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Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


Shark 3D (David R. Ellis)

Publié par copa738 sur 4 Octobre 2011, 17:33pm

Catégories : #Films (Horreur)

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Synopsis : Au soleil de l’été, Sara et ses amis sont bien décidés à passer un week-end de pur fun sur une petite île privée d’un immense lac salé de Louisiane. Pourtant, lorsque Malik, le jeune footballeur vedette, sort d’une séance de ski nautique inconscient avec un bras en moins, l’ambiance n’est plus à la fête. Convaincue qu’il s’agit d’un accident, la petite bande embarque sur un speedboat afin de conduire le blessé à l’hôpital de toute urgence, mais les jeunes gens vont vite s’apercevoir que le lac est infesté de requins ultra agressifs. Pour Sara et les siens, face à des prédateurs prêts à tout pour qu’aucune proie ne leur échappe, c’est le début du cauchemar. Assiégés, piégés, dévorés, terrifiés, très peu reverront la terre ferme…

Dans les films d'horreur, et spécifiquement les films de requins, il y a toujours une routine, une sorte de cahier des charges qu'il faut toujours respecter. A la longue, ça devenait inintéressant. L'arrivée, il y a quelques années d'Open Water, relevait le niveau extrêmement bas du sous-genre. Cette fois-ci, plus de morts en rafales, de sursauts intempestifs et de dénouement abracadabrantesque où le spectateur prend conscience que le danger ne vient pas que des squales etc (cf : la fin ridicule et capilo-tractée de Raging Sharks). On venait de trouver un concept plutôt sympa, en misant sur l'authenticité des faits (tiré d'une histoire vraie, mise en scène comme un documentaire), le tout réalisé avec peu de moyens, mais avec des personnages plus travaillés (on sent la tension, avec l'envie de voir les héros s'en sortir, là où le sauvetage de Casper van Dien dans Shark Attack nous faisait presque mal au cœur). Cette année, on avait beaucoup vanté The Reef, série B gore qui semblait avoir réconcilié les fans avec le sous-genre. L'arrivée de Shark 3D dans la foulée était à prendre avec une pince à épiler, et quand on voit le résultat, on est curieusement surpris.

Forcément, c'est loin d'être le film de l'année. Évidemment, ça reste une série B, et bien sûr, la 3D ne sert à rien. Mais il y a un truc fun dans ce film. Véritable copié/collé de son alter-égo Piranha 3D, la ''version requin'' tire son épingle du jeu avec de vrais frissons, et un gore bien plus discret que celui de la bouse d'Aja. Hélas, une grosse partie du cahier des charges est respecté. On assiste toujours aux vacances de jeunes têtes-à-claques, avec le couple + la bombasse + le mec qui couche avec tout le monde + le mec intello-timido-puceau et ils mourront tous un par un, dans d'atroces souffrances, jusqu'à ce que les deux derniers survivants (un gars et une fille) ne se rendent compte du complot qui avait curieusement échappé au spectateur, mais qui a quand même un lien avec l'attaque massive de requins. Puis ils parviennent tous les deux à battre trois mecs qui ont chacun 8 kalachnikovs et 3 couteaux de plongés, pour ensuite se rouler une galoche, tandis qu'un requin surgit de nulle part pour un dernier frisson juste avant le générique. C'est si prévisible que ça devient presque excitant de s'amuser à deviner la suite du film.

Pas plus tranchant que le récent DF5, cet ultime film de requins mangeurs d'hommes a peu de chance de passer à la postérité, ça reste tout de même un film agréable à voir. Surtout pour l'étrangeté des requins ; ces derniers ayant la bonne habitude de sortir de l'eau pour aller boulotter leurs victimes humaines (résultat stupéfiant et favorisant largement le sursaut, malgré une perte définitive de toute crédibilité). Après les grognements dans Peur Bleue, après la nage en marche-arrière dans Jaws 3, voici le nouveau concept du film de requins : la chasse des squales par bonds de 10m hors de l'eau. Avec tout cela, le bon moment est assuré. Rires garantis pour l'absurdité des scènes, mais aussi pas mal d'angoisse.

En résumé, sans être un film d'horreur brillant, Shark 3D peut se vanter de faire rire et peur en même temps, ce qui ne peut être qu'encourageant pour le sous-genre, qui semble trouver une seconde jeunesse en ce début de décennie.

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Bob Morane 10/10/2011 10:52


Mouaif ! c'est bien ce que je pensais et m'a empêché d'aller le voir. Rien ne m'avais fais envie, et je crois que j'ai bien fais... ou pas :)


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