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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Blade Runner (Ridley Scott)

Publié le 14 Mai 2010, 11:32am

Catégories : #Films (Science-Fiction)

 

Synopsis : Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d'hommes et de femmes partent à la conquête de l'espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d'esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l'être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d'un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés "hors la loi". Quatre d'entre eux parviennent cependant à s'échapper et à s'introduire dans Los Angeles. Un agent d'une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d'exécution, mais de retrait...

Par un soir d'ennuie, j'ai ressorti une vieille VHS enregistrée dans les années 1990, pleine de poussière, cassette de mauvaise qualité, j'ai quand même regardé. Parmi plusieurs choix de films via VHS : Christine (Carpenter), Robocop (Verhoeven), Il faut sauver le soldat Ryan (Spielberg), La reine Margot (Chéreau), je me suis décidé à regarder Blade Runner film mythique qui m'intriguait plus que les autres par son esprit sombre et son intrigue qui s'avérait être palpitante.

Entrez dans l'inimaginable, errez parmi les androïdes déglingués et la publicité via dirigeable volant. Pénétrez dans ce monde futuriste perçu de façon pessimiste, vivez l'une des plus grandes et des plus étranges aventure de tous les temps. Vous êtes en train de regarder Blade Runner.

Point de vue intriguant et intéressante de l'évolution de la population américaine. Ce film d'anticipation explore le futur de façon hélas juste en la caractérisant de manière pessimiste. On retrouve la ville de Los Angeles, où le soleil ne brille jamais, elle est recouverte d'une énorme couche de pollution et il pleut toujours une pluie acide et mélancolique. Sombre et déroutante, l'intrigue se base sur des robots ressemblants à des humains mais doté d'une intelligence artificielle. Dans cette ville publicitaire et crasseuse, complètement envahie par les asiatiques, Deckard cherche la clé de cette énigme, coups de feux retentissent, hémoglobine tout cela fusionné avec une musique comparable à celle d'une boite de nuit pour dépressifs. Ambiance fumante, décors et trouvailles jouissifs, Blade Runner est une réussite en tous points de vue.

Ce mouvement gothique et punk, faisant l'éloge de l'extermination, euh je veux dire le «retrait» éveil certains instincts plutôt désagréables pour les spectateurs. Mené tambour battant, le scénario semble parfois partir en sucette, on pense à certaines scènes inutiles et lentes, mais le but de divertir et d'impressionner est respecté du début à la fin. Mêlant discours philosophique moralisateur et intrigue policière menée comme un polar des années 1950, ce chef d'œuvre d'anticipation cherche à faire dérouter le spectateur qui sait qui sont les méchants, la question est : que va-t-il se passer ? Le suspense est à son comble jusqu'à la dernière seconde et la mayonnaise prend vite, les longueurs se font rares mais elles sont réelles, c'est peut-être mon unique reproche à faire à ce film (ça lui vaudra quand même une étoile en moins, pour ma part). Harrison Ford est parfait, il forme une parfaite alchimie avec Sean Young, pourtant, tout peut laisser croire que les deux acteurs ne s'entendaient guère pendant le tournage, pas facile vu qu'ils sont censés être en couple. Ford décrira ce film comme le plus éprouvant de sa longue carrière. Vu dans sa version cinéma, je n'ai pas trouvé la fin nunuche et trop heureuse comme a pu le dire l'ensemble des spectateurs, déçus de ne pas avoir vu une fin aussi sombre que le reste de l'œuvre de Ridley Scott. Le film est plutôt connu dans sa version director's cut de 1992, la narration de Ford avait été coupée et la fin était plus pessimiste, comme l'aurai voulu Scott, le happy-end initial de la première version était imposée par les studios de production. Je n'ai pas forcément trouvé cette fin (de la version cinéma) si heureuse que ça. Après la scène de combat final époustouflante où Rutger Hauer sauve Ford d'une mort certaine avant d'être auto-détruit, Rick se barre de la cité des âmes sombres et mortes avec sa copine, est-elle une répliquante différente, ou tout simplement un humain, pas de réponses. En tous cas, ils partent là où le soleil brille vers les montagnes colorées où les arc-en-ciel n'ont pas 6 couleurs mais 265, là où des milliers d'arbres poussent dans la nature et où les putois font caca papillon. Bell;e métaphore de fin de film, très énigmatique. Dernier monologue narratif de Rick, il s'en va, ne reviendra peut-être jamais, oublier toute la merde de cette vile pleine de crasse. Générique.

En résumé, Blade Runner est un excellent mélange d'effets spéciaux novateurs, de trouvailles jubilatoires et d'une intrigue bien foutue, c'est aussi une ambiance très malsaine et sombre, c'est un très bon film qui souffre de quelques lenteurs.

Ma note : 8/10



Commenter cet article

copa738 19/05/2010 18:43

réponse à adribro3008Tu peux le contacter sur son blog ! J'espère aussi voir son mémoire sur Blade Runner !

adribro3008 19/05/2010 18:13

Salut Magusneri,
Blade Runner est aussi pour moi un film qui m'a inculqué l'amour du cinéma et qui compte encore énormement à mes yeux. Je serais donc vraiment très heureux d'avoir la possibilté de lire ne fut-ce qu'une partie de ton mémoire (seulement si tu es d'accord)
Merci d'avance :)

emule 17/05/2010 00:49

enorme le film

copa738 15/05/2010 09:32

Bien sur que ça m'intéresse, j'attends de voir !

Magusneri 14/05/2010 23:26

Blade Runner est mon film culte, fétiche. C'est par lui que j'ai vraiment commencé à aimer le cinéma. En ce moment, je suis en train de rédiger un mémoire sur ce chef-d'œuvre de SF de Ridley Scott, dans le cadre de mon Master 2 de cinéma à l'École Normale Supérieure de Lyon. Un travail de recherche d'une bonne centaine de pages, que je pourrai te faire lire quand je l'aurai terminé, si cela t'intéresse.
Bonne continuation !
Magusneri

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