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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Dragons et Princesses

Publié par copa738 sur 27 Décembre 2010, 11:12am

Catégories : #Séries

 

La série animée dont je veux vous parler est inédite en cette fin d'année 2010. Ensuite, il y a aussi le fait que le réalisateur de cette série est le créateur de Kirikou et de Princes et Princesses, deux des meilleurs films d'animation jamais réalisés dans ce monde. Enfin, il y a cette rumeur qui circule depuis quelques jours comme quoi la série passée il y a quelques jours sur Canal + Family, j'ai cité Dragons et Princesses, sortira dans un version cinéma en avril 2011 et qu'il est probable que le tout soit en 3D ou dans une version encore plus détaillée. De plus, je n'ai vu que 7 épisodes sur Canal + Family, or il en existe 10 au total et je ne peux plus attendre avant de voir les trois autres. Mais je patienterai volontiers jusqu'à Pâques 2011 pour savourer la dernière merveille de Michel Ocelot dont la ''mise en bouche'' l'autre jour sur Canal + Family m'a tout simplement estomaqué par ses graphismes somptueux. Certains sites parlent même du fait qu'il y aurait en réalité 25 épisodes au total et d'autres disent que la version au cinéma ne comportera que 5 des 10 contes créés pour Canal + et qu'un épisode inédit viendra s'ajouter. Voyez pourquoi ces nombreuses rumeurs, vraies ou fausses, me mettent l'eau à la bouche, surtout lorsqu'on a pu savourer certaines histoires avant le nouvel an et qu'on est resté bouche-B devant Princes et Princesses dont la série dont je vous parle s'inspire du même concept.

Je ne me permet pas de critiquer cette série, vu que je n'ai pas vu tous les épisodes, il n'y aura donc pas de notes à cette série (j'en viens au fait que je rédige cet article dans un hors-série inhabituel sur ce blog). Je ne critiquerai pas non-plus cette œuvre sous forme d'un film, vu qu'il n'est pas encore sorti et que je ne me permettrai pas de rédiger une critique d'un film dont je n'ai vu que les ¾. Mais je peux vous faire part également de mes premières impressions sur les 7 épisodes vus avec une attention minutieuse. Et c'est bien ce que je compte faire, pour les amoureux de l'œuvre de Michel Ocelot et pour les fans des graphismes à vous exploser la rétine.

Le pitch de Dragons et Princesses ? Le même que Princes et Princesses, avec juste les noms des épisodes qui changent. C'est-à-dire : Deux enfants curieux se retrouvent tous les soirs dans un cinéma désaffecté et, avec l'aide d'un vieux technicien, ils inventent et se déguisent puis vivent des histoires dont ils sont les héros. Il y a cette fois 10 épisodes, contrairement aux 6 du film de 1998. Et je vais vous faire part donc de mes premières impressions (4 ou 5 lignes maximum) des épisodes vus lors de la diffusion sur Canal + Family. Sept seront chroniqués, j'attends impatiemment de voir les trois autres lors de sa sortie cinéma (mais ça, je l'ai déjà dit).

La Maîtresse des Monstres : Les décors souterrains font étrangement penser à Kirikou lorsqu'il remonte la source. On ne peut pas passer à coté de cette évocation forte de la pauvreté (gens qui mangent ce qu'ils trouvent, c'est-à-dire des champignons crus). Le rat est le grand vecteur humoristique du film, ce qui fait le contraste avec le monstre terrifiants du conte. La fin est magnifique et fait un parfait contraste avec les décors sombres du début d'épisode. Un épisode plaisant dans l'ensemble, mais un peu trop facile dans son scénario.

Le Loup-Garou : Cet épisode est celui qui établit le lien entre cette série et Prince et Princesses car il reprend les mêmes couleurs de fond (couleur unie, bleutée d'une beauté indescriptible). Les poils du loup sont faits d'une justesse incomparable et même si l'histoire est peu originale et trop bien ficelée, on se prend au jeu et on savoure pleinement cette histoire magique dans tous les sens du terme.

Le pont du petit Cordonnier : C'est sans doute l'épisode le plus bavard de la série, un peu trop bavard vu que l'intrigue est très intéressante et assez mystérieuse. Mais cet épisode se résume finalement à une succession de décors magnifiques relatant la ville de Prague sous ces aspects des plus mélioratifs. Il y a aussi une très belle musique qui accompagne à merveille tous les évènements du conte. Le film est un labyrinthe, une énigme dont on aimerait bien résoudre. Le dénouement est facile, mais l'épisode restera un excellent moment.

Le mousse et sa chatte : Cette fois, les pirates s'emparent de l'esprit d'Ocelot. L'amitié entre l'homme et son chat n'est pas si bien présenté qu'on pouvait l'imaginer. Mais les poursuites dans le bateau offrent au spectateur un goût de l'aventure, comme dans Kirikou. Beaucoup de plans sont très détaillés et les décors du palais en Inde sont somptueux. Vient enfin ce dénouement avec des centaines de rats qui viennent saccager le repas royale, ce qui est assez original et surprenant. Au final, l'histoire restera très morale, dénoncera la cupidité, la cruauté et l'hypocrisie. Mais l'histoire est originale et les graphismes magnifiques.

Le Garçon Tam-Tam : Dès les premières secondes de cet épisode, on n'a qu'un seul mot en tête : Kirikou et la sorcière. Eh oui, les personnages présents dans ce film sont repris dans cette histoire un peu simple mais qui nous refait voyager en Afrique, comme ocelot avait réussi à le faire en 1998. Dans un message pacifiste, Ocelot regroupe quelques éléments de ces précédent films, mais le spectateur a cependant du mal à se concentrer sur l'intrigue.

Le garçon qui ne mentait jamais : Sûrement l'épisode où on a le plus de chose à dire de cette série. Tout d'abord, il y a cette jument qui chante (son chant m'a donné des frissons) comme le Fabulo l'avait fait dans Princes et Princesses. Il y a ensuite des graphismes magnifiques : les montagnes qui dévoilent leur neige après un radieux levé de soleil et l'intérieur du temple où les mandalas géants ne peuvent qu'inspirer le respect tant les couleurs sont vives et les dessins détaillés. Mais le scénario du film est cependant approximatif : le cœur du cheval, les herbes qui tuent, le couple qui se reforme à la fin. Tous ces éléments font que cet épisode, irréprochable graphiquement pêche dans une histoire un peu trop tirée par les cheveux.

Tijean et la Belle sans connaître : On finit par de l'humour. Car effectivement, cet épisode est comique et est le meilleur des 7 que j'ai pu voir. Le royaume des morts y est abordé avec de la dérision et le personnage de Tijean, nonchalant et optimiste nous fait apprécier cette histoire assez compliquée et tirée par les cheveux. Mais les épreuves passées dans ce film sont originales et plutôt drôle et c'est vrai que les décors de fonds (colorés à vous rendre aveugle) n'ont rien à faire là, mais j'ai trouvé ça plutôt original sur le coup. C'est en fait un bon moment que l'on peut savourer, le seul épisode qui fonctionne dans les deux sens : histoire et dessins.

Reste donc à voir L'élu de la Ville d'Or, L’Écolier Sorcier et Ivan Tsarevitch et la Princesse changeante. J'espère que ces trois contes feront parti du film qui sortira en 2011 (sur les 10, seul 5 seront retenus pour composer le film). Je donne donc rendez-vous au printemps 2011 pour la critique du film Dragons et Princesses qui sortira, je l'espère dans les salles obscures. Et, pourquoi pas, dans quelques jours un deuxième ''hors-série'' sur mon blog si je parviens à voir les 3 derniers épisodes.4 étoiles

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habiller 23/05/2014 11:12

J'ai beaucoup aimé, tout comme Princes et princesses auparavant. C'est délicat, c'est pédagogique, c'est poétique, un émerveillement perpétuel, moi je suis client :)

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