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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Harry Potter et les reliques de la Mort - Partie 2 (David Yates)

Publié par copa738 sur 20 Juillet 2011, 21:13pm

Catégories : #Films (Fantastique)

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Synopsis : Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort.

 

This is the end...

C'est la fin, une porte se ferme, la chanson des Doors résonne dans nos têtes, comme lors de la scène d'ouverture d'Apocalypse Now, quelques décennies plus loin. Mais il ne s'agit pas de film de guerre, et encore moins d'un début de film, puisque sous vos yeux vient de s'éteindre la poule aux œufs d'or du cinéma contemporain. Harry Potter, la saga la plus lucrative de tous les temps s'achève avec les flonflons habituels. Les gens se déplacent en masse pour voir le dénouement qu'ils attendent depuis 10 ans. Pour avoir un rendu encore plus impressionnant commercialement artistiquement, on a séparé le dernier opus en deux épisodes, et on a même ajouté la 3D. Quoiqu'il arrive lors de ce dernier opus, on n'oubliera jamais la féérie du premier épisode, plein de fantaisie, nous faisant découvrir un monde merveilleux. Un deuxième épisode (le meilleur de la saga) rempli de suspense ne quittera jamais nos mémoires ainsi qu'un troisième aux plus hauts sommets cinématographiques (photographie, chronologie, scénario, réalisation). Les trois premiers épisodes, frôlant chacun leur tour les hauts sommets du septième art, semblent être au-dessus d'un miroir. De l'autre côté, les trois derniers épisodes se posent, tapis dans l'obscurité, répondant chacun leur tour par leur médiocrité aux chefs d'œuvres premiers. Deux petits films intermédiaires, pas brillants mais très plaisants, viennent maintenir la balance à l'horizontale.

Malgré une irrégularité marquée par un double ''coup du chapeau'', cette saga a de la gueule, d'une car elle laisse planer une force mystique, grâce à des ambiances changeantes d'un épisode à l'autre et par une intrigue captivante. Ensuite, il y a cette faculté de divertir, tout en préservant de grandes qualités (réalisation, photographie, acteurs présents du début à la fin). Alors peut-être que nos ambitions étaient trop grandes, que l'attente était trop immense. Peut-être que les petits enfants que nous étions en 2001 ont de plus en plus de mal à s'identifier à Harry et ses potes. Peut-être qu'il y a une autre explication au fait que la saga s'est essoufflée d'épisodes en épisodes, ou alors peut-être que le commerce a pris le dessus et que la franchise a basculé du mauvais coté du miroir. Voilà peut-être l'explication de the décadence. Mais la saga passera à la postérité, ce qui prouve que malgré les hauts et les bas, il se dégage de Harry Potter un potentiel énorme, souvent copié (Narnia, Percy Jackson, etc), jamais égalé. Et on se demande ce qui pourra bien déloger notre héros à lunettes dans les années à venir...

  

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Quand Harry rencontre Voldemort

Qu'on le dise tout de suite, ce dernier Harry Potter est très loin de briser trois pattes à un Hippogriffe. Outre le fait que tout semble d'une banalité sans nom (la mort de Fred et de Lupin, expédiés en une fraction de seconde), il n'y a plus rien d'émouvant. Beaucoup de détails ambigus (ceux qui ont compris comment le changement de maitre de la baguette de Sureau s'est effectué doivent me contacter d'urgence) et invraisemblables (la scène dans la gare immaculée), voire ridicules (la pierre de résurrection, pas plus grande qu'un apéricube, arrive vraiment comme un cheveu sur la soupe, et fait tout sauf avancer le schmilblick), sont présents, et gâchent le film. Le seul moment qui sauve le film est la scène de la pensine, sorte de récapitulatif émouvant d'une saga qui se termine. Mais au final, même les acteurs semblent de pas croire en la fin de la saga. La scène juste avant l'épilogue, où les trois amis regardent le vide, blasés, consolide le spectateur dans un sentiment d'inachevé, dans une sensation de bâclage cinématographique. Et cet épilogue foireux, ridicule, vient finir la saga, amèrement, pour notre grand malheur. Et que dire de la grande bataille entre Harry et Voldemort, expulsée en une poignée de secondes (à peine le temps d'avaler son pop-corn que ''vous-savez-qui'' voit son corps s'effriter, laissant une attente de 10 ans se matérialiser en une poignée de cendres). Ce manque de respect envers des spectateurs fans, attendant le bouquet final depuis de nombreuses années, est inacceptable. Tout semble avoir été fait à la va-vite. Résultat : un étonnant manque d'émotion et de saveur.

Donc on ne retiendra pas grand chose de ce Harry Potter 7.2, à part une grande déception. On gardera peut-être (à la rigueur) les quelques points positifs (se comptant sur les doigts de la main d'un gobelin), mais on constatera un happy-end foireux (tout le monde trouvant son compte : Neville zigouille le serpent, Ron pécho Hermione, Minerva dirige Poudlard en l'espace d'une nuit, etc) et un grand manque de maturité (répliques niaises, scènes d'actions pour la plupart ratées). Harry Potter vit encore, et la flamme ne s'éteindra pas avant très longtemps, mais la fin aurait pu être une apothéose, et c'est finalement un pet de mouche déjà couvert par la qualité des autres films. Par sa banalité, ce HP8 parvient à créer de la nostalgie chez les spectateurs (effet positif involontaire). Et, c'est une évidence, personne n'oubliera ce petit garçon à lunettes et ses deux compagnons, bravant les interdits, et dévoilant leur courage, combattant le mal avec de la tendresse, de l'humour et beaucoup de fantaisie. Cette image parfaite de la saga ne nous quittera plus, on aurait seulement aimé garder une meilleure image du Harry adulte, et s'y identifier davantage. Mais les temps ont changés, la qualité des films également. Le temps qui passe a joué en la défaveur de Harry, maintenant que tout est terminé, on a encore un goût amère dans la bouche, un goût d'inachevé, un goût désagréable qui ne nous quittera (hélas) pas de sitôt. Je préfère encore rêver du bon vieux temps, lorsque les temps présents semblent se gâter...

En résumé, pas une grande fin, loin de là, je préfère encore me ressortir les premiers DVD, pour voir la différence de niveau et continuer de rêver.

2 étoiles

Commenter cet article

Thuillez 02/08/2011 20:34

je ne suis pas d'accord pour ce que tu dis a propos de harry potter 2, perso je le trouve a chier. Le livre est bcp mieux que chaque film sauf pour le 4 où le film arrive à la cheville du livre. En ce qui concerne la baguette de suro malefoy a désarmer dumbledor, puis harry à désarmer malefoy donc c harry qui était maître de la baguette. Mais je suis d'accord sue le point où l'on reste déçus à cette fin baclée dans le livre et encore plus dans le film

neil 29/07/2011 10:58

C'est marrant moi les deux premiers sont vraiment ceux que j'ai le moins aimé. Le trois met tout le monde d'accord visiblement par contre. Et ces deux derniers m'ont personnellement assez plu, tant les livres me semblaient inadaptables...

Leto 28/07/2011 19:49

"Un deuxième épisode (le meilleur de la saga)"

C'est pas justement considéré comme l'un des plus mauvais avec le 6 ?

Le 3, ça c'était du film au moins 8). Faisant des coupes (le Quidditch) nécessaires pour développer de manière plus cohérente l'intrigue principale, avec une ambiance sombre, etc. Enfin, je dis ça, je me suis arrêté au quatrième, tellement c'était pour moi une purge en matière d'adaptation.

Vincent 24/07/2011 01:31

Haha, parce que les premiers volets signés Chris Columbus te font rêver !?

Squizzz 23/07/2011 02:07

Eh bien moi je suis pô d'accord, mais tu le sais déjà ;). Ceci-dit, j'ai quand même une question à te poser. As-tu lu les romans ? Pas que ce soit un sacrilège de ne pas les avoir lu (la plupart du temps je n'ai pas lu les livres dont je vais voir les adaptations), mais il semble ressortir de ta critique, que ce sont plus des faits du livre lui-même qui t'ont dérangé (scène de la gare, épilogue, happy end...). Deux autres petites choses : le côté nostalgique est un effet voulu et recherché, et non pas involontaire ; et il n'y a pas de manque de respect vis-à-vis des fans qui sont pour la plupart ravis de ce dernier épisode. Sinon pour plus de détails, voir ma réponse à ton commentaire sur mon blog ;)

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