2011, ça reste une année très hétérogène. Les chefs-d'œuvre se comptent sur les doigts d'une main, et beaucoup de bons réalisateurs ont déçu. 2011, c'est aussi une
année de découvertes, entre un Tree of Life ou un Drive qui repoussent les limites de la beauté plastique, ou encore Insidious qui redéfinit à lui tout seul les lois de
l'horreur, l'année n'a finalement pas été si mauvaise que ça. Mila Kunis (pétrifiante dans Black Swan, magnifique dans Sexe entre amis) et Christoph Waltz (hilarant dans
Carnage et Green Hornet) restent les deux grandes stars de 2011 (on peut y ajouter Natalie Portman et James Franco), et Aronofsky consolide son statut de réalisateur fou-génial.
2011 a été, pour ce qui est du petit écran, marqué par la saison 6 de Dexter, véritable claque dans la gueule qui surpasserait presque les précédentes (c'est dire) ; et aussi par la
série française fascinante à saison unique Signature, la saison 4 hilarante de Fais pas ci fais pas ça, ou encore l'excellent Bref ou Castle qui prolonge les
saisons sans lasser le spectateur (à l'inverse de NCIS qui est toujours efficace mais commence à tourner en rond). Cette année, ce fut aussi l'arrivée de Tintin, œuvre culte
avant même sa sortie, qui s'avère bon, mais au final décevant. Et tandis que les spectateurs se masturbent sur Hugo Cabret, les blogueurs, eux, commencent à établir un bilan. Pour ce qui
est de bibi, voici, par catégories, les classements qui regroupent les 41 films de 2011 vus par l'auteur (dont 34 au cinéma : record de 2010 – 27 – pulvérisé), avec quelques surprises
cependant.
Top 5
(ou comment un film d'horreur, un film de danse, un film de chirurgie, un film de voiture et un faux-documentaire sont devenus les
incontournables de 2011)
1) Black Swan (Darren Aronofsky) : sans conteste le
meilleur film de 2011, Black Swan est une longue descente aux enfers entre honte et trahison, entre rêve (cauchemar ?) et réalité ; là où la beauté des images et un twist final
monstrueux te scotchent à ton siège ; là où tu ressors complètement chamboulé, hypnotisé, mais bien conscient que tu viens d'assister à l'un des films les plus fascinants de l'histoire.
2) Insidious (James Wan) : boudé par la critique et une grande parti des blogueurs,
Insidious est pourtant l'un des films d'horreurs les plus traumatisants de sa génération, une sorte de train fantôme où n'importe quelle scène banale peut s'avérer être la source d'une
peur indescriptible, grâce à une musique glaçante, une histoire captivante et une réalisation inspirée (travail sur les couleurs et les ambiances, sans oublier les petits hommages à Saw
ou encore Shining).
3) La Piel que Habito (Pedro Almodovar) : le réalisateur culte espagnol instaure une ambiance
malsaine, froide, mais tellement belle ; il fabrique un monde autour d'une intrigue compliquée qui se dénoue dans des séquences finales à vous glacer le sang ; et par-dessus tout, il nous offre
une panoplie de personnages tous aussi fascinants les uns que les autres.
4) Polisse (Maïwenn) : une réalisation plate mais un scénario si émouvant qu'on en oubli tous les
détails contraignants, pour ne garder que le meilleur, à savoir une histoire humaine, profonde, qui nous pénètre, nous fait rire, pleurer en même temps ; au final, on se dit quand même que le
film ne vaut rien sans ses acteurs, qui pour le coup, mériteraient un César collectif.
5) Drive (Nicolas Winding Refn) : lent, troublant, percutant, violent, les adjectifs manquent pour
décrire l'œuvre de Refn, tant il est indéfinissable dans son fond comme dans sa forme ; sa forme en elle-même tutoie la perfection, si bien qu'on a vraiment du mal à considérer Drive
comme un film, là où on le considérerait plus comme un exercice de style pétrifiant avec la performance divine d'un Ryan Gosling presque muet.
Flop 5
(ou comment 5 réalisateurs de talent se retrouvent dans les fins-fonds des tops 2011)
1) Rien à déclarer (Dany Boon) : il avait fait hurler de rire la France entière il y a encore
quelques années, il est aujourd'hui à la tête du navet 2011, à la tête d'une comédie pas drôle qui use bien trop la corde des préjugés déjà plus ou moins exploités dans son film précédent ;
Rien à déclarer, c'est le film inutile de l'année, bourrin et bien beauf comme on l'attendait ; et dire que Boon est sur le projet du film Une jolie ch'tite famille, ça fait vraiment froid dans le dos.
2) Sucker Punch (Zack Snyder) : Trip personnel (mais pas si con que ça) d'un fou de jeux vidéos,
Sucker Punch (malgré un fond bien plus recherché qu'on peut le penser) s'éloigne bien trop du concept d'un film ; la superficialité de la forme vient complètement gâcher le spectacle,
devant une mince foule de spectateurs qui prient pour que le cauchemar s'arrête.
3) The Tree of Life (Terrence Malick) : Magnifique, doté d'un esthétisme frôlant la perfection, la
récente (et controversée) Palme d'Or reste tout de même un film bien trop compliqué, si bien qu'on s'en bat royalement les couilles de la vie de cette famille, en encore plus du big-bang
ou des mœurs du crétacé ; le pire, c'est que cette accumulation d'archives de National Géographic aurait pu être le film du siècle, si Malick ne s'était pas embourbé dans un cinéma
religieux sectaire et n'avait pas dévoilé tant de prétention.
4) Animal Kingdom (David Michôd) : Film de gangster sans action, ni âme, laissant de marbre et
emmerdant royalement le spectateur, Animal Kingdom reste un film très pauvre, malgré une réalisation nette et un scénario prometteur ; mais bon sang, qu'est ce qu'on s'est fait
chier.
5) Balada Triste (Alex de la Iglesia) : On a beau être un cinéaste talentueux, être le grand pote de
Dieu Tarantino et avoir raflé tous les prix, on a beau offrir un cinéma innovant, de qualité, faisant rire, peur et pleurer, on a beau scotcher
tout un peuple en montrant une scène dans un vieux cinéma (passage mythique du Balada Triste de Trompeta du vieux Sin un adios), on peut aussi offrir un film transparent, sans
goût, et se planter dans les grandes largeurs (dommage).
Du côté de chez nous
(ou les 6 films – sans compter Polisse – venant de l'hexagone vus par l'auteur classés du meilleur au moins
bon)
1) Les Lyonnais (Olivier Marchal) : Les années passent, et ça faisait
bien longtemps qu'on avait pas vu une saga (presque) historique aussi vivante, aussi sanglante et enivrante ; on a beau dire qu'on n'égalera jamais le Parrain de Coppola, on reste quand
même sur le cul devant ce chef d'œuvre (oui oui) contemporain (et voir Lanvin en gangsta, ça fait plaisir).
2) La Guerre est déclarée (Valérie Donzelli) : L'histoire peu commune de Roméo et Juliette, vivant
avec un enfant malade, plaisantant avec ce mal qui les ronge petit à petit, l'histoire profondément humaine de deux êtres humains qui se battent contre eux mêmes pour survivre, une histoire
intense qui vous fera couler une belle petite larme à la fin, une histoire touchante qui donne un film réussi.
3) Omar m'a tuer (Roschdy Zem) : L'un a brillé l'année dernière en tant qu'acteur dans A bout
portant, il a, cette année, réalisé un vrai bon film aux airs historiques avec une réalisation simple, mais un scénario (avec double intrigue en flashforwards) ; l'autre a joué en
2011 dans la série-choc Signature et a offert au public l'interprétation unique d'Omar Raddad, comme personne d'autre n'aurait pu le faire.
4) Intouchables (Éric Toledano, Olivier Nakache) : Comment passer à côté du phénomène de 2011 ? - le
film qui a envouté environ 17 millions de spectateurs n'est pas si exceptionnel que ça, mais on y trouve de tout (rires, émotions, critiques de la société) et c'est finalement ce-dont on avait le
plus besoin en cette période de crise ; Intouchables, c'est donc le film-remède de cette année.
5) Des vents contraires (Jalil Lespert) : Avec quelques erreurs (des lenteurs, des sous-intrigues qui
font un peu oublier l'idée principale), ce film est tout de même un beau bout de vie, une émotion partagée entre toute l'équipe technique et nous-même, avec de bons acteurs, et un scénario bien
construit.
6) Hollywoo (Frédéric Berthe) : Gros éclat de rire de cette fin d'année, Hollywoo est
dispensable dans la mesure où l'ensemble reste un cocktail beauf-bling-bling à deux sous, qui a limite sa place en deuxième partie de soirée sur TF1, malgré l'humour et malgré les bons
acteurs.
Masters of horror (ou pas)
(ou pourquoi – à l'exception du monument Insidious – les films d'horreur de 2011 se sont avérés n'être que des films
basiques)
1) Frozen (Adam Green) : Oui il y a un hommage à Spielberg, oui le film
est particulièrement flippant et l'histoire prenante (scénario très bien ficelé), et oui, il est fort probable qu'après Frozen, vous aurez du mal à monter sur un télésiège la nuit
tombée, mais ça reste cependant un film d'horreur qui, bien que bien fait, ne sort pas de l'ordinaire.
2)
The Reef (Andrew Traucki) : Quand on essaye d'imiter l'un des plus gros thriller squalique de tous les temps (Open
Water, bien sûr), il faut quand même envoyer du pâté ; chose plus ou moins faite avec The Reef, bon petit frisson de l'année qui n'est pas passé inaperçu ; on reste loin des piliers
du genre, mais on remarquera quelques accélérations cardiaques et pas mal de frissons.
3) Scream 4 (Wes Craven) : Craven se réinvente (?) et offre un remake
non-avoué de son premier Scream ; rien n'a changé, si ce n'est les films nommés ; et ce serait le seul (mais gros) reproche qu'on pourrait faire au réalisateur, tant ce numéro 4 copie le
premier, sans vraiment se renouveler, l'effet de surprise n'est donc pas là, et c'en est bien dommage.
4) Destination finale 5 (Steven Quale) : Petite rigolade gore de
l'année, ce DF5 est peut-être un peu creux dans son fond, mais nous donne cependant un spectacle horrifique de qualité, avec ses hauts (la scène de la salle de gym, waaaa) et ses bas
(dialogues pourris, acteurs mauvais, dénouement à la con).
5) Shark 3D (David R. Ellis) : Tellement débile, tellement tiré par les cheveux, tellement superficiel à la vue de ces requins grossiers faits en
images de synthèse, et au final, sans forcément avoir pris son pied, ce Shark 3D n'est pas entièrement déplaisant.
Valeurs sûres
(ou comment 7 réalisateurs talentueux et surtout oscarisables nous ont pondus leurs films cette année, avec plus ou moins de
réussite)
1) Carnage
(Roman Polanski) : Quatre acteurs monumentaux se disputent dans un huit-clos où la tension montante est équivalente à nos
fous-rires ; de l'excellente comédie qui passe en un rien de temps, avec toute la maestria
de Polanski et un Christoph Waltz vraiment excellent, sans oublier cette mémorable scène de vomi (la plus réaliste jamais faite de
toute l'histoire du septième art).
2) Minuit à Paris (Woody Allen) : Il a beau se tuer à nous sortir un
film par an, ce bon vieux Woody fait toujours de l'excellent travail ; ici, c'est une véritable déclaration d'amour à Paris, à l'art, aux anciens grands de ce monde qu'il fait, tout en ne se
privant pas de faire rire, briller ses acteurs et ramener sa science érudite à chaque scène.
3) 127 heures
(Danny Boyle) : Après avoir fait de l'histoire d'un jeune indien des bidonvilles devenant millionnaire l'un des contes les plus
humains de la décennie, Boyle passe de l'ascension à la descente aux enfers, ou comment avoir tout et tout perdre (enfin, juste un bras) le temps d'une randonnée extrême et de 127 heures au fond
d'un canyon, là où l'évasion spirituelle remplace temporairement une évasion physique devenue impossible.
4) Même la pluie
(Iciar Bollain) : Dans ce film aux multiples thèmes (réalisation d'un film historique, la Guerre de l'eau), le spectateur ne voit pas le temps
passer, et succombe devant tant de justesse, tant de beauté, si bien qu'on en ressort assez heureux, frais, perturbé aussi ; Même la pluie est un film rigoureux qui ne laisse pas indifférent, et au final, les mots
manquent pour décrire ce que nous ressentons.
5) Fighter
(David O. Russell) : Un peu lent au démarrage, Fighter nous prend cependant grave aux tripes dans un final époustouflant, tellement
puissant qu'on en tomberait dans les pommes ; et que dire des performances de Christian Bale (il en fait des tonnes mais on peut dire qu'il n'a pas volé son Oscar) et de Mark Wahlberg (taciturne,
attachant) ou encore de Melissa Leo ?
6) Le Discours d'un
Roi (Tom Hooper) : Il a presque tout raflé aux Oscars, mais ce Discours d'un Roi n'est pas le chef d'œuvre attendu ;
certes, l'histoire est très bien construite et Colin Firth est exceptionnel, mais Hooper reste tout de même une sorte d'imposteur, qui a su utiliser les bonnes ficelles pour triompher ; et même
si les méthodes sont unorthodoxes, on ne s'attardera pas des années sur ce beau film qui reste et restera anecdotique.
7) True Grit (Frères Coen) : Les deux brothers nous tartinent 2h de western pauvre, sans
véritable objectif ; le résultat est une sorte d'histoire poussiéreuse et ennuyeuse qu'on a vite oublié le générique passé, après notamment un final raté et un monstrueux faux raccord de la
traversée de la rivière, à faire pâlir Ed Wood Jr.
Animation
(ou comment 4 films te font amèrement regretter Raiponce, Moi moche et méchant et Toy Story
3)
1) Les Contes de la Nuit (Michel Ocelot) : Le papa des chefs d'œuvre
Kirikou et surtout Princes et Princesses a progressé dans la forme (des dessins animés tellement beaux que la voisine du premier rang en a mouillé sa culotte) mais a perdu la
qualité dans la narration de ses contes ; ça reste tout de même du bon film d'animation, un peu faiblard tout de même pour un ''premier de liste''.
2) Rango (Gore Verbinski) : Outre les nombreuses similitudes avec
Pirates des Caraïbes, outre le fait que ce Rango soit très bien foutu et qu'il fasse un grand hommage aux westerns, il lui manque pas mal de chose pour qu'il décolle vraiment,
et c'est après près de 2h de grand spectacle ennuyeux qu'on se rend compte qu'on aurait mieux fait de rester chez nous à regarder la télé.
3) Tintin (Steven Spielberg) : On a proclamé chef d'œuvre ce film car
c'est monsieur Spielberg qui était aux commandes, on a tous crié à la révolution numérique en disant que la motion-capture est exceptionnelle car c'est monsieur Spielberg qui était aux commandes,
mais quand on réfléchit deux minutes, on se rend compte que ce Tintin n'est pas mauvais, mais qu'il a tout de même été vachement surestimé.
4) Titeuf (Zep) : Le créateur de l'une des BD les plus drôles du monde
s'essaye à une adaptation cinématographique ; morale de l'histoire : Zep est bien meilleur quand il fait parler Titeuf avec des bulles, et s'il l'avait compris par lui même, on aurait
pas été obligé de se taper ce film (qui n'est pas une merde tout de même).
Franchises
(ou comment te faire prendre conscience que les suites de film peuvent être à la fois de très bonnes idées, ou au contraire s'avérer
inutiles)
1) La Planète des singes : Les Origines (Rupert Wyatt) : Le twist
ending du premier opus nous avait tellement secoué qu'on avait envie d'en savoir plus, même si cela nous paraissait évident bien que tiré par les cheveux ; avec ce prequel, on est
servi niveau effets spéciaux, et on passe un agréable moment, tout en restant ébahis devant la tournure que ça prend (le final est à la hauteur de nos attentes) ; bref, le meilleur
blockbuster de l'année.
2) Very Bad Trip 2 (Todd Phillips) : On reprend les mêmes et on
recommence ; la suite du succès surprise de 2009 est un cocktail explosif et hilarant de situations capillo-tractées et de gags tranchants, et même si ça ne vole pas bien haut, Very Bad Trip
2 est un divertissement savoureux qui te donne des crampes tellement tu ris.
3) Pirates des Caraïbes 4 (Rob Marshall) : Pas exceptionnel, plutôt mou
du genou, le dernier opus de la saga de pirates la plus connue au monde est assez décevant, mais reste tout de même de bonne qualité ; l'essentiel étant là, à savoir les gags, l'action et
surtout, surtout Jack Sparrow.
4) Harry Potter 7.2 (David Yates) : Inutile, expéditif (tu as toujours
du mal à digérer la façon dont l'intrigue qui te fait passer des nuits blanches depuis près de 10 ans, a pris fin d'une manière si rapide), ce dernier volet de la franchise la plus lucrative de
tous les temps est tout le contraire de l'épisode précédent (on reprochait au 7.1 sa lenteur, ici, on lui reproche sa rapidité d'exécution) et donc un film raté.
Grand spectacle et box-office
(ou comment 5 films faits pour amasser du fric se sont avérés tout sauf mauvais)
1) The Green Hornet (Michel Gondry) : La bon humeur règne chez Gondry,
et quand on y ajoute un quatuor d'acteurs talentueux (Waltz en tête, bien évidemment), un scénario surprenant et des effets spéciaux à te couper le souffle, ça nous donne une superproduction de
grande classe, qui ne se prend pas au sérieux et détend royalement (on laisse de côté l'inutile utilisation de la 3D).
2) Super 8 (J. J. Abrams) : Hommage au cinéma de Spielberg, ce Super 8
est avant tout un film bien fait, qui tient en halène et éblouis (la scène du déraillement est l'une des plus impressionnante de l'année, avec un son monstrueux) ; à noter un final bâclé et des
effets visuels décapant.
3) World Invasion : Battle Los Angeles (Jonathan Liebesman) : On l'a
humilié, vite considéré comme un navet et pourtant, ce World Invasion n'a rien de vraiment mauvais ; pas le temps de s'ennuyer, ni même de se concentrer sur l'intrigue et les
personnages, nous subissons le film car il dégage quelque chose qui nous attire et nous fait – malgré des passages lourds et des répliques qui sonnent faux – passer un bon moment.
4) Sexe entre amis (Will Gluck) : C'est gentillet, drôle, frais,
divertissant, mais surtout, il y a Mila Kunis, étincelante 24 fois par seconde durant tout le film, elle forme surtout une parfaite osmose avec Justin Timberlake et brille une nouvelle fois dans
cette comédie romantique qui passe le temps.
5) Contagion (Steven Soderbergh) : D'une manière assez pétrifiante,
Soderbergh nous rend hypocondriaque, et rend réel ce film d'anticipation qui, malgré pas mal de défauts, agit sur nous d'une manière franchement efficace.
2012, en attendant la fin du monde
(ou tout simplement les 5 films qui nourrissent mes attentes en 2012, en attendant aussi la septième saison de Dexter et un
hypothétique huitième Saw)
Millenium (David Fincher) parce que c'est l'un des meilleurs cinéastes contemporains qui
s'essaye au best-seller de Stieg Larsson, et que, curieusement, on sent qu'on va en prendre plein la gueule.
Django Unchained (Quentin Tarantino) parce qu'un Tarantino ne se manque pas et que, quand
on sait que Christoph Waltz et Leo DiCaprio sont de la partie, on a du mal à ne pas saliver.
The Dark Knight Rises (Christopher Nolan) parce que depuis son deuxième Batman,
Nolan fait un sans-fautes et qu'on a bien envie de voir comment il va mettre un terme à sa saga (suspense, suspense).
Bilbo le hobbit (Peter Jackson) parce que c'est le prequel du Seigneur des
Anneaux et qu'on a aussi envie de savoir ce qui s'est passé avant, et puis, on attend Jackson au tournant niveau effets spéciaux.
Prometheus (Ridley Scott) parce que Ridley Scott reste Ridley Scott et qu'on suivra avec
plaisir cette épopée annoncée grandiose qui reprend les grandes lignes d'un certain Alien (ça ''promet'').
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