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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Malabar Princess (Gilles Legrand)

Publié le 22 Novembre 2010, 17:15pm

Catégories : #Films (Comédie Dramatique)

 

Synopsis : L'année scolaire qu'il passe chez son grand-père dans le massif du Mont-Blanc a pour objectif d'apaiser Tom, huit ans, enfant très perturbé par la disparition de sa mère. Tenace, curieux et imaginatif, le petit citadin poussera les adultes qui l'entourent dans le chaos figé des secrets de famille que le séjour au grand air libère un à un, comme le grand glacier rejette les morceaux du Malabar Princess, l'avion d'Air India qui a percuté le sommet il y a cinquante ans. Avec l'aide de son institutrice, Tom ira au bout de lui-même et saura enfin tout sur sa mère...

Histoire révoltante et déchirante d'un enfant laissé par son père, le tout sous un fait historique marquant, voilà en quelques mots à quoi se résume le film de Gilles Legrand. Pas très bien critiqué, vu comme un film poussif, lent et globalement chiant. Un peu simplet certes, un peu cucul, niais, gnian-gnian, mais Malabar Princess reste une œuvre faite avec le cœur, et il faut croire que celui de Gilles Legrand est... grand (humour quand tu nous tiens).

Dans un film de ce genre, on passe vite du tout au rien. Tandis que certains moments donnent envie de zapper (lenteur du récit, répétition fréquente des mêmes scènes dans de mêmes endroits, dialogues un peu chiants), d'autres instant seront magiques, invraisemblables mais magiques. Grâce notamment à la photographie, belle, mariant à la fois poésie buccolique et décors immaculés (ahhhh la montagne). Une réalisation simple, un scénario qui tourne en boucle, comme un vieux 45 tours, mais un récit qui suscite l'émerveillement, même si l'ensemble reste presque un peu trop bien foutu.

Je n'ai une nouvelle fois pas grand chose à dire de ce film. On passe un moment de détente, avec un ou deux sourires à la clé, mais il y a des moments où c'est pas vraiment ça. On sent que le réalisateur y met du sien, qu'il vit le film comme les protagonistes, mais le problème, c'est que cet effet n'est pas réciproque de notre part. Le metteur en scène se perd finalement et il n'est pas impossible que le film ait été fait pour que les scénaristes se fassent plaisir plutôt que les spectateurs, et ce serait surtout ça, la grande faiblesse du film.

Reste cependant de fabuleux acteurs. Villeret (un de ces derniers films) et Brasseur, en taille-patron, avec Michèle Laroque et Clovis Cornillac, un peu moins en forme. Et surtout la performance plus qu'honorable de Jules-Angelo Bigarnet (le gosse) qui est digne d'un bon Jules Sitruk.

En résumé, un film familial qui partait d'un bon sentiment, mais qui est vite rattrapé par de grosses lacunes scénaristiques et narratives ; un casting très bon et des représentations de paysages magnifiques.

Ma note : 5,5/10



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