Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Savages (Oliver Stone)

Publié par copa738 sur 5 Octobre 2012, 18:19pm

Catégories : #Films (Thriller)

savages_436873_32257.jpg

Synopsis : Laguna Beach, Californie : Ben, botaniste bohème, Chon, ancien Navy Seal, et la belle O partagent tout. Ben et Chon sont à la tête d’un business florissant. Les graines ramenées par Chon de ses missions et le génie de Ben ont donné naissance au meilleur cannabis qui soit. Même s’il est officiellement produit pour des raisons thérapeutiques, ils en dealent partout avec la complicité de Dennis, un agent des stups. Leur affaire marche tellement bien qu’elle attire l’attention du cartel mexicain de Baja, dirigé d’une main de fer par Elena. Face à leur proposition d’"association", Chon est partisan de résister par la force, mais Ben préfère tout abandonner. Pour les contraindre à coopérer, le cartel kidnappe O. Elena a eu raison d’utiliser les liens très forts du trio, mais elle a aussi sous-estimé leur capacité à réagir… C’est le début d’une guerre entre l’organisation du crime dont le bras armé, Lado, ne fait aucun cadeau et le trio. Qu’il s’agisse de pouvoir, d’innocence, ou de la vie de ceux qu’ils aiment, tout le monde a quelque chose à perdre.

C'est l'histoire d'une histoire de drogue vue et revue, sur la côte pacifique, avec juste ce qu'il faut en dose de sexe, violence, et action. Que l'on s'intéresse de loin ou de près à cette histoire, il s'y dégage une force indescriptible : on n'y trouvera rien de transcendant, rien d'original, et pourtant, on ne pourra en ressortir déçu, car aucun élément n'a de faille, inexplicablement. Peut-être que le symbole est fort : Travolta qui se retrouve désormais à l'arrière d'une voiture, dans la position de la victime (inversement à la scène mythique de Pulp Fiction). Peut-être que la réalisation d'Oliver Stone rend cette histoire moins plate. Peut-être que c'est l'inventivité du scénario (rebondissements peu surprenants, mais rebondissements quand même), la justesse des acteurs, la bande-originale, ce jeu de couleurs (le vert occupe une place mineur, mais se remarque facilement), ou cette way of life où l'argent et l'alcool coulent à flot, où ça fume, ça sniffe, ça baise, et ça mange ; qui font de Savages un film épique, où rien ne se passe mais où on a envie de tout sauf de s'ennuyer.

Car la grande force du film, mis à part le fait de nous faire passer un agréable moment, c'est la décontraction qu'elle dégage. On sent que tout est fait pour le fun, que tous les éléments sont précisément là, sans fond, car seule la forme est importante. Pourquoi Jules Winfield récite-t-il la Bible avec de tuer ses victimes ? Pas parce que cela a un sens, mais bien parce que ''ça en jette de dire ça avant de buter un type'' (et c'est lui qui le dit). Cette sensation de liberté dans les choix (aucun tabous, pas de prises de risques énormes cependant), ce sentiment que tout est fait pour la beauté du geste, et non pour faire passer un message, ont le privilège de nous vider la tête et de nous en mettre plein les yeux. On en redemande, et Oliver Stone semble être là, tout près de nous, en train de nous murmurer à l'oreille : « Voilà mon film, ne pensez à rien, ne cherchez pas de complications : subissez ce que vous voyez, éclatez-vous et vous aurez tout le temps de philosopher après ». Seulement, on n'a pas envie de se poser de questions : on a juste pris notre pied pendant plus de deux heures, et ça, personne ne pourra nous l'enlever.

En résumé, Savages, film ''sans fond'' (si l'on excepte la volonté de Stone, à travers le film, de montrer sa position politique pour ce qui est de la légalisation du cannabis), est un film sans failles, mais paradoxalement, ne présente rien de stupéfiant (sans mauvais jeux de mots). 4 étoiles et demi 

 

Commenter cet article

selenie 07/10/2012 19:58

Heureux de revoir un Oliver Stone en forme, mais malgré tout il lui manque toujours son célèbre poil à gratter... 2/4

selenie 07/10/2012 19:56

Heureux de revoir un Oliver Stone en forme, mais malgré tout il lui manque toujours son célèbre poil à gratter... 2/4

ASBAF 06/10/2012 00:03

Je suis okay avec toi. Mais la 2ème fin transforme le film, jusque là impeccable, en gros film de gay. Forcément, ça m'a pas plu.

Nous sommes sociaux !