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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


My Double Feature

Publié par copa738 sur 11 Mars 2012, 13:06pm

Catégories : #Critiques express

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Réservoir Dogs (1992) de Quentin Tarantino

Synopsis : Après un hold-up manqué, des cambrioleurs de haut vol font leurs comptes dans une confrontation violente, pour découvrir lequel d'entre eux les a trahis.

Avant d'être ce réalisateur si unique (grâce à un style percutant et original, doublé d'une vision crue et humoristique de la violence), Tarantino était un bouffeur de VHS, et surtout de séries Z. Mais cela ne lui a pas empêché de s'inspirer des plus grands pour réaliser ses films (Reservoir Dogs, en plus de s'inspirer des séries B comme les Pirates du métro ou City on fire, rend hommage à L'Ultime Razzia de Stanley Kubrick). Tarantino a montré au monde entier, pendant deux décennies, que son style gardait son axe principal durant toute sa filmographie, mais qu'il était en permanente évolution. Ainsi, dans Reservoir Dogs, nous retrouvons ces très longs dialogues plus ou moins utiles (la joute verbale sur les pourboires, l'explication des paroles de Like a Virgin de Madonna), cette volonté de montrer des litres de sang et des quantités astronomiques de cigarettes à l'écran, sans oublier un petit jonglage habile avec la chronologie, qui allait, pour le coup, marquer les esprits, et aboutir à des sommets de la bizarrerie temporelle, deux ans plus tard, avec le monument Pulp Fiction. Quentin Tarantino va même plus loin dans l'originalité. Il réinvente le cinéma, en instaurant un concept clair : le film se base sur un braquage qui tourne mal, mais aucune image de ce fameux braquage ne doit être montré à l'écran. Et il ne se contente pas de cette simple idée de base : il continue ses expérimentations, notamment en mélangeant, dans la même image, le personnage en train de raconter une histoire et la projection de lui-même dans la situation qu'il décrit, provocant de l'étonnement à coup sûr. Et puis, c'est violent, c'est aussi très drôle (l'attribution des noms de code des braqueurs est à pleurer de rire), parfois un peu lent, et ça vous laisse littéralement sur le cul à chaque rebondissement. Comme quoi, Tarantino n'a pas acquit du talent au fil des années. Il est tout simplement né pour être l'un des cinéastes les plus étrangement talentueux de tous les temps.

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Kill Bill : volume 2 (2004) de Quentin Tarantino

Synopsis : Après s'être débarrassée de ses anciennes collègues Vernita Green et O-Ren Ishii, la Mariée poursuit sa quête vengeresse. Il lui reste à régler le sort de Budd puis de Elle Driver avant d'atteindre le but ultime : tuer Bill.

Voir une femme sortir miraculeusement d'un cercueil où elle était enterrée-vivante à grands coups de points, si ce n'est pas Tarantino qui le filme, c'est ridicule. Voir cette même femme tuer son mari en lui appuyant 5 fois au niveau du cœur, si ce n'est pas Tarantino qui orchestre, c'est ridicule. Seulement, le réalisateur de Pulp Fiction est bel et bien derrière la caméra, et son imagination, sa maitrise à la fois du scénario et de la mise en scène, inspire le respect. Après un premier volume excellent mais un peu trop court, la mariée revient encore plus forte, avec l'intention de continuer sa petite vengeance. On vous promet de l'action, de l'humour noir, des longs dialogues, et bien sûr du sang et plein de flashbacks explicatifs. On pourrait vite s'en lasser, mais il se passe toujours quelque chose d'inhabituel, comme si le cinéaste était le seul maitre des lieux, et qu'il a dans ses mains les clés de la réussite. La réussite de ce colossal épisode 2 vient peut-être de l'ambiance du film (là où le premier volume se contentait de parodier/pasticher la filmographie de Bruce Lee, ici, beaucoup de genres comme le western, arts martiaux, ou encore film de gangster, se mélangent), ou encore du ''monde'' qu'à créé Tarantino. Beatrix Kiddo devient notre amie, et ses ennemis deviennent les nôtres. Passant de prouesses en prouesses (scènes toutes plus réussies les unes que les autres), le réalisateur nous emmène jusqu'à un final époustouflant, entre tendresse, humour et violence extrême. Seul Tarantino pouvait marier finement ces trois choses et nous offrir un film si vivant, qui ne présente aucun (et il faut insister sur le mot ''aucun'') point faible.

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dasola 19/03/2012 17:01

Bonjour, j'ai tellement peu aimé Kill Bill 1 que je n'ai pas vu le 2ème (tant pis pour moi), en revanche, Reservoir Dogs assez novateur à l'époque est un très bon film avec une brochette d'acteurs
que j'apprécie beaucoup. Bonne après-midi.

ffred 15/03/2012 22:41

Kill Bill I&2 pour moi le meilleur Tarantino...

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