Confronté à une fatalité qui ne l'arrange guère, notre tueur en série doit une nouvelle fois s'adapter pour survivre. Bien qu'un peu bordélique, la septième saison de Dexter est un petit bijou de suspense où se mêlent diverses émotions, hémoglobine, action, et coups de théâtre de plus en plus fréquents. La véritable nouveauté provient des personnages secondaires (''éphémères'', puisqu'ils ne tiennent en général pas plus d'une saison), qui se multiplient, et sont, en l'espace d'un épisode ou deux, au centre des intérêts et de l'action.
Un peu déboussolé, pris plusieurs fois dans des situations délicates (le final de l'épisode 3 reste à ce jour le plus effrayant de toute la série), notre Dexter est de plus en plus en dangers, si bien qu'on a, à plusieurs reprises, bien cru que la saison 7 était la dernière. Un rythme différent est emprunté : il y a plus de sous-intrigues, et, mise à part la relation tendue entre Deb et Dex, aucun thème ne suit la saison dans sa totalité (s'y succède les intrigues sur la réouverture de l’enquête sur le Bay Harbor Butcher, le pyromane, la mafia Ukrainienne, etc). La série se féminise, avec l'arrivée de la pulpeuse Hannah McKay, véritable déesse venue du ciel. Si la rencontre avec Dexter est un peu ridicule (une fin d'épisode 6 grotesque, bien qu'intrigante), leur relation va faire naître chez nous une certaine curiosité, et un bon paquet de doutes. C'est très simple : on a constamment la sensation que Dexter est en dangers, voilà pourquoi cette saison reste la plus dense, la plus palpitante parmi les sept.
On ne retrouve peut-être pas l'ambiance si particulière à la saison 1, la justesse des rebondissements de la saison 2, les punchlines de la saison 3, on n'a pas eu le droit à un final aussi beau que celui de la saison 4, ni une love story comparable à celle avec Lumen dans la saison 5, ni le coté mystique/divin de la saison 6, mais on aura tout de même eu une saison 7 vraiment énorme, avec quelques détails qui fâchent (la fin du dernier épisode est un poil décevante), mais beaucoup de rebondissements et la sensation que la série touche à sa fin, sans pour autant battre de l'aile.