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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Casino Royale (Martin Campbell)

Publié le 12 Septembre 2010, 08:59am

Catégories : #Films (Action)

 

Synopsis : Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d'une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l'accompagne afin de veiller à ce que l'agent 007 prenne soin de l'argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu. Alors que Bond et Vesper s'efforcent d'échapper aux tentatives d'assassinat du Chiffre et de ses hommes, d'autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables...

Il faut que je l'avoue : je n'ai jamais vu un seul film de la (longue, très longue) saga James Bond. Du moins pas en entier (j'ai déjà vu certaines aventures de 007 en petits bouts lors de ces énièmes rediffusions sur France 2, mais jamais dans leur intégralité). Honte sur moi, je sais, mais ce genre de films ne m'a jamais impressionné. Il faut dire aussi que c'est toujours la même chose : cascades incessantes, coups de chance monstrueux, belle gonzesses qui se trémoussent devant un agent secret beau et musclé. Cela donnerai presque la gerbe tellement le sens en est aberrant. Un jour, j'ai retrouvé ce beau DVD encore emballé dans son film en plastique. Reçut quelques mois auparavant en cadeau pour l'achat d'un petit meuble peut encombrant. Alors au diable la varicelle, osons-le, faisons-le, regardons juste une fois pour voir ce que c'est qu'un vrai James Bond. Le lecteur de DVD bien chauffé, les mirettes grande ouvertes et les yeux brillants, j'ai commencé à regarder Casino Royale (avant-dernier James Bond en date).

Cocktail sur-dosé d'adrénaline et de poursuites vertigineuses, le 21ème volet de la saga d'espionnage la plus populaire de l'histoire du septième art s'avère être une œuvre sans aucune faille. Oui, il y a des résolutions miraculeuses. Oui, il y a de jolies filles que l'ami Bond côtoie sans jamais se priver d'une grande luxure. Oui, il y a des gadgets innovants et même parfois ridicules tellement ils peuvent paraitre invraisemblables, mais ce James Bond là, c'est de la bombe. Une grosse bouffée d'air frais à ce mythe qui avait été enterré quelques années auparavant.

Casino Royale est novateur, époustouflant, créatif, palpitant. La faute aux effets spéciaux (toujours aussi explosifs), à la réalisation de Campbell (déjà metteur en scène dans d'autres films de la saga) qui varie entre mouvements fluides (dans les scènes de poursuites et de bastons) et plan-séquences reposants (dialogues explicatifs, longues parties de poker). La faute aussi aux acteurs : Daniel Craig est excellent. Il brille dans ces discours sobres et passifs, par son charisme et évidemment pour sa ''belle gueule''. Mais n'oublions pas Eva Green, somptueuse, charmante, élégante, troublante, décadente, époustouflante. Elle tient son rôle sans vraiment jamais toucher les étoiles mais remplit son contrat. Il y a aussi Mads Mikkelsen alias ''Le Chiffre'', un méchant, très méchant, vraiment très très méchant. Sa cicatrice sur son œil gauche fait étrangement penser au méchant, très méchant, vraiment très très méchant Scar dans Le Roi Lion (mais références cinématographiques sont certes limités mais plutôt bien réfléchie, on fait ce que l'on peut avec les moyens du bord) et son sadisme est tel que même Jigsaw, Michael Myers et Freddy Krueger feraient office de fillettes devant un tel monstre doté d'une intelligence beaucoup moins superflue qu'on puisse l'imaginer.

Au final, que pourrons-nous dire de ce film si prometteur, si surprenant. La réalisation est parfaite (cf : au tout début du film, on assiste à un petit flashback qui montre le dernier - ou premier – meurtre de Bond ; cet homicide est filmé avec des couleurs pâles et très contrastées, la violence de cette scène en devient esthétique tellement le choix des graphismes est ingénieux) et le suspense est parfois insoutenable (cf : une magnifique et très longue scène d'une magnifique et très longue partie de poker entrecoupée de péripéties sulfureuses et palpitantes qui jonglent entre bagarres sanglantes, tentatives d'empoisonnement, trahisons et suspicions) tant les scènes d'action sont réalistes et prenantes. On ne pourra pas laisser de côté ce final dans les rues aquatiques de Venise qui conclut d'une façon émouvante un film aux multiples facettes qui fera plaisir à toute sorte de public. On assiste à la dernière image où le furieux James Bond se venge d'un de ses bourreaux (qui lui a quand même sauvé la vie en le sortant des griffes du chiffre qui le torturait d'une manière perverse et, je le pense suffocante et douloureuse pour notre copain 007) en répliquant, le fusil mitrailleur sur l'épaule, le traditionnel et indispensable « My name is Bond, James Bond ».

En résumé, Casino Royale est un film complet ; humour, action, suspense, émotion et effets spéciaux déroutants se mélangent à la perfection.

Ma note : 9/10



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Musashi91 15/07/2011 20:41

Un excellent James Bond qui se regarde comme on boirait un flute de champagne! Classe, élégant, et puissant!

Gabriel 14/10/2010 20:34

Content de le voir bien noté ! Il est édifiant selon moi. Sombre, violent, romanesque. Une révolution dans la saga et dans le film d'action -avant que ce genre là n'évolue encore dans le thriller nolanien, encore plus noir, et plus froid assi.

MillionDollrasBaby 12/09/2010 12:25

J'ai bien aimé ce film malgré le radical changement par rapport aux précédents films. Daniel Craig porte bien 007 je trouve. Le scénario est sympa est met à mal 'intouchable agent secret !

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