Synopsis : Avec ses 12% de réussite au bac, le lycée Jules Ferry est le pire lycée de France. Ayant déjà épuisé toutes les méthodes conventionnelles, l’Inspecteur d’Académie, au désespoir, s’en remet aux conseils de son Adjoint. Ce dernier lui propose de recruter une équipe de professeurs selon une nouvelle formule : aux pires élèves, les pires profs pour soigner le mal par le mal… C’est sa dernière chance de sauver l’établissement, à condition de dépasser le seuil des 50% de réussite au bac. L'inspecteur accepte, pour le meilleur... et pour le pire.
Difficile de garder son calme, ses forces, sa patience, devant cette pseudo-comédie qui ne décroche pas plus de deux sourires gênés en pourtant 1h30 de film. C'est faible, bourré de clichés, absolument pas réaliste, et on retrouve tous les mauvais coté de la BD (couleurs vives, caricatures, gags loufoques) mais pas du tout l'humour subtil de la longue série de Pica et Erroc. Pourtant, on pouvait y croire en regardant cette bande-annonce qui promettait un spectacle bon enfant, un film dense qui part dans tous les sens et nous ferait beaucoup rire. Sauf que toutes les ''bonnes'' vannes sont déjà présentes dans cette bande-annonce, et que même le casting alléchant se vautre. Nanty, Laval, Clavier, Adams : on y trouve des acteurs connus et tout de même talentueux, pour finalement aboutir à des personnages vraiment mal écrits, absolument pas attachants, ni drôles, ni quoique ce soit.
De l'ennuie, de la fatigue, une bonne dose d'énervement : et voici ce que représente la comédie française à gros budget. Déjà on s'était fait avoir 2012 par le dernier Astérix, mais ici, c'est la mise qui est doublée avec un spectacle de piètre qualité, d'un goût douteux, aux rebondissements ridicules, le tout saupoudré d'un humour ringard qui laisse le spectateur de marbre. Pas besoin de trop s'attarder sur le sujet, on vous aura juste prévenu que Les Profs est un bel échec, en tous points. L'adaptation de bande-dessinée comique ne fait pas vraiment un carton en France, mieux vaudrait une extinction définitive de ce sous-genre (aux grands maux, les grands remèdes).
En résumé, la comédie française sous son plus mauvais jour, une belle merde comme on en a rarement vu.