Synopsis : Robert Neville était un savant de haut niveau et de réputation mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d'origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd'hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre... Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d'autres survivants. Nul n'a encore répondu. Mais Neville n'est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne - on les appelle les "Infectés" - rôdent dans les ténèbres... observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l'ultime espoir de l'humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang. Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin...
Comment commencer une critique d'un film qui n'en vaut ni la peine de s'y attarder, ni la peine de le critiquer ? Peut-être parce que c'est sûrement l'un des films les plus surestimés de ces dernières années et que je commence à en avoir ras-le-bol de devoir me justifier lorsque certaines personnes me disent : « Ralala, mais comment tu fais pour détester cette bombe ! ». Si vous voulez que je me justifie, aucun problème, mais prenez gardes : je ne me suis jamais vraiment défoulé sur un film, et je pense qu'avec Je suis une légende, il est grand temps que cela se passe... Et donc, comment prouver par a+b que le film favori d'une foule de jeunes et d'amoureux d'effets spéciaux n'est en fait qu'un massacre du beau cinéma ? Le premier exemple est forcement la scène de l'explosion du pont de Brooklyn : scène de tous les records (6 milliards de dollars dépensés, 6 jours de tournage) mais aussi la scène la plus inutile qui soit. Cette fameuse scène est l'exemple-type du gaspillage d'argent à Hollywood, et de la quantité de vent brassé durant tout le film.
On a souvent venté, avec Je suis une légende, la fabuleuse (qui est tout de même un bien grand mot) de Will Smith, quasiment seul à l'écran pendant 1h40. Personnellement, je trouve qu'il se fait voler la vedette par le chien. Et tous ces effets spéciaux enviés par tous les studios du monde, ont-ils remarqués que les zombis de ce film ne ressemblaient à rien ? Ont-ils au moins regardé le film, où ont-ils dû batailler comme beaucoup d'autres pour ne pas fermer les yeux ? C'est donc un gros ennuie qui traverse la salle, jusqu'à un final un peu plus relevé mais téléphoné et sérieusement gonflant (genre le mec qui bataille pendant des mois pour vaincre des zombis et qui se ''suicide'' à la moindre opportunité de sauver le monde, ça peut éventuellement faire mouiller sa culotte à deux ou trois geeks, mais le reste ressent la queue de poisson à 3km à la ronde.
Mais puisque tout le monde à l'aire d'adôôôré ce chef d'uvre plein d'inventivité (primo : adaptation de livre, secundo : le sujet a déjà été abordé plusieurs fois au cinéma auparavant). Je peux comprendre que certaines personnes puissent avoir peur devant ce genre de film (n'étant pas très sensible à ce style d'horreur, j'ai tout de même pu remarquer que certains passages peuvent provoquer quelques sursauts, voir un ou deux hérissages de poils), je peux comprendre que certaines scènes puissent susciter quelques sentiments (la scène de l'achèvement du chien est très émouvante c'est que j'ai finit par m'y attacher, à ce sale cabot) et que l'intrigue puisse un tantinet passionner, mais que l'on extasie dessus comme on peut s'extasier sur un Kubrick, là je dis non.
En résumé, Je suis une légende, salué par la critique et les spectateurs est finalement un film creux, sans aucun intérêt qui se laisse regarder mais laisse tout sauf un souvenir impérissable.
Ma note : 3/10