Synopsis : Deux sœurs vont kidnapper leur mère pour l'obliger à les aimer.
Mise à part la scène tendue où Marina Foïs chante Une chanson douce, un peu bourrée, avec toute la rage de son corps, un fusil de chasse à la main, Maman est un enchainement assez lent mais pas dénué de sens, de situations cruelles où une mère ne parvient pas à aimer ses filles. On ne va pas en parler éternellement : Maman est un film sympathoche, mais il n'y a presque rien à dire dessus. En fait, l'affiche, le synopsis, l'annonce du casting, laissaient croire aux spectateurs qu'ils allaient voir une comédie. Seulement, ils se trompent royalement : le film est très sombre, silencieux, doté d'une atmosphère étouffante, dont on ne sort qu'à la fin (réconciliations un peu trop téléphonées). Maman est donc assez chiant, mais il y a une vraie étude des relations parents-enfants. Certains, en voyant le film, se sentiront visés et changeront leurs comportements. D'autres prendront conscience de la chance qu'ils ont d'avoir des relations saines avec leur famille. Comme dirait le professeur Monroe dans le mythique Cannibal Holocaust : montrer aux gens l'enfer pour qu'ils croient un peu en leur bonheur devient une nécessité. Maladroit dans la forme (réalisation peu soignée, scénario pas structuré – il y a presque un manque d'explications dans certaines scènes), Maman a pourtant un fond assez recherché, qui agit comme un puissant médicament sur les spectateurs, pas du tout conquis, mais qui trouvent bon de se servir de l'exemple du film, pour mieux vivre dans leur monde. On n'oubliera pas ces trois magnifiques actrices (Mathilde Seigner, Josiane Balasko et Marina Foïs), qui forment à elles seules les piliers du film.
En résumé, article très court pour un film vu il y a près d'un mois.