esprit critique, pris sous contrôle par le film, qui nous bouffe à son tour, Black Swan est un périple insupportable, une descente aux enfers surprenante et sensorielles qui doit se laisser regarder, et ressentir, pour que le final nous paraisse comme un soulagement, un peu comme l'avais fait Requiem for a dream, il y a dix ans de cela. Seul différence, c'est peut-être la façon dont le plan y est présenté, la façon dont le metteur en scène pousse le bouchon. Là où il l'avait planqué si loin qu'on en voyait pas le bout, il laisse une marge moins conséquente cette fois-ci, peut-être par soucis de trouver un public plus abordable, où d'apporter un dénouement plus rassurant, où une mise en abîme plus supportable que dans Requiem for a dream. Et ce serai peut-être la seule véritable petite imperfection au résultat final de Black Swan.

Du début à la fin, on se laisse guider dans cet espèce de couloir sans fin, cette sorte d'autoroute sanglante et sombre qui vous saisit à la gorge, sans jamais vous lâcher. Les battements de nos cœurs s'accélèrent au fur et à mesure que le film avance. La musique nous prend au tripes, du fait qu'elle ne quitte pas votre esprit, des heures après la vision du film. Avec une Portman élégante et débordante de fragilité (ses larmes paraissent si naturelles), une Winona Rider dans un rôle discret mais efficace, une Mila Kunis au sex-appeal ravageur et un Vincent Cassel charismatique, le casting improbable et harmonieux de Black Swan contribue à cette plongée vers la mort et la souffrance. Un jeu de miroirs et de reflets présent pendant tout le film, une profonde importance accordée aux couleurs (on commence par du rose, on passe par le blanc et le noir pour se terminer par du rouge), Aronofsky sait pertinemment qu'il a toutes les cartes en mains pour faire de son film, une œuvre suffocante, jusqu'aux dernières minutes, qui se focalisent par une last dance haletante et paralysante (semblable au derniers instants insoutenables de Requiem for a dream) qui traduit la maestria que Darren Aronofsky possède et détient au plus profond de lui, pour faire de son Black Swan une œuvre unique.

En étant beaucoup moins kitch que pour ses autres films (pas de split-screen, de plans aériens, juste une caméra à l'épaule qui donne la nausée) , le cinéaste américain frappe un grand coup en ce début d'année 2011 en instaurant une atmosphère pesante, reposant sur les contrastes, les formes et les couleurs. Avec de nombreuses prouesses techniques comme lors de la dernière scène où Nina se transforme en cygne en noir au fur et à mesure qu'elle tourne sur elle-même, il inspire le respect, et peut patiemment attendre les récompenses. Au final, on pourra se rendre compte que le personnage de Nina, aussi chamboulée qu'elle puisse l'être, sa vie détruite, sa mère choquée et son cerveau endommagé (elle perd sa virginité, la petite fille qui vivait chez sa mère dans un château de poupées est devenue une femme, prête à tout pour parvenir à ses fins) tout comme son corps, est satisfaite d'elle, de ce qu'elle a accompli, terminant le film d'un « Tout est parfait » qui laisse un goût très acide dans la bouche (grande ouverte) d'un spectateur qui ne sait trop quoi penser du chef d'œuvre qu'il vient de voir. Cette métamorphose du cygne blanc (jeune fille vierge vivant chez sa môman dans une chambre rose bonbon, peuplée de peluches) en cygne noir (pulsions sexuelles, envies de meurtres, schizophrénie) est d'une lenteur à faire perdre haleine, une leçon de cinéma, à montrer dans toutes les écoles de cinéma. D'une façon où d'une autre, Aronofsky nous livre, à travers une œuvre aux carrures fantastiques et surréalistes la dure réalité du milieu de la danse, l'envie de devenir le meilleur de se surpasser, d'approcher la perfection. Dans un jeu semblable aux meilleurs films d'horreurs (sursauts, hallucinations, sang), il nous livre également un portrait d'une femme qui se représente sous deux formes, l'une belle et l'autre horrible, le tout pris avec avec beaucoup de tact et de passion. Au final, on retiendra qu'un Aronofsky, c'est une épreuve unique : pendant la vision, on hésite, on s'interroge, on peut même s'ennuyer (si, si), mais ce n'est qu'à l'approche du générique que l'on se rend compte du travail accompli, quand les poils de tout votre corps sont hérissés et que vos jambes tremblent. De l'art, un point c'est tout.

En résumé, laissez-vous bercer par Black Swan 1h43 durant, vous ne vous rendrez compte qu'à l'approche du générique que vous assistez à l'un des meilleurs films de ces dernières années.

5 e¦ütoiles

Par copa738 - Publié dans : Films (Thriller)
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 18:50
 

Synopsis : C.C. Baxter est employé à la Sauvegarde, grande compagnie d'assurance. Dans l'espoir d'un avancement il prête souvent son appartement à ses supérieurs qui y emmènent leurs petites amies. Un jour le chef du personnel le convoque et lui apprend qu'il sait tout et lui demande aussi sa clé. Baxter est enfin promu. Mais ce qu'il ignorait c'est que le chef du personnel emmenait dans son appartement la femme dont il était amoureux.

La Garçonnière est un film qui mélange les genres et les sous-genres. On débute en fanfare avec une comédie pétillante, intelligent, jouant sur des quiproquos, répliques et jeux d'acteurs (ce Jack Lemmon est un pur génie du cinéma). Cette première partie est également une satire parfaite de la société américaine : grosses entreprises, infidélité, cupidité, machisme et mauvaises manières. De nombreux clichés sur le célibat, les chefs d'entreprises, les périodes de fêtes et les couples viennent s'ajouter à tout cela pour donner un peu de tonus à une première partie qui s'annonce particulièrement hilarante et pleine de surprises. On en sortira pas déçu, mais ce qui suivra viendra peut-être un peu gâcher (légèrement, hein) tout ce qui avait été accompli au début. On se lance donc dans une semi-tragédie parfumée à l'eau de rose, avec un zeste de chaleur humaine et un vague sentiment de désespoir. La solitude, les dépits amoureux, les tentatives de suicide, tout semble être moins rose au pays de Wilder. Les oiseaux qui chantaient et se fendaient la poire sont recroquevillés sur eux-mêmes, attendant la fin de l'orage en pleurnichant dans les chaumières. En passant brutalement de la comédie à la tragédie, Wilder commet une petite erreur : il n'avait pas remarqué qu'il était un génie pour les gags, les dialogues rigolos et les situations cocasses (cf : Certains l'aiment chaud), et que son niveau de mise en scène pour les situations plus mélancoliques (que je ne remet aucunement en cause) était légèrement en-dessous que pour les passages drôles. Et c'est ce petit écart entre les deux sous-genres qui fait que la seconde partie semble un peu plus lente et amère. Cette sensation de pénétrer dans l'intimité des gens, de leurs malheurs jusqu'à leur désespoir, créer un malaise chez le spectateur qui n'avait pas été préparé à cela. Comment allaient-on se douter que cette comédie revigorante, cette farce qui se laissait savourer avec plaisir allait virer à tous ces évènements tragiques ? Peut-être que c'était l'effet escompté, mais Wilder ne se rend pas vraiment compte que cela peut être brutal pour le public, qui, en voyant toutes ces tristes nouvelles, est déjà nostalgique de la période où Lemmon mangeait ses cuisses de poulet avec un regard affligé devant une télévision qui ne propose que des programmes qui ne l'intéressent pas (le seul qui l'intéresse étant retardé par des ''conneries'' télévisuelles).

L'aspect comique de La Garçonnière repose lourdement sur les épaules de ce fabuleux acteur qui remplit à merveille le contrat qui est de faire rire (la façon dont il donne du volume aux répliques, l'expression de son visage en font un acteur unique, souvent imité, jamais égalé). Cependant, on remarque que par la suite, l'aspect triste de La Garçonnière dépend finalement de son actrice principale, Shirley MacLaine. Et ça s'annonce déjà plus compliqué que pour Lemmon. Voyez-vous, quand un film a la chance d'avoir l'un des meilleurs acteurs du monde dans l'un des meilleurs rôles possibles et dans l'une de ses meilleurs formes (ce qui est le cas pour Jack Lemmon dans ce film), les autres acteurs paraissent vachement fades à côté. Prenez l'exemple de Shining où Jack Nicholson étouffe de son talent la jeune Shelley Duvall qui a tout de même fait une belle interprétation. Mais lorsqu'on a quelqu'un comme Lemmon ou Nicholson avec vous, vous aurez du mal (et disons-le, surtout si vous êtes une femme) à ne pas passer pour la potiche de service. MacLaine paraît donc bien nunuche comparée à Lemmon, et le personnage qu'elle incarne n'est pas des plus travaillés, on a presque envie de la gifler par moments. Heureusement, le final de La Garçonnière sonne comme le retour de l'Age d'Or chez les Romains. Un petit et bref retour aux belles origines, quelques traits comiques et un joli happy-end pour terminer en beauté. On pourra dire ce qu'on veut, je pense que j'aurai du mal à me lasser de Lemmon qui égoutte ses spaghettis avec une raquette de tennis, du fameux dernier rebondissement avec le bouchon de champagne, ou de Shirley MacLaine qui joue aux cartes tout en parlant de ses malheurs et signe alors une superbe réplique de fin : « On lui enverra un cake à Noël » donnant alors un vrai sens à cette pseudo-idylle ? future idylle ? entre ce couple qui fonctionne incroyablement bien, malgré les critiques.

En résumé, une première partie hilarante, une deuxième un peu plus lente, et un final très efficace et bien ficelé, voilà en quelques mots, ce qu'il faut retenir de La Garçonnière, sans oublier la mise en avant (il ne méritait que ça) du talent indéniable de Jack Lemmon.

Ma note : 7/10



Publié dans : Films (Comédie Dramatique)
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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 15:36
 

Synopsis : Le Tueur au puzzle a mystérieusement échappé à ceux qui pensaient le tenir. Pendant que la police se démène pour tenter de remettre la main dessus, le génie criminel a décidé de reprendre son jeu terrifiant avec l'aide de sa protégée, Amanda... Le docteur Lynn Denlon et Jeff ne le savent pas encore, mais ils sont les nouveaux pions de la partie qui va commencer...

Peut-être est-ce débile de ma part de poursuivre dans l'aventure Saw, alors que le 2 s'est avéré décevant et que c'était censé être le plus potable de toutes les suites du chef d'œuvre de James Wan. Peut-être que l'interdiction aux moins de 18 ans (ce qui arrive tous les dix ans pour un film d'horreur) aurait due me freiner dans mon ambition de voir cet épisode 3, aussi controversé soit-il. Je ne sais pas ce qui m'attire dans cette saga. Peut-être le fait que c'est plutôt original, que ça vide la tête, que ça permet de voir du gore, tout en faisant réfléchir. Car tous les Saw, même si certains sont plus mauvais que d'autres, ont une logique, se renvoie la balle (grâce à de nombreux flashback explicatifs, des renvoies qui permettent de comprendre ce qui nous avait échappé dans les épisodes précédents) et font étonnement réfléchir. Tout cela grâce à un méchant, porté par l'interprétation innée de Tobin Bell. Ce bad guy des temps modernes est le plus énigmatique de tous, on a même du mal à le trouver dégueulasse. On l'aime bien notre Jigsaw, même si ces meurtres sont d'une effroyable barbarie et que ses motivations – bien que justifiées à maintes et maintes reprises – ne sont pas forcement logiques.

Ça commence déjà très fort, avec la grosse impression que la balle à changer de camp. Ce ne sont plus les victimes qui ont à choisir entre la vie et la mort. Cette fois-ci, elles ont le choix entre s'infliger les pires tortures et mourir ou se laisser crever sans avoir l'audace de réagir. Mais elles ne savent rien. Les pièges du tueur sont de plus en plus compliqués, pour ne pas dire impossibles. Nait alors de cette nouvelle et improbable philosophie de nombreux pièges de plus en plus maléfiques. Un homme attaché à des chaines sur tout son corps doit se libérer avant qu'une bombe explose, tout en s'arrachant de gros morceaux de peau avec les chaines ; un homme manque de se noyer dans une cuve qui se rempli de déjections et d'organes de cochons pas frais ; une machine fait tourner les membres d'un pauvre innocent jusqu'à ce que les os cassent : tout ça et plus encore, dans ce qu'on peut appeler des ''meurtres'' inventifs et d'un sadisme à toutes épreuves. Le seul hic à cette histoire – et malgré le fait que les amateurs de gore prennent sacrément leur pied – c'est le fait que toutes les victimes de Jigsaw n'aient plus le choix, aucun échappatoire à la boucherie étant possible. Cette façon d'opérer ne correspond pas au profil du tueur au puzzle. Alors qui se cache derrière le nouveau masque du tueur à la tête de cochon ? Une femme, aussi étrange que fascinante. Aimant la souffrance et éprise par Jigsaw après avoir échappée à l'un de ses pièges. Mais cette dernière n'a pas assez le cran de reprendre les rênes. John lui fera comprendre, d'ailleurs dans un final aussi haletant que sanglante : une parfaite maitrise du suspense, des effets gores et cette musique...

Mis à part la nouvelle façon d'opérer chez le tueur, rien ne semble me faire penser que cet épisode 3 (20 minutes plus long que les autres épisodes) n'est pas à la hauteur du premier film (il est loin de lui, par sa réalisation, mais le scénario est toujours aussi convaincant). On peut comprendre le fait de réserver un accueil froid à cet opus, très violent, malsain et nettement plus dégueulasse que les autres (nan mais le coup de la cuve aux porcs, je m'en suis pas remis), parce que le pacte signé dans l'épisode 1 (Choisissez : 1. La vie = automutilation / 2. La mort = souffrances brèves) n'est plus respecté, mais le tout est parfaitement expliqué. Le personnage de Amanda est plus fragile, et possède un fond beaucoup plus méchant que John Kramer, qui lui, est finalement le gentil de l'histoire. Les épreuves de Saw 3 s'enchainent avec en fil rouge, les retours en arrières qui montrent que la servante de Dr Jigsaw est dans le coup de puis le début. Tout cela avec une maitrise totale et des explications toujours aussi passionnantes. Alors remballez vos mauvaises langues et oubliez deux minutes le caractère insoutenable de ce film, et constatez par vous-même qu'il permet aux fans de l'intrigue Saw (j'en fais partie, si, si) de faire un grand bon. Vivement l'épisode 4.

En résumé, un bon petit film d'horreur bien gore, un peu gâché par le fait qu'il est désormais impossible de survivre dans l'univers de Jigsaw, mais je ne comprends pas pourquoi personne ne l'a aimé...

Ma note : 7,5/10



Publié dans : Films (Horreur)
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 19:26

Cette année, Fred organise sur son blog un classement des meilleurs films de 2010. Les blogueurs, mais aussi les internautes de passage pouvaient voter sur les films internationaux et français (avec des catégories similaires à celles des Oscars). Les résultats du premier et unique tour (à la base) furent plus longs à venir. Prévus initialement pour le 15 janvier, les résultats n'apparaissent que quelques jours après. Et c'est sous la pression populaire que Fred décida de faire un second tour, pour que tout se décide, et surtout pour que les blogueurs puissent revoter. Avec 31 votants au premier tour et 20 au deuxième, Les Blogs d'Or 2010 ont été très suivis, et l'annonce des résultats faisaient partis des évènements que j'attendais le plus en ce mois de février. Merci à Fred pour avoir organisé ces fameux Blogs d'Or et d'avoir cédé aux emmerdeurs à ceux qui voulaient un second tour (ce qui ne t'as pas épargné en travail).

Les résultats pour les films français (catégorie meilleur film) :

Mon vote :

Pour avoir tous les résultats de la catégorie "films français", cliquez ici.

Les résultats du classement des meilleurs films d'animation :

Mon vote :

Les résultats pour les films internationaux (catégorie meilleur film) :

Mon vote :

Pour avoir tous les résultats de la catégorie "films internationaux", cliquez ici.

Merci encore à Fred d'avoir organisé ces Blogs d'Or 2010, et à l'année prochaine.



Publié dans : Classements/Tops
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Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 12:33

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Synopsis : Le directeur du journal Daily Sentinel se transforme la nuit en super-héros connu sous le nom de Frelon Vert. Il est secondé par Kato, l'expert en arts martiaux.

S'appuyant sur le pic de forme des films de super-héros qui traverse le monde du septième art en ce moment, sur un casting composé d'acteurs qui montent en puissance (Christoph Waltz, Jay Chou, Seth Rogen), sur des effets spéciaux déroutants et sur le commerce (parfois irritant) fructifiant de la 3D, The Green Hornet a véritablement tout pour réussir. Un démarrage un peu lent, une montée en puissance, puis une fin explosive : le dernier bijou de Michel Gondry ne s'essouffle jamais, comme si le fun et l'humour n'avaient pas de limites et que le film était doté de fabuleuses ressource pour ce qui est de l'action et des effets visuels. En l'espace de deux heures, nous avons eu le droit à une multitude de scènes époustouflantes qui s'enchainent avec une régularité des plus insolentes, ainsi qu'à de nombreux instants, plus reposants, mais qui se laissent savourer grâce à de splendides dialogues, qui font considérablement avancer le schmilblick.

On connait tous les super-héros qui ont bercés notre enfance où qui continuent à nous faire rêver. Spider-Man et ses problèmes d'égo, Batman et ses liasses de billets, Superman et sa tenue vestimentaire, Hulk et ses problèmes de sur-croissance, etc. Malgré de nombreux chef d'œuvre (la trilogie de Sam Raimi inspire le respect, et le Dark Knight de Nolan est l'un des meilleurs films de tous les temps, sans oublier les Iron Man), tous ces films, sans aucune exception, comportent un nombre incalculable de préjugés : la petite-amie, le méchant qui ne se laisse pas faire, les disputes entre amis, les moments d'intimité, l'envie de ne plus être un héros, … Mais The Green Hornet sonne le renouveau au pays de la kryptonite et des bagarres ultra-viriles au sommet des buildings tous de verre et d'acier. Ce film se sert tout bêtement de ses clichés marveliens pour donner une parodie hilarante, sans temps-morts ni arômes artificiels.

Le film avance, on a même pas envie de regarder sa montre, on regarde, on apprécie, on jubile, et on se régale. En quelques mots, cette critique peut se terminer. A savoir, The Green Hornet est un grand pichet où l'on ajoute quelques ingrédients propres aux films de super-héros, mais le tout avec une bonne cuillère à soupe d'auto-dérision, un demi-sachet de satire sociale, une cuillère à café de vulgarité. Remuez-bien le mélange et vous n'aurez pas forcement un chef d'œuvre, mais un film divertissant, si ce n'est cette fucking 3D qui vient encore faire office de grumeau dans le précieux liquide fait avec amour par les mains (en or ?) de Gondry.

Un peu de violence, de répliques qui tuent, de gadgets inventifs et sophistiqués, de quelques jolis plans visuels et un scénario en béton, voilà ce que donne au final cette adaptation de la célèbre série des années 1960. Mais là où brille The Green Hornet, c'est dans la très juste mise en évidence des personnages, la façon dont ils communiquent entre eux et leur comportement. Ainsi, on aura peut-être un peu de peine pour le personnage de Keto (enfance difficile, intelligence trop peu mise en avant), on éprouvera de la colère envers les agissements de Britt (véritable égocentrique, presque énervant parfois), on aura surtout l'impression que Cameron Diaz est là pour le décors, que le rôle joué par James Franco n'a pas été assez exploité (il n'apparait que dans l'espace d'une scène, alors qu'il joue royalement bien), et enfin, que le rôle de Christoph Waltz (excellent en méchant facile à la gâchette et un peu con sur les bords) est semblable à celui qu'il joue dans Inglourious Basterds (le film qu'il l'a fait connaître au monde entier et qui lui a valu plus de 30 récompenses), mais on s'apercevra vite que tous ces gens sont très justes dans leurs rôles, et que ça suffit à faire de ce casting une franche réussite.

L'année 2011 commence donc en fanfare avec cette comédie d'action bourrée d'adrénaline et franchement très drôle. Même si la 3D n'aura été que réussie que pour le générique (le moustique va nous foncer dessus !), on trouvera (comme tous les autres films en relief, depuis la création de la 3D) qu'elle est inutile, dispensable et superflue (ce qui veut dire la même chose, en fait). Comme on m'a dit beaucoup de bien de Kick-Ass et que c'est censé être du même style que le film de Gondry, mais en 10 fois mieux, j'ai trouvé le prochain DVD que je m'achèterai.

En résumé, un film palpitant, drôle, innovant, mais qui ne s'écarte jamais des stéréotypes des films de super-héros, mais le tout dans une ambiance apaisée et avec une bonne grosse dose de vannes parodiques sous la godasse : le frelon vert à fait mouche.

PS : Est-ce moi qui délire totalement et qui trouve des relations entre des films, là où il n'y en a pas ? Est-ce normal que j'ai trouvé dans The Green Hornet, de nombreux clins d'œils à Pulp Fiction (vous savez, ce film dont je ne peux m'empêcher de taire le nom dans chacune des conversations que j'ai, ce film que j'adule comme un dieu) ? Pour m'expliquer, j'ai retrouvé, dans les répliques du film de Gondry deux exemples flagrants qui me laissent penser qu'un hommage au film de Tarantino est bel et bien ancré dans ce film : le premier est la phrase où Christoph Waltz (acteur mis sur le devant de la scène par Tarantino himself) défend sa tenue vestimentaire en disant « Il y a plein de gens qui tuent en costumes ! » (pour ceux qui ne comprennent pas le lien évident avec Pulp Fiction, cliquez ici) ; le second indice serait le fait que le méchant (encore joué par l'acteur autrichien qui a – et vous en le savez peut-être pas – été découvert par Tarantino himself – mais je crois que je l'ai déjà dit) dit une phrase rituelle avant de tuer ses victimes (pour ceux qui ne voient pas le rapport avec le film de QT – bande d'incultes – cliquez ici). Alors, ai-je raison de m'obstiner à voir du Pulp Fiction partout, ou dois-je me rendre directement à l'hôpital psychiatrique ?

4 e¦ütoiles

 

Par copa738 - Publié dans : Films (Super-Héros)
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Samedi 29 janvier 2011 6 29 /01 /Jan /2011 13:49

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Synopsis : Trois skieurs sont bloqués sur un télésiège...

Dans la vie, l'homme à toujours des peurs. Peur que la serrure de la porte des toilettes publiques ne soit bloquée. Peur que l'eau de la douche ne soit pas que de l'eau. Peur qu'une main vous chope la peau des fesses alors que vous êtes aux toilettes... Toutes ces peurs ont un point commun : on a 0,01% de chances que ça nous arrive un jour. Il est déjà loin le temps où Jean-Claude Dusse ne reste bloqué sur un télésiège en chantant ''Étoile des neiges'', mais il se trouve qu'un certain Adam Green a décidé de reprendre le fameux concept qui avait fait rire la France entière en 1979. Seulement, le tout y est pris avec un ton triste, voir même macabre. Car Frozen n'est pas un film à porté de n'importe quel public, Frozen n'est pas ce petit thriller de série B qu'on osait prétendre à son propos, Frozen est un film épouvantable, qui repose sur une idée peu originale, mais risquée. Mais lorsque d'autres films du genre comme Open Water (deux plongeurs se retrouvent abandonnés en pleine mer, après que leur bateau ne les ai oubliés) et Buried (un homme se réveil enfermé dans un cercueil avec comme moyen de survie, un briquet et un Blackberry) se sont avérés être de vrais chef d'œuvres, on aurait du mal à dire non devant l'affiche et la bande-annonce de Frozen, qui mettent à eux deux, l'eau à la bouche.

Malgré le projet assez ambitieux que cela peut être, Frozen n'est pas encore sorti en France, alors qu'il est sorti plus d'un an auparavant aux États-Unis. De plus, le film risque la sortie en Direct to DVD, ce qui ne serai pas terrible pour les fans. Mais comme Copa738 est un peu un ouf de la vie et qu'il sait prendre les devants, me voici donc en train de vous parler de ce fameux film qui m'a, je dois le dire, bien retourné les boyaux. Frozen commence calmement, d'une façon style Moi, mon pote et ma gonzesse aux sports d'hiver, mais la tension monte au bout d'un moment, et fait une sorte de crescendo horrifique jusqu'aux dernières minutes qui demeurent insoutenables.

Tout comme l'avait fait Open Water ou encore Dérive Mortelle, le film de Adam Green parvient à nous faire aimer les spectateurs. La façon si tragique de les voir mourir sur place, cette manière que le cinéaste a de faire que ces personnages nous fassent pitié. Mais si un film d'horreur s'organise de la sorte, il faut aussi du sang (pas obligé, mais quand même...), de la musique qui fout les boules (bon, ici, elle est pas fameuse mais pas non-plus dispensable), une belle montée en suspense (là, c'est vraiment réussi), et parfois (pour détendre un peu l'atmosphère) de l'humour. Et même si Frozen comporte un petit nombre d'imperfections, on ne pourra pas fermer les yeux sur le fait que la réalisation est très bonne, et que les acteurs (à défaut d'être talentueux et 100% convaincants) se débrouillent plutôt bien. On pourra aussi retenir que les dialogues sont assez intéressants, plutôt inutiles (quelles seraient vos conversations si vous étiez coincés toute une nuit sur un télésiège ?), un peu comme la plupart de ceux de Tarantino. On pourra donc comparer le « Peut-être que ton massage des pieds diffère du mien... » à « Quelles sont les 5 meilleurs céréales du monde ? »

Sans vouloir faire de jeux de mots, on pourrai dire que Frozen fait froid dans le dos. Et c'est vrai, Open Water m'avait fait attraper une grosse phobie de l'eau (dissipée depuis, heureusement), Buried m'a fait appréhender chaque passage dans un ascenseur pendant des semaines, alors que Frozen va-t-il pouvoir encore faire, dans ma vie de mec beaucoup trop influencé par le cinéma ? Personnellement, je ne sais pas du tout. Ce que je faut tout de même affirmer, c'est que ce film m'a donné cette sensation de froid, indescriptible, surtout quand on regarde ce film dans une salle chauffée. De plus, j'ai vraiment eu peur à certains moments, du moins, j'ai sentis la tension monter en moi, comme si j'avais peur pour les personnages, comme si j'étais moi-même piégé dans ce foutu télésiège. Les sensations provoquées par ce film tiennent de l'exploit et il serai bien de féliciter cet inconnu du nom de Adam Green d'avoir fait de ce film, une belle performance horrifique. Et la question que tout le monde pourrait se poser serait : « Oserons-nous remonter sur un télésiège ? ».

En résumé, Frozen, c'est comme le gag avec Jean-Claude Dusse sur le télésiège, mais avec du sang, des loups, une sensation de froid et une parfaite maitrise du suspense.

PS : une petite anecdote au passage ; il a été raconté que le réalisateur de Frozen, Adam Green était un fervent admirateur de Steven Spielberg, au point que sa boîte de production porte le nom de A Bigger Boat ; il se trouve également que certaines répliques de Frozen parlent indirectement (l'évocation de la mort pas une morsure de requin) voir directement (le terme de Jaws est cité clairement lors d'un dialogue) des Dents de la Mer, le premier grand succès de Spielberg.

3 e¦ütoiles et demi

Par copa738 - Publié dans : Films (Thriller)
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  • : "Tonight's the night. And it's going to happen again and again. Has to happen. Nice night. Miami is a great town. I love the cuban food, pork sandwiches, my favorite. But I'm hungry for something different now" Dexter

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