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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Saw 2 (Darren Lynn Bousman)

Publié par copa738 sur 9 Janvier 2011, 11:13am

Catégories : #Films (Horreur)

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Synopsis : Chargé de l'enquête autour d'une mort sanglante, l'Inspecteur Eric Mason est persuadé que le crime est l'œuvre du redoutable Jigsaw, un criminel machiavélique qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté. Cette fois-ci, ce ne sont plus deux mais huit personnes qui ont été piégées par Jigsaw...

S'il fallait garder le meilleur de ce second opus de la saga la plus gore de tous les temps, il faudrait retenir ce fameux dialogue entre Jigsaw et Mathews, résumant à lui seul toute l'intrigue formée sur 7 épisodes tous plus sanglants les uns que les autres. Dans cette fameuse tirade d'une longueur interminable, on en apprend des tonnes sur les motivations du ''tueur au puzzle''. Sa détermination de montrer au gens ce que vaut véritablement le ''cadeau de la vie'' est à faire pâlir tous les meilleurs philosophes de notre temps (s'il en reste). Entre le fait de savourer un verre d'eau, les changements de comportement chez les mourants, Jigsaw aborde le thème de la vie avec beaucoup de tact, beaucoup de sérénité. Et l'incarnation de Tobin Bell y est également pour quelque chose. Cette fois-ci, plus de mensonges, de secrets, d'énigmes : Jigsaw n'a plus peur de se montrer à ceux qui le chassent, il vit en harmonie avec lui-même et plait au public. Car après un discours de ce genre-là, on aurait tendance à croire ce psychopathe qui laisse ses victimes choisir entre la souffrance et la mort. Saw 2 a surtout été créé pour que l'on se familiarise avec le tueur, pas pour qu'on en ai peur ou que l'on soit dégouté de lui. Il fascine, et ses ''jeux'' qu'il organise dans un but purement spirituel (l'homme est-il si reconnaissant du don de la vie pour s'infliger de tels châtiments corporels pour réussir çà se rendre compte qu'il est un petit veinard ?) ne font plus qu'un avec lui. On en apprend sur sa vie, et rien que ce dialogue entre lui et le détective méritent le statut de chef d'œuvre à ce deuxième opus, même si le reste du film (comme vous allez bientôt le voir) ne vaut pas grand chose...

Car mis à part ce fameux discours du tueur, rien ne vaut vraiment le détour dans Saw 2. Il n'y a plus la même angoisse pesante qu'on avait eu tant de mal à contrôler dans Saw, on ne retrouve (presque) plus cette ambiance clippesque avec mouvements accélérés qui apportait de l'originalité dans une intrigue encore plus folle qu'imaginable. Plus aucun frissons, moins de gore, moins de sadisme. Et encore moins de psychologie font de ce Saw 2 une œuvre qui paraît bien plate mise à coté de son épisode précédent.

En voulant multiplier le suspense en incluant plus de morts, le réalisateur ne se rend pas compte que le nombre ne compte pas surtout si leur mise à mort est d'une banalité affligeante. De plus, la psychologie des victimes est moins abordée que dans le 1, on n'éprouve alors peu de pitié lors de la mort des personnages (contrairement au numéro précédent où chaque mort était un supplice autant pour eux que pour nous). Et le metteur en scène oublie également un point important : l'auto-mutilation. Car les personnes prises au piège des mécanismes de Jigsaw s'entretuent (cf : le gros balourd qui massacre à la batte de baseball cloutée toute personne qui se met en travers de son chemin) ou se font piéger comme des rats, sans pouvoir rien décider de leur sort (cf : la fille qui met les mains dans les trous qui lui coupent les veines ou encore le mec qui se retrouve enfermé dans le four). Seul un seul petit point vient relever tout ça : la scène d'entrée, véritable leçon de cinéma tant on a l'impression de retrouver les effets nauséeux des ''meurtres'' de Saw. De plus, on vraiment l'impression que le tueur laisse le choix à sa victime, contrairement aux autres, qui ne peuvent que mourir. Et le ''pacte'' qui consistait à choisir entre une vie pleine de craintes et de douleurs après une délivrance horrible (amputation, meurtre d'un autre mec forcé, mutilation, …) ou une mort atroce mais rapide n'est plus dans ce Saw 2, si ce n'est cette fameuse scène de début.

Quant au twist ending de Saw 2, j'avoue y avoir été un peu insensible, contrairement à celui du film de James Wan qui m'avait complètement retourné. Moins d'effets de surprise donc, même si le final est particulièrement bluffant (méga-spoiler : le fils du flic dans le coffre, les vidéos en différé, l'emprisonnement du flic, le fait que, si Mathews avait été patient, il aurait retrouvé son fils, et tout serait rentré dans l'ordre). Et pour les fans avides de gore, il faudra également retenir la fameuse scène où le mec se coupe la peau du cou, ce qui prouve avec brio la capacité de cette saga à vous faire trembler devant un tel spectacle morbide : une parfaite maitrise d'effets visuels perturbants, mais dommage que le scenario ne suive pas.

En résumé, moins de frissons, moins de sang, moins de psychologie, mais reste cependant une excellente scène d'entrée et un superbe dialogue qui explique toutes les ambitions de Jigsaw, mais un ensemble assez chiant et plutôt faible au niveau du scénario.

3 étoiles-copie-1

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Raphaël Georges 10/01/2011 13:54

à voirJe ne l'ai pas encore vu, mais ça mérite sûrement de s'y intéresser.

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