Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Copa Cinema

Copa Cinema

De la critique subjective mais juste


The Reef (Andrew Traucki)

Publié par copa738 sur 4 Janvier 2012, 18:20pm

Catégories : #Films (Horreur)

reef.jpg

 

Synopsis : Été 2010. Australie. Cinq amis partent en croisière pour des vacances de rêve. Mais lorsqu’ils font naufrage, le rêve vire au cauchemar : dans l’eau rôde une terrible menace…

Ça fait des années que ça dure, et on aurait tort de se priver d'un bon film de requins. Dans un lac, sur les côtes ou en plein large, ces grosses bestioles viendront vous saccager les nerfs, tout en vous dégoutant, film après film, de mettre votre petit orteil dans l'eau. The Reef arrivait début 2011, directement en DVD pour le plus grand malheur des fans. Alors une séance de rattrapage (tardive, certes) s'imposait. A la fin du film, on constate que les ficelles sont toujours aussi grosses, que le schéma narratif est déjà tracé avant même le début du film et que rien n'a été (ré)inventé. Cependant, il y a une magie qui opère avec The Reef, une sorte de tension assez marquante qui n'est pas sans rappeler le génial Open Water. Ils étaient deux, et maintenant ils sont cinq, cinq à ne pas arriver à se mettre d'accord, cinq à essayer de survivre dans les eaux profondes qui abritent toutes sortes d'espèces marines, et plus précisément celles qui mesurent plus de 4m et qui ont plus de dents que tu as de cheveux. Ici, c'est peut-être quelque chose de plus fort qui se passe, comme si le requin avait vraiment un rôle de vrai méchant (contrairement au film de Kentis, le requin attaque très vite et ne veut pas lâcher ses proies, comme pour les liquider jusqu'au dernier ; alors que les squales d'Open Water sont plus présentés comme des prédateurs opportunistes). Sans parler de chiffres (plus de personnages, moins de requins mais un animal plus gros etc), la différence entre The Reef et son mentor se fait au ressenti.

Le problème avec les films d'horreur, c'est qu'on a vite fais de les critiquer dans deux sens : un jour, tu trouves un film d'horreur nul parce que tu n'as pas assez flippé, et le lendemain, tu en détestes un autre parce qu'il s'est juste contenté de te foutre les boules. Ce genre de cinéma, très mal vu des cinéphiles, regorge pourtant de nombreux trésors sacrés, ou comment réussir à mettre mal à l'aise une foule de spectateurs en montrant la vue sous-marine d'un océan vide avec une musique qui monte. Le réalisateur du genre horrifique doit se concentrer sur l'efficacité de son œuvre, ainsi que dans l'aspect global pour ne pas friser le statut de navet. Dans The Reef, les acteurs ne sont pas mauvais, le scenario a déjà été vu mais n'est pas non-plus maladroit, et la réalisation est honorable. On vous le dit quand même : The Reef, sans sa dernière longue séquence où les personnages vont de rochers en rochers en se faisant attaquer à chaque fois entre deux, c'est plus du tout le même film.

En résumé, les amateurs de films d'épouvante seront servis, pour les autres, à vous de voir.

3 e¦ütoiles et demi

Commenter cet article

Nous sommes sociaux !