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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


La Vie est Belle (Roberto Benigni)

Publié le 3 Novembre 2010, 08:12am

Catégories : #Films (Comédie Dramatique)

 

Synopsis : En 1938, Guido, jeune homme plein de gaieté, rêve d'ouvrir une librairie, malgré les tracasseries de l'administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et l'enlève le jour de ses fiançailles avec un bureaucrate du régime. Cinq ans plus tard, Guido et Dora ont un fils: Giosue. Mais les lois raciales sont entrées en vigueur et Guido est juif. Il est alors déporté avec son fils. Par amour pour eux, Dora monte de son plein gré dans le train qui les emmène aux camps de la mort où Guido va tout faire pour éviter l'horreur à son fils...

Je vous le dis tout de suite, aujourd'hui je suis plutôt pressé. Je reprends les cours demain mais j'aimerai tout de même parler d'un film que j'ai vu il n'y a pas longtemps. Alors bien sûr, vous n'aurez pas le droit à un billet multi-paragraphique aux phrases de 1750 signes interminables dont les 9/10 des visiteurs s'arrêtent au vingt-huitième paragraphe. Juste à quelques phrases, analyses critiques d'un film qui a su me faire rire au début, me faire poser des questions au milieu et est finalement parvenu à me décrocher une ou deux larmes à la fin.

Tout film a un commencement, celui-là est très spécial pour ne pas dire dérangeant. Je m'explique. Juste avant de voir ce film (lors d'une diffusion sur Arte, who else ?), j'avais pris connaissance du synopsis et ma décision de voir ce film avait été prise grâce notamment à une histoire qui S'annonçait passionnante, originale et touchante. Mais la première demi-heure n'est finalement qu'un succession de gags burlesques, de comiques de situations, de magie humoristique et au final, l'ellipse qui avançait d'un e dizaine d'année en avant n'était que trop prévisible. Pourquoi ce début m'a choqué ? C'est vrai que l'humour de Benigni fait rage, que ce genre de slapstick est digne d'une Buster Keaton ou même d'un Charlie Chaplin, mais en s'attendant trop à tomber directement sur les camps de concentrations, j'ai pu constater de la lenteur des évènements de ses premières trente minutes, tellement pressé de voir ce que ce bon vieux Roberto allait nous faire voir de si intéressant et de si drôle dans un univers aussi tragique.

Une fois dans les camps, il est déjà plus facile de se faire un véritable avis sur le film. Même si la première partie du film était drôle, pour moi le film commençait au moment précis où la famille est enlevée. Se passe alors toutes sortes de ficelles, de tactiques, de ruses pour qu'un père n'avoue finalement pas la vérité à son enfant qui, trop rêveur et naïf pour comprendre ce qui l'entoure. Benigni va jouer sur ce schéma pour rendre l'histoire d'autant plus touchante. Cette histoire raconte finalement comment un homme aux apparences voleur, voyou, flemmard et tous les épithètes péjoratifs qui existent dans ce bas monde peut, avec l'amour qu'il porte à son gamin réussir à détourner son regard d'une implacable vérité et décider de se sacrifier pour que sa femme et son fils aient la vie sauve. Chaque élément se rassemblent, aucune parole des personnages n'est laissée au hasard. Et c'est sous un final doté d'une musique à faire fendre le cœur que Benigni achève son meilleur film, d'une façon peu originale mais tellement triste. Sortez vos mouchoirs.

Des reproches à cette deuxième partie ? Quelques uns. Pas énormément, mais quelques détails un peu plus embarrassants pour ce qui est de ''l'exigence cinéphile''. Il y a tout d'abord cette réalisation, si plate, si peu recherchée. Mais en n'en voudra pas à Benigni d'avoir fait le choix d'un bon casting doublé d'un scénario émouvant plutôt que d'une réalisation bâclée. Il y a surtout ces décors en studios, très (trop ?) visibles par les spectateurs qui dénature l'authenticité des lieux du film. L'image à plutôt mal vieillit et pourtant ce film n'est pas si vieux que ça : 1998.

Que fait-il retenir dans ce film ? Que c'est tiré d'une histoire vraie et qu'il ne faut en aucun cas prendre cette histoire pour des broutilles ou de la rigolade. Que la scène de la fausse traduction allemande est certainement l'un des moments les plus tordants de l'histoire du cinéma. Que Benigni ne se prive pas (et il a bien raison) de se moquer ouvertement des allemands et en particularité leur langue (il les décrit à son fils comme des « gens qui font que de brailler »). Que jamais un film aussi original n'avait suscité autant d'engouement sur la planète cinéma. Et que Roberto Benigni trouve ici son meilleur rôle.

En résumé, humour, longueurs, tendresse, passion, magie, décadence, émotion, larmes, générique.

Ma note : 7,5/10



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Palilia 07/11/2010 20:26

coucou CopaLA VIE EST BELLE ! tu sais, au départ, je ne voulais pas voir ce film car BENIGNI m'avait fort énervée avec ses grimaces à Cannes. Puis, je l'ai regardé car tout le monde en disait le plus grand bien... et je l'ai regardé de bout en bout... et j'ai pleuré à la fin. Oui, c'est un beau film, assurément !

copa738 03/11/2010 18:09

J'y compte bien. Je pense que tu appréciera le film dans sa forme globale (une histoire trèèès originale, avec beaucoup d'humour et un Benigni en grande forme), mais pour ce qui est de la forme dont les cinéphiles sont friands (réalisation, rythme, parties du film), tu seras un peu moins gaté !

MillionDollrasBaby 03/11/2010 13:28

Ah j'étais super déçu de l'avoir loupé ! je pense, et tu as l'air de le dire, que c'est un film à voir, je t'en dirais ce que j'en ai pensé quand je pourrai le voir !

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