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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Kill Bill : Volume 1 (Quentin Tarantino)

Publié le 27 Septembre 2010, 14:49pm

Catégories : #Films (Action)

 

Synopsis : Au cours d'une cérémonie de mariage en plein désert, un commando fait irruption dans la chapelle et tire sur les convives. Laissée pour morte, la Mariée enceinte retrouve ses esprits après un coma de quatre ans. Celle qui a auparavant exercé les fonctions de tueuse à gages au sein du Détachement International des Vipères Assassines n'a alors plus qu'une seule idée en tête : venger la mort de ses proches en éliminant tous les membres de l'organisation criminelle, dont leur chef Bill qu'elle se réserve pour la fin.

A la base, Kill Bill devait être un seul et même film du plus de 4 heures. Mais la durée impressionna tout le monde et Tarantino dû se résoudre à la tourner en deux parties. Aujourd'hui, je vais vous faire une petite critique du cinquième film du maitre Tarantino. Un film parodique et particulièrement jouissif que je tiens absolument à vous présenter.

Il est vrai que Kill Bill : volume 1 ne fait pas dans la dentelle. Sang, bastons, effets de styles biscornus et autres dialogues et pensées malsaines viennent s'ajouter à une ambiance suffocante. Comme à son habitude, Tarantino nous dévoile son film à l'envers, déployant une quantité monstre de flashforward et de flashback démonstratifs, pour le plus grand plaisir des fans. Fans, car ce film est sûrement l'un des plus personnels du réalisateur, un gros trip solitaire qu'il a plus ou moins réussit à faire partager avec le public. On accroche...ou pas. Et c'est cela qui fait de ce film un chef d'œuvre, c'est sa manière de faire part aux spectateurs à un style, une religion, un phénomène, l'univers ambiguë et le monde cinglé du réalisateur. Et c'est avec un immense plaisir que nous pouvons ainsi communiquer avec l'esprit étriqué et particulièrement loufoque de Tarantino, à travers un film haut en couleur qui innove dans son genre, et cherche sans cesse un sens dans sa mise en scène.

Rendant hommage à travers plusieurs scènes d'anthologie aux westerns spaghetti chers au metteur en scène, ainsi qu'aux nombreux films d'arts martiaux (la combinaison de Black Mamba est une parfaite copie de celle de Bruce Lee dans Le Jeu de la Mort), Tarantino excelle, ne se sent plus pisser, et c'est sa prétention qui est exploitée jusqu'au bout qui donnera à Kill Bill un statut de chef d'œuvre incontesté du cinéma. Tarantino est toujours dans son vieux système d'autosatisfaction. Il s'amuse, se révèle être un grand maitre du visuel en démontrant avec brio ses talents de metteur en scène avec des scènes au visuel harmonieux. Il offre aussi du doute dans l'histoire du film, par exemple quand Thurman prononce son nom, un bruit sonore cache la voix de l'actrice pour que le spectateur ne sache pas qui elle est vraiment.

Il nous avait déjà prévenu dans Pulp Fiction (n'oubliez pas le coup du katana et l'histoire du pilote de Mia Wallace qui reprend astucieusement à quelques choses près le scénario de Kill Bill), son film allait être personnel et sûrement drôle et trash comme à l'habitude du réalisateur de Reservoir Dogs. Et son cinquième film est sans faille et reprend bêtement ce qui avait fait le succès des films du réalisateur auparavant : dialogues longs et inutiles, baratins à n'en plus finir et quelques passages dont la violence est purement esthétique. On ne compte désormais plus les nombreuses caractéristiques du cinéma de Tarantinoche. Reste aussi les fabuleux pieds d'Uma Thurman (l'une des meilleurs actrices contemporaine) que le réalisateur filmait en gros plan dans Pulp Fiction (il a l'air fasciné par la nudité explicite des jambes et aussi par les voutes plantaires qu'il a l'air de trouver esthétiquement magnifique, les doigts de pieds ont l'air aussi de compter beaucoup pour lui).

Vous l'aurez sûrement compris, le cinéma de ce cinéaste n'a aucune limite, exploite toutes ces idées, pêche sa musique dans d'autres films et pastiche à n'en plus finir. Mais il ne faut pas oublier une idée de départ flamboyante de toute beauté ainsi que quelques passages et répliques rudement hilarants (« Je m'appelle Buck, ça rime avec fuck »). Des détails graphiques importants (le sang qui gicle à une hauteur indéfinissable), une musique variée, inventive et bien assortie aux passages du film. Un bon moment à passer qu'est de voir ce fameux Kill Bill, l'univers est parfaitement loufoque et il est difficile de ne pas accrocher à cette histoire tordue et orgasmique dans certains passages. Des scènes au visuel affolant (on pense à celui où Thurman terrasse ces ennemis au katana sous un grand voile bleu, le jeu d'ombres fonctionne à merveille et l'instant est juste magique). Tarantino joue avec les ambiances stylisées : on passe de la couleur au noir et blanc, on a même le droit à quelques passages en animé. Le film est excellent en tous points, il faudrait juste reprocher au film ses quelques lenteurs et le fait qu'il est facile de décrocher de l'histoire si on est pas des très grands fans de QT (ce qui n'est absolument pas mon cas). Je reste cependant scotché des dernières séances où Black Mamba zigouille près de 100 ninjas pour qu'ensuite, elle scalpe (vous avez dit Inglourious Basterds ?) son ennemie asiatique sous une neige froide et harmonieuse.

En résumé, vous l'aurez bien compris, il est difficile pour moi de mêler thermes péjoratifs au mot Tarantino, mais je peux vous assurer que ce Kill Bill est pour moi un chef d'œuvre à qui on a peu de choses à reprocher, pas dans mon top 50 mais un classique à voir une fois dans sa vie.

Ma note : 8,5/10



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Silice 02/10/2010 17:39

Sure qu'il faut au moins l'avoir vu une fois =P, une référence (mais le second lui est supérieur, je trouve)

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