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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


The Descent (Neil Marshall)

Publié par copa738 sur 22 Février 2011, 17:16pm

Catégories : #Films (Horreur)

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Synopsis : En plein milieu du massif des Appalaches, six jeunes femmes se donnent rendez-vous pour une expédition spéléologique. Soudain, un éboulement bloque le chemin du retour. Alors qu'elles tentent de trouver une autre issue, elles réalisent qu'elles ne sont pas seules. Quelque chose est là, sous terre, avec elles... Quelque chose de terriblement dangereux décidé à les traquer une à une...

Tout bon fan de films d'horreur se doit de ne pas être passé à côté de la dernière ''claque'' horrifique qui a marqué au fer rouge le cinéma d'horreur en 2006. Considéré comme le meilleur film d'horreur des années 2000, The Descent a suscité de l'engouement dans le monde du cinéma ; comme si l'horreur venait de renaitre sous nos yeux ébahis et qu'on oubliait tout le reste. Aussi puissant qu'un pet de lapin, le film censé avoir redonné du punch au cinéma gore se contente d'avoir de très bons ingrédients, mais tous très mal mélangés. Comme si Neil Marshall mélangeait du foie gras avec du pâté Fleury Michon...

On ne peut pas se permettre de faire un film sans avoir un minimum de connaissances en matière d'horreur. Quand on a la chance de posséder une histoire simple mais efficace, des effets gores à foison, un paysage (très sombre) permettant le sursaut permanent (chez le spectateur), comment est-ce possible de foirer un film ? The Descent nous apporte les réponses à cette question. Tout d'abord, le film commence très lentement. Mis à part une scène à l'hôpital dénuée d'intérêt et quelques sursauts laissant le calme reprendre place, rien à signaler, si ce n'est le fait que l'heure tourne et qu'on a rien à se mettre sous la dent. Puis, on entre dans la grotte, on attend une bonne vingtaine de minutes, et on commence à flipper deux ou trois fois. A ce moment-là, Marshall trouve son rythme. Il laisse son public présager des moment de sursauts (qui ne viennent qu'une fois sur dix, en réalité), tout en installant une atmosphère malsaine, attendant que nous soyons en rupture. L'arrivée des monstres dans la grotte est terrifiante. Ces espèces de créatures, nées d'un croisement entre Gollum et E.T surprennent pas leur physique peu avantageux, mais également dans la faon dont il se déplacent, chassent et communiquent. On pense alors que le film est parti pour de magnifiques moment remplis de sursauts, de gore, de sang : que des trucs qu'on aime, quoi. Mais dès que Marshall dévoile ses monstres, il ne peut pas s'empêcher de les montrer dans chaque plans, tombant vite dans l'excès (c'est vrai, quoi, au bout d'un moment, ça marche plus le coup des créatures laides et pustuleuses). Et c'est cet abus qui fait sombrer, lentement mais sûrement, The Descent jusqu'à un final calamiteux.

Les monstres, au bout de quelques minutes, commencent à devenir presque ''normaux'' pour nous. Leurs apparitions ne sont plus aussi surprenantes et gores qu'avant, vu qu'on prend vite connaissance de tout ce qui les caractérise. On aurait aussi préféré qu'il n'y en ai pas des centaines, pour ne pas faire la même erreur que dans Aliens, le retour, qui, voulant faire de l'excès à tout bout de champ, se perd dans une sorte de multiplication superflue d'élément horrifiques. Là où The Descent ne fait pas peur, c'est que tout est assez prévisible, et que les (trop fréquents) moments gores sont tellement gros que ça en devient gonflant. L'overdose de sang et de boyaux se fait ressentir très vite, le gore ne marche pas, The Descent s'enlise dans ce qui fait ses qualités. On sent qu'il y a de l'envie, de la recherche, du potentiel. Mais la corde est épuisée après quelques minutes, là où on commençait à s'éclater, à frissonner. Ces moments de peurs bien trop rares ne font que de renforcer l'idée que ce film aurait été mieux en court-métrage. En vain, The Descent n'est qu'une expérience intéressante que sur un moment court, le tout ayant été fait pour broder (du gore, des jolis plans, de la psychologie à deux balles - car il est difficile de s'attacher aux personnages, surtout qu'il est difficile de les reconnaître dans un noir presque total, sachant qu'elle ont presque toutes les même tête et le même look). Et lorsque l'on croit que l'on est (enfin) délivré de tout cet abus de gore (genre, la fille qui crève les yeux du monstre, ou les filles qui s'entretuent), on a le droit à un semblant de twist ending qui s'avère être, en réalité, aussi foireux que le film en lui-même qui regorge de trouvailles, de talent, mais le tout étant mal exploité et mal assemblé (je vous refait pas la comparaison avec le foie gras...). Cette fin qui se veut surprenante, est en fait assez mal jouée dans la mesure où l'on ne comprends pas tout (c'est super d'être obligé de naviguer sur les forums pour avoir des réponses claires) et où elle s'annonce mal, vu qu'elle indique clairement qu'un second épisode (sorti en 2009) va voir le jour (pitié, non !).

En résumé, il y avait sûrement de quoi faire de ce film un excellent exemple de maîtrise de l'horreur et du gore, mais au final, The Descent s'avère être très décevant.

2 étoiles

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copa738 06/03/2011 14:51

@ Bob Morane : Revoie-le ! Peut-être que tu te rendras compte qu'il était pas si bon que ça. Tu l'avais peut-être vu au cinéma, je n'ai pas eu cette (mal)chance, vu que j'étais bien trop jeune pour voir ces "horreurs".

@ Pinksataniste : On est d'accord, je pense qu'avant que les monstres arrivent, on partait sur un bon film d'horreur. Et puis, ils sont arrivés, la première fois ça fout les boules, mais après... Du gore pour du gore, aucun respect des "codes" horrifiques : ça reste très bourrin comme film, peu réaliste, et se voulant imprévisible à cause d'un twist final assez inatendu, mais très mal orchestré. Très loin du twist fnal de "Saw"...

pinksataniste 06/03/2011 13:32

Assez d'accord avec ta critique. Une fois les monstres balancés, rien de nouveau ; le film ne fait qu'avancer par paliers, changer de décors, puis laisse les héroines se perdent à ce nouvel étage.
Rien d'un renouveau horrifique, l'idée d'attribuer un tel titre à celui-ci est en soi aberrante. La critique s'est emballée, je dois reconnaître que ça demeure un mystère pour moi. Le film est calibré mais jamais que dans la moyenne. Il est sans aspérités, et il lui manque un charme, un supplément. Quand j'y pense, et alors qu'il est comparé à CREEP, ça m'amène à réévaluer ce dernier, beaucoup plus étoffé (trop même).

Bob Morane 04/03/2011 08:50

J'en avais gardé un bon souvenir pour ma part. Au point de ne pas aller voir le 2 de peur d'être déçu. J'avais acheter le dvd. Va falloir que je le dépoussièrise afin de le revoir. ..

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