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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Critiques express n°4

Publié par copa738 sur 24 Octobre 2011, 13:15pm

Catégories : #Critiques express

''Critiques express'' consacrées à trois films cultes que je n'ai pas aimé...

Les Sept mercenaires (John Sturges)

gdf-copie-1.jpgSynopsis : Un petit village de paysans du nord du Mexique subit les raids incessants de bandits menés par le pilleur Calvera. Accablés par cette situation, les paysans décident d'aller chercher du soutien de l'autre côté de la frontière américaine. Ils le trouvent en la personne de Chris, baroudeur taciturne et excellent tireur. Ensemble, ils recrutent six autres hommes, tous mercenaires, chacun motivé par des raisons personnelles et un sens de l'honneur propre...

Dans le jargon cinématographique, les mots ''culte'' et ''ennuie'' ne sont pas compatibles. Les Sept mercenaires est l'exception qui confirme la règle tant le film est soporifique, malgré une réputation de chef d'œuvre. Remake américain façon western des Sept Samouraïs, le film de John Sturges est un condensé de dialogues inutiles, et de scènes d'actions molles. Considéré comme l'un des meilleurs westerns de tous les temps, c'est pourtant 2h10 de combat contre la fatigue et l'ennuie qui illustre le film ; mais alors pourquoi a-t-il ce statut d'œuvre culte du cinéma mondial ? Peut-être parce que le casting est alléchant (Brynner, Wallach, McQueen, Bronson et Coburn réunis). Peut-être parce que c'est l'un des derniers grands films de l'époque classique américaine des westerns (Howard Hawks, John Ford & cie), juste avant l'avènement du western spaghetti. Peut-être tout simplement parce que c'est un excellent film. Mais une œuvre faisant autant de fois bailler et regarder l'heure à son spectateur ne peut être exceptionnelle, à moins que tout cela ne soit qu'une question de subjectivité...

1 e¦ütoile

Rencontres du troisième type (Steven Spielberg)

sd.jpg

Synopsis : Dans l'Indiana, pendant qu'une coupure d'électricité paralyse la banlieue, Roy Neary, un réparateur de câbles, voit une "soucoupe volante" passer au-dessus de sa voiture. D'autres personnes sont également témoins de ce type de phénomène : Barry Guiler, un petit garçon de quatre ans, est réveillé par le bruit de ses jouets qui se mettent en route, puis disparait...

Film de SF réputé du très grand Spielberg, Rencontres du troisième type est tout d'abord un mélange d'idées prometteuses (la communication par la musique, la folie des gens qui ont vu un OVNI et qu'on ne croit pas, la thèse – reprise dans E.T – des ''extraterrestres gentils'', etc) malheureusement gâchées par de mauvais acteurs (Truffaut ne sert à rien, Dreyfuss surjoue comme à son habitude), une intrigue qui ne prend pas aux tripes, et une image bien trop sombre, ainsi qu'un rythme lent, avec bien trop peu d'action et de scènes mémorables. La fin du film (effets spéciaux décoiffant, dénouement assez émouvant) vient sauver un film niais (à l'image du personnage de Roy Neary), un film peut-être trop prétentieux, prolixe et finalement inutile. Les idées développées auraient eu plus de gueule dans une approche plus intime (personnellement, on s'en fout un peu de la disparition du petit, vu que nous ne savons presque rien de lui et de sa famille). Et peut-être que si l'intrigue avait été bien plus centré sur ''l'affaire d'état'' et l'enlèvement du jeune Barry (exit Roy et ses élucubrations), le film aurait été plus réussi, mais ce n'est qu'une question de goûts...

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Soleil vert (Richard Fleischer)

Sans-titre.jpg

Synopsis : En 2022, les hommes ont épuisé les ressources naturelles. Seul le soleil vert, sorte de pastille, parvient à nourrir une population miséreuse qui ne sait pas comment créer de tels aliments. Omniprésente et terriblement répressive, la police assure l'ordre. Accompagné de son fidèle ami, un policier va découvrir, au péril de sa vie, l'effroyable réalité de cette société inhumaine.

Il y a ces films, moyens dans leur ensemble, plats et ennuyeux, qui arrivent, rien que par le choc provoqué par leur twist ending, à acquérir l'avis favorables de certains spectateurs. Soleil vert possède l'un des dénouement les plus célèbres de toute l'histoire du cinéma. Uniquement grâce à ce coup de théâtre imprévisible, il mérite amplement le statut de film culte. Seulement, il y a tous ces trucs-là, vous savez, entre le générique de début et la scène finale : près d'1h10 de blabla inutile, où les scènes d'intérieur en carton pâte endorment presque plus rapidement qu'un somnifère. Seule la scène de la population chassée par les sortes de tracteurs passe entre les gouttes de pluie acide du film. Reste aussi la superbe scène de mort lente du vieil homme, voyant avant de mourir les belles images d'un ancien monde (vision futuriste pessimiste réussie). Reste enfin ce splendide retournement de situation, réveillant alors le spectateur, éberlué, les yeux à moitié ouverts. Mais quand un film de 1h40 se joue sur trois scènes représentant moins d'un quart de sa durée, vaut-il vraiment le statut de chef d'œuvre ?2 e¦ütoiles et demi

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copa738 06/11/2011 10:39


Je me suis déjà fait taper une centaine de fois les doigts avec ma mini-critique de "Rencontres du troisième type". Je l'ai, pour ma part, vu assez jeune (12 ou 13 ans), dans de mauvaises
conditions (VHS poussiéreuse de mauvaise qualité + vu très tard le soir). J'ai pas du tout envie de le revoir, mais si un jour je le fait, mon avis modifiera peut-être ;)


Squizzz 06/11/2011 00:34


Touche pas à "Rencontres du 3e type" ! je pense surtout que beaucoup de choses ont été vue et revue aujourd'hui mais que ce n'était pas forcément le cas à l'époque. Perso un film qui m'a vraiment
marqué quand je l'ai découvert pour la première fois quand j'avais une douzaine d'années.


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