Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Critique express n°13

Publié par copa738 sur 27 Janvier 2013, 17:03pm

Catégories : #Critiques express

hol.jpg

The Holiday (Nancy Meyers) – 2006

Synopsis : Une Américaine (Amanda) et une Anglaise (Iris), toutes deux déçues des hommes, décident, sans se connaître, d'échanger leurs appartements. Iris, va débarquer dans une demeure de rêve tandis que la distinguée Amanda découvre une petite maison de campagne sans prétentions. Les deux femmes pensent passer de paisibles vacances loin de la gent masculine, mais c'était sans compter l'arrivée du frère d'Iris dans la vie d'Amanda, et la rencontre de Miles pour Iris.

Sans prétention, avec un casting de haute volée et un scénario simple : The Holiday n'est pas la comédie du siècle, mais elle nous a permis de passer un agréable moment. Tout n'est pas irréprochable, mais il y a cette envie de décrocher un sourire, il y a ce jeu très propre et sincère des acteurs, plusieurs hommages à Hollywood, des situations cocasses, et une belle analyse de personnages. Conte de Noël moderne, c'est aussi une sorte d'incitation à vivre sa vie de manière heureuse. Comme tout les feel-good movies, la corde de l'émotion et du bonheur est un peu trop usée, et, de ce fait, The Holiday est très loin d'être parfait. Mais c'est plein de bons sentiments, de dialogues savoureux et d'une morale assez positive. Bon pour le moral.

3 étoiles et demi

 

det.jpg

Detachment (Tony Kaye) – 2012

Synopsis : Henry Barthes est un professeur remplaçant. Il est assigné pendant trois semaines dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Lui qui s’efforce de toujours prendre ses distances va voir sa vie bouleversée par son passage dans cet établissement...

Très mal accueilli lors de sa sortie, le dernier film du réalisateur de American History X est pourtant un film magnifique, faisant naitre un tas d'émotions diverses. Rarement 1h30 n'est passée aussi vite : à l'instar d'un Entre les murs, Detachment est une étude beaucoup plus centrée sur les personnages, qui s'assume peu réaliste (réalisation un peu bordélique, avec beaucoup d'effets, de tests). C'est peut-être un peu too much parfois, un peu poussé à l'extrême, un peu trop porté vers les clichés, mais il est tellement facile d'entrer dans cette histoire qu'en ressortir en est impossible. C'est vrai que la musique triste domine presque tout le film, et que c'est, par conséquent, très ''tire-larmes'', mais Detachment a le mérite de faire réfléchir sur le monde qui nous entoure, sans pour autant dénoncer les thèmes abordés (milieu scolaire, prostitution, soins médicaux) ; juste une tranche de vie bien garnie, avec des surprises, et une folle envie de se resservir une part une fois le générique de fin arrivé.

4 étoiles et demi-copie-1

 

emp.jpg

L'Empire des sens (Nagisa Oshima) – 1976

Synopsis : Tokyo, 1936. Kichizo, le propriétaire d'une auberge, désire fortement la servante Sada Abe. Au fil de leur relation, Kichizo a des pulsions sexuelles de plus en plus violentes. A tel point qu'il en vient presque à violer les femmes qu'il fréquente. Un jour, le drame survient : il tue une vieille geisha, alors que Sada multiplie de son côté les expériences sexuelles...

« Franchement, l'érotisme, t'as beau ne pas aimer ce genre, s'il y en a un que tu dois regarder, c'est bien L'Empire des sens ». On entend ça dans son entourage, dans la blogosphère, les livres, les émissions TV. Comme beaucoup de films, L'Empire des sens a eu un grand succès critique grâce au contexte, choquant beaucoup de personnes, avec des scènes sexuelles explicites comme jamais vues au cinéma auparavant. Qu'on se le dise clairement, les décors en carton-pâte, je(*) n'aime pas, voir de la bite et de la vulve, ça ne m'intéresse pas, entendre des asiat's copuler et ''cusser'' comme des porcs entre deux prières et culs-secs de saké, ce n'est ni drôle, ni émouvant, ni effrayant, ce n'est rien. On m'en avait dit beaucoup de bien, je suis désolé de vous dire que L'Empire des sens ne vaut pas forcement mieux que le porno de minuit sur NT1. Alors on me dira certainement que, malgré une abondance de scènes sexuelles répétitives (qui ne font même pas décrocher une mini-érection), c'est une idylle complexe, une analyse pointilleuse de personnages. Ok. Mais avec des acteurs très moyens et des scènes affligeantes (Sada qui couche avec son ''professeur'', qui demande a son amant de se taper la vieille chanteuse, qui s'insère un samossa dans la teuch' et le fait manger à Kichizo), la tâche est rendue difficile. Le dénouement était prévu d'avance, et, coupage de phallus ou non, on a toujours et encore cette absence d'émotions.

(*) critique rédigée à la première personne, parce que y en a marre !

1 étoile

Commenter cet article

Zogarok 26/02/2013 21:21

Je salue ton courage pour "L'empire des sens" : il est temps de le désacraliser. Il m'avait déçu, sur tous les points.

ASBAF 04/02/2013 02:43

Y'est là le p'tit vicelard qui s'est tapé L'empire des sens. Va sur xhamster, les pornos japonais des 70's c'est bon pour les gays.
Et félicitations pour Detachment, tu as le mojo du bon goût ciné.

ffred 27/01/2013 23:33

Ah bon y a un porno sur NT1 ?

Nous sommes sociaux !