Synopsis : Dans un monde infesté de zombies, deux hommes tentent de survivre. Columbus, le plus jeune, est terrorisé à l'idée d'être dévoré. C'est une poule mouillée, mais sa prudence pourrait bien lui sauver la vie... Tallahassee, lui, est un chasseur de zombies qui ne craint plus rien ni personne. Armé d'un fusil d'assaut, il se donne corps et âme à la seule mission qui compte pour lui : trouver les derniers exemplaires de ses biscuits préférés, des Twinkies, encore disponibles sur Terre. Dans leur périple, les deux survivants sont rejoints par Wichita et Little Rock, deux jeunes filles. Tous ont désormais deux défis impossibles à relever : affronter les zombies et apprendre à s'entendre...
Comment rendre hommage aux films d'horreurs tout en se moquant d'eux ? Comment provoquer des éclats de rire chez les spectateurs lors d'une scène où un zombie dévore un cadavre ? Dès la scène d'ouverture, Zombieland montre le chemin : le personnage joué par Eisenberg (avec brio) nous paraît vite attachant et son humour, ces rules prennent rapidement les devants. La rencontre avec Harrelson ne pouvait qu'être explosive : deux acteurs talentueux s'allient pour défoncer du zombie, et c'est un sacré bonheur, croyez-moi. Pendant 1h30, notre cœur est sans cesse chamboulé par les personnages. L'humour ravageur et les effets gores se mêlent curieusement bien ensemble, et au final, on en redemande. Il n'y a finalement pas grand chose à dire de Bienvenue à Zombieland, parce que tout est si bien organisé qu'il est impossible d'y trouver des points négatifs.
A la manière des meilleurs films post-apocalyptiques, Bienvenue à Zombieland raconte la survie d'une poignée de personnes, confrontés sans cesse au danger, essayant en vain de se nourrir, en luttant pour ne pas mourir. Mais à l'inverse de certains films comme La Route, qui essayent de garder du sérieux, ce film parvient à faire des moments plats (comme dans beaucoup de ces films, certains passages parlent de la survie, et ne sont donc pas très intéressants) une joyeuse fable avec morale, humour et hémoglobine. Au-delà des scènes parodiques (Bill Murray en guest-star, ou encore la splendide scène finale) et des passages horrifiques, Zombieland est un parfait exemple d'inventivité (les rules qui apparaissent dans le décors, les petits passages explicatifs, la superbe voix-off d'Eisenberg). C'est surtout sa manière de nous communiquer la bonne humeur qui réjouit le spectateur, qui en demande toujours plus niveau rire et gore.
Que faut-il ajouter de plus ? Que c'est peut-être l'un des paris les plus osés de ces dernières années. Que c'est aussi le film qui a lancé la carrière de Jesse Eisenberg (déjà brillant ici, et qui survolera tout le peuple du cinéma dans Social Network). Que c'est peut-être l'un de mes plus grands éclats de rires de ces dernières années. Que le quatuor du film est l'un des plus attachants de tous les temps, que jamais une parodie n'avait été poussée autant à l'extrême depuis les Monty Python. Et enfin, que Fleischer a réussi à incorporer dans son film : humour, amour, violence, gore, sursauts, parodie, pastiche, montage astucieux, scénario fin, réalisation inventive. Et de la part d'un réalisateur peu connu tel que lui, on peut déjà considérer Bienvenue à Zombieland comme un exploit cinématographique, en attendant de pied ferme l'épisode 2, avec toujours les mêmes au rendez-vous : ça risque de saigner fort, et on attend que ça.
En résumé, un film drôle parodiant méchamment le genre de l'horreur, à ranger directement dans les belles surprises des dernières années.