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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Critiques express n°2

Publié par copa738 sur 17 Avril 2011, 09:03am

Catégories : #Critiques express

Shakespeare in love (John Madden)

Synopsis : En l'été 1593, le jeune poète et dramaturge au talent prometteur William Shakespeare, criblé de dette et harcelé par son commanditaire Henslowe, promet de lui livrer bientôt une nouvelle pièce, Romeo et Ethel, la fille du pirate, dont il ne possède en fait que le titre. Lady Viola, qui vénère les sonnets de Shakespeare, rêve de devenir actrice, ce qui est rigoureusement interdit aux femmes. Qu'a cela ne tienne, elle se déguise en garçon et décroche le rôle de Roméo. William découvre vite l'identité de son jeune premier et en tombe follement amoureux.

Couvert de prix et salué par la critique, le film de John Madden présentait l'œuvre de Shakespeare d'une manière assez originale : la vie du célèbre dramaturge, avant qu'il ne devienne célèbre, ou comment certaines périodes et évènements de sa vie ont inspiré ces idées. Mais avec un scénario beaucoup trop répétitif, des personnages bien joués mais peu attachants et de très grosses longueurs, le contrat n'est pas rempli. On aurait pu remarquer l'originalité du film (presque toutes les scènes du film relatent une scène d'une pièce de Shakespeare), mais le manque de rythme vient tout casser : pas envie de continuer, le suspense étant assez limité. De très beaux costumes, une réalisation banales, un scénario bancal et une mauvaise musique, Shakespeare in love marche à deux vitesses, la première regroupant les mauvais éléments, et la deuxième éclairant par son génie. Malheureusement, la deuxième n'est que trop rarement passée, et l'ennuie nous gagne beaucoup trop facilement. Pour un film à Oscars, le niveau est tout de même bien bas.

2 e¦ütoiles et demi

Balzac et la petite tailleuse chinoise (Dai Sijie)

Synopsis : Dans la Chine maoïste des années soixante-dix, en pleine révolution culturelle, Dai et Luo, deux lycéens, amis d'enfance et fils de médecins, sont arrachés à leurs familles respectives et envoyés dans un camp de rééducation dans les montagnes de la province du Sichuan. En se rendant dans le village voisin, les deux garçons font la rencontre d'une jeune couturière inculte. Luo ne va pas tarder à en tomber éperdument amoureux.

Adaptant son propre livre, Dai Sijie mettait les pieds un peu trop loin pour que ses jambes tiennent debout. Le résultat : un film inconnu par forcement désagréable, mais truffé de scènes inutiles (celle où la petite tailleuse dis plusieurs fois : « Je t'aime ») et doté d'un final complètement raté (une sorte de flashforward explicatif, même pas présent dans le livre). Cela dit, on pourra facilement se laisser emporter dans cette histoire pleine d'humanité qui nous permet aisément de réviser nos cours d'histoires sur la révolution culturelle chinoise. Bien loin du divertissement, Balzac et la petite tailleuse chinoise est un récit émouvant et profond sur une histoire d'amour anecdotique, plongée au milieu d'un long événement qui a marqué l'histoire de Chine. On aurait préféré tout de même un peu plus de prises de risques du réalisateur (scènes d'action, plus d'humour) et une meilleure mise en scène pour que l'ensemble soit plus ''cinématographique''. Car, au final, Balzac... est un film qui marche peu à l'écran, comme si cette histoire était faite pour nous être racontée en livre, et pas en film. Dommage, car il y avait du potentiel.

2 e¦ütoiles

Apollo 13 (Ron Howard)

Synopsis : Houston, nous avons un problème", c'est la phrase qui, le 13 avril 1970 a 21h7, fit sursauter les hommes qui surveillaient un vol de routine du vaisseau Apollo 13 depuis la salle de contrôle de la NASA. Un des réservoirs d'oxygène venait d'exploser a la 55e heure du vol et a 205 000 miles de la Terre.

Film culte qui relate une histoire que des millions de gens ont suivi il y a maintenant plus de 40 ans, Apollo 13, réalisé par le talentueux Ron Howard est ce genre de films qui te font vibrer, alors que tu connais déjà la fin. Le secret ? Un scénario motivant qui ne laisse jamais place à l'ennuie, une grosse potée d'acteurs excellents qui rendent leurs personnages vraiment attachants. Pendant 2 h 20, Howard nous fait vivre l'histoire qu'il raconte en nous ''enfermant'' dans le vaisseau, étouffant de la même façon que les protagonistes, pensant à la mort, au crash et à tout ce qui rend ce voyage horrible. Suivant de très près le périple de ces jeunes astronautes courageux, notre coeur balance pour eux, et leurs engueulades deviennent les nôtres, tout comme leurs doutes, espoirs. Un grand récit d'aventure, donc, qui se laisse regarder avec un plaisir fou, d'abord par le suspense (insoutenable jusqu'aux dernière minutes) et après par la magnifique performance collective des acteurs.

5 e¦ütoiles

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