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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Back in time

Publié par copa738 sur 9 Juillet 2012, 09:49am

Catégories : #Hors-série

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Bilan semestriel

A l'heure de la mi-année, il est temps de faire un petit bilan de ce qui s'est passé lors de 6 mois de cinéma. Elle commençait bien, cette année, avec le presque parfait Millenium, sorte d'œuvre malade d'un Fincher qui prouvait une nouvelle fois toute l'étendu de son talent. Puis arriva Chronicle, teen-movie surprenant, sorte de film de super-héros décalé et très réussi. Inutile de mentionner le magnifique Cheval de Guerre, qui place Spielberg une nouvelle fois au sommet, là où Tintin nous avait laissé sur notre faim.

Ensuite, parlons de ce phénomène dont même les sourds-aveugles-muets n'ont pu échapper : Projet X, sorte de grosse œuvre festive qui peut s'aborder comme étant n'importe quoi, sauf un film. Le très controversé Infidèles arriva un peu comme une tache de gras sur la chemise ; loin d'être mauvais, il ne fera pas l'unanimité, vite considéré, à tort, comme un film limite porno. Perfect Sense ne décrit pas l'apocalypse, c'est l'apocalypse. Une maitrise folle de tous les éléments, une histoire d'amour qui ferait pleurer un tronc d'arbre, et un dénouement absolument terrifiant, voilà ce qu'est l'œuvre de MacKenzie. Plan de table, film français plutôt sympathique, montra le bout de son nez et sera une bonne petite surprise, avec un concept génial, qui aurait mérité un peu plus de maitrise.

Patrick Bruel et sa bande d'acteurs talentueux feront, ensuite, rire la France entière avec Le Prénom. Puis l'industrie des films d'horreurs de voit bouleversée avec La Cabane dans les bois, film original mais pas dénué de défauts. Nous demandons maintenant un accueil triomphant, des applaudissements bruyants, pour le monument Twixt, meilleur film de ce début d'année (selon notre rédacteur en chef), œuvre-testament d'un Coppola qui semble tutoyer les anges (et ce n'est pas de la poésie hypocrite, c'est juste un constat sérieux). Après le beau temps, la tempête : Dark Shadows porte si bien son nom. Un Tim Burton peu inspiré, des acteurs qui n'y croient pas, un scénario mou, une réalisation sans surprises : c'est la déception de ces 6 premiers mois.

Maman est passé inaperçu, car il le méritait (une bonne idée de départ, mais un film bien trop faible pour nous envouter). Audiard finira par prendre la grosse tête, du moins, quand on enchaîne les succès publics et critiques comme il le fait, ça pourrait se comprendre. Il se contente de la simplicité des êtres humains pour un De rouille et d'os touchant, véritable claque. Cosmopolis aura fait parler, débattre, combattre, mais pour ce qui est du film, on peut dire qu'on tient notre OCNI de l'année, avec notamment une fin qui ne finira de nous hanter. Ridley Scott s'attaque à la saga qui l'a fait connaître, une saga dangereuse car il y a beaucoup de trous à boucher au niveau de l'intrigue.

Prometheus colmate avec plus ou moins de réussite : visuellement c'est une réussite, mais le scénario souffre d'un petit manque de créativité. Les papas de Mammuth et du Groland tracent une nouvelle fois leur route avec un Grand soir cruel comme on aime. 21 Jump Street arrive en été, c'est donc une comédie vide-tête, mais pas du tout naïve (belle parodie des films d'action hollywoodiens) et très drôle.

La Dérive des Continents : on aurait presque pu ne garder que les deux premiers mots pour ce sous-titre du quatrième Âge de Glace. On rigole, mais putain que la saga a perdu de sa superbe, c'en est affolant : les dialogues, point fort de la trilogie initiale, sont ici nuls, les gags ont perdu de leur pouvoir comique, les thèmes sont abordés naïvement et les personnages ne sont pas développés. Voilà les 18 films vus par l'auteur en l'espace de 6 mois (c'est peu, je sais), auxquels vont s'ajouter un autre, The Raid dont je vous propose la critique maintenant tout de suite.

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The Raid (Gareth Evans)

Synopsis : Au cœur des quartiers pauvres de Jakarta, se trouve une citadelle imprenable dans laquelle se cache le plus dangereux trafiquant du pays. Une équipe de policiers d’élite est envoyée donner l’assaut lors d’un raid secret mené aux premières lueurs du jour.

Au beau milieu d'une année un peu folle et contrastée, arrive un film de baston. Vous savez, ce genre de films qui sortent à 99% des cas en direct to DVD, considéré comme un genre à navets. Seulement, là, The Raid sort au cinéma, et la bande annonce intrigue autant que les critiques positives. Mais qu'est-ce que ce film a-t-il de plus que les autres du genre ? La réponse nous vient une fois dans la salle obscure : The Raid est violent, cru, sans temps-morts ni dialogues intéressants, mais il a un truc en plus. Ce truc ? Il ne se repère pas tout de suite. Mais au final, la réponse est évidente : il y a une vraie histoire, de vrais rebondissements, une bonne musique, des scènes prenantes, un bon dénouement et une réalisation innovante qui se plante parfois (quelques plans laids) mais donne un vrai ''plus'' au film (beaucoup de ralentis, jeux de contrastes). Pour un film où ça se cogne dans tous les sens, il n'y a aucun coup en trop : les bagarres sont chorégraphiées avec brio, avec une précision complètement dingue, à en faire pâlir Kamel Ouali ; et les combats, très aériens, acrobatiques, gardent tout de même leurs côtés humains, ce qui rend The Raid ''crédible''. Seuls hics : les images sont bien trop sombres et pas toujours nettes, et parfois, ça manque finalement de réalisme (on pense à la scène où le ''chien enragé'' libère son prisonnier uniquement pour pouvoir se battre seul contre deux) en gardant cependant sa spontanéité (on ne le répètera jamais assez : mais les combats sont si millimétrés qu'ils en deviennent magnifiques).

En résumé, on aura eu tellement de sang et d'action qu'on en ressortira avec les yeux tous rouges, la tête qui cogne (la scène du laboratoire nous aura piqué les yeux comme aucune autre ne l'a fait) et la sensation d'assister à la vraie bonne surprise de l'année.

    3 étoiles et demi

Sinon...

Suite à l'appel d'une amie blogueuse, je relaie l'info un peu bizarre de la bagarre judiciaire entre Selenie et Rose Bosch (la réalisatrice de La Rafle). Plus de précisions en cliquant ici

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