Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Gladiator (Ridley Scott)

Publié le 14 Mai 2010, 08:57am

Catégories : #Films (Péplum)

 

Synopsis : Le général romain Maximus est le plus fidèle soutien de l'empereur Marc Aurèle, qu'il a conduit de victoire en victoire avec une bravoure et un dévouement exemplaires. Jaloux du prestige de Maximus, et plus encore de l'amour que lui voue l'empereur, le fils de MarcAurèle, Commode, s'arroge brutalement le pouvoir, puis ordonne l'arrestation du général et son exécution. Maximus échappe à ses assassins mais ne peut empêcher le massacre de sa famille. Capturé par un marchand d'esclaves, il devient gladiateur et prépare sa vengeance.

Hier, 20h35, sur France 3, l'évènement inter-galactique sur votre téléviseur, Gladiator, le film de Ridley Scott passait sur le petit écran. Croyez-vous vraiment que j'allais louper l'occasion ? The famous peplum est-il aussi gigantesque qu'on le dit ? Le film qui a suscité un parfait mouvement d'enthousiasme contagieux au niveau de la presse mais aussi au niveau du public est-il si impressionnant ? Oui et non en fait.

Je sais, moi qui suis toujours très clément avec les films que je regarde, moi ne met que très rarement des notes en-dessous des 2 étoiles, je vais réussir à vous dire que ce film est nul. Rassurez-vous, autant dire que j'ai beaucoup apprécié Gladiator. Il faut dire que le film démarre en fanfare. On peut voir cette métaphore poétique d'une personne foulant le blé fraichement cultivé et près à être récolté, une brise d'hiver fraiche et sonore laissant place à l'horreur d'une bataille sanglante entre Rome et les Barbares. Cette scène d'ouverture est sûrement la plus réussite des scènes du film grâce à son réalisme poignant et à sa vitesse d'exécution. Prenant son temps, Scott démontre le plan technico-tactique de Maximus interprété par Russell Crowe avec un charisme inégalable. Ayant perdu 20 kilos et pris une surcharge de muscles assez impressionnante, Crowe signe son rôle le plus investi et surtout le plus réussi. Revenons plutôt sur la scène, elle symbolise une grande maitrise, par ses mouvements fluides de caméras, Ridley Scott embarque le spectateur vers la scène vu d'une multitude de plans. Rome gagne facilement. Cette scène fut souvent parodié et inspirera beaucoup d'autres œuvres, pour citer un exemple de parodie, regardez la pub Bbox et vous verrez que la ressemblance est très frappante. Vient ensuite une grosse série de dialogues un peux chiants mais qui trouvent une importance capitale. La suite, vous la connaissez, Maximus échappe à son exécution, voit sa faille lynchée et devient esclave et gladiateur.

Et c'est là que ça devient très fort. Ne laissant rien passer au hasard, Scott explore les fins-fonds du Colisée, nous livre des combats palpitants, des dialogues peu élaborés mais très lents, des histoires d'amours à tour de bras. Le scénario typique à la Ben-Hur. Livrant alors toutes les facettes de son plan, le réalisateur de Blade Runner (article à venir très prochainement dans Films-Cultes-By-copa738), il choisi des plans très larges et des gros plans judicieux, jouant parfaitement avec la musique entrainante et haletante, respectant scrupuleusement les coutumes ancestrales et les mœurs antiques, il capture des plans objectifs même si le scénario part dans une idée subjective. Faisant l'éloge de la violence et de la barbarie, dénonçant la trahison et l'égocentrisme, Gladiator est aussi une sorte d'apologue filmique et antique. Montrant à l'écran deux personnes qui s'opposent mentalement : Maximus et Commode, le premier courageux, vaillant, sage et respectueux de l'adversaire, le second, arrogant, possessif, égoïste, mauviette sans scrupule, le film trouve son rythme tout en critiquant le monde de l'époque. Évoquant à la pelle bons nombres de traitrises, ce péplum relança le genre et fut l'un des films les plus adulé. Ridley Scott sait pertinemment que son film regorge de faux raccords, anachronismes et d'erreurs en tous genres, mais son but n'était pas de faire un film parfait et irréprochable, il voulait surtout faire le film le plus impressionnant qui soit. Caractérisé par ses mouvements de caméra et ses images sublimes, Galdiator est aussi un film bourré d'effets visuels prometteurs et d'images de synthèse très présentes. Le film est une grosse réussite et sera très rentable. Puissant, destructeur, et surtout très émouvant, les motifs du bon péplum étant gravés dans la roche, Scott écrit lui-même les redéfinitions des films antiques, pour le grand bonheur des spectateurs.

En résumé, sanglant, émouvant, un péplum vivant et très puissant. Une très grande réussite un peu lente mais qui sait captivé les spectateurs pour en faire un divertissement incomparable.

Ma note : 8/10



Commenter cet article

Nous sommes sociaux !