Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 15:56

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Synopsis : Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille. Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui. Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…

David Fincher, qui repousse les limites du cinéma à chaque nouveau film, réinvente (sans presque rien changer) le best-seller de Stieg Larsson, en y instaurant sa propre ambiance (sombre, grise, brumeuse, métallique), avec une partition musicale effrayante, un scénario ne laissant aucune place à l'ennuie, des acteurs hantés par leurs personnages, et aussi un bon gros lot de scènes qui font froid dans le dos rien qu'en y repensant. Ainsi, on peut parler de Millenium comme d'un film composé de tout ce qui avait fait le succès des derniers films du réalisateur : on y retrouve une ambiance oppressante à la Alien3, un suspense parfaitement maîtrisé à la Panic Room ou The Game, un twist glaçant à la Se7en, l'organisation méticuleuse d'une enquête policière à la Zodiac, une magnifique réalisation à la Benjamin Button ou encore des passages humoristiques à la Fight Club ou The Social Network. David Fincher est donc un réalisateur hors catégories, bien au-dessus de n'importe quel Spielberg ou Burton : un cinéaste qui, à chaque film, analyse ce qui va pour le remettre dans ses futurs films, et analyse également ce qui ne va pas, pour ne plus refaire les mêmes erreurs à l'avenir. Troublant, enivrant, choquant parfois, son dernier film n'est peut-être pas son meilleur, mais il est très difficile de lui trouver une faille, tant les éléments sont idéalement assemblés.

En quelques secondes, Fincher instaure un ambiance déjà lourde à supporter (il n'y a qu'à voir ce magnifique générique d'ouverture pour comprendre qu'on va être retournés dans tous les sens pendant plus de 2h30), impose son style (du travail propre, méticuleux, avec des personnages plus que réels et des dialogues qui sonnent vrai) et prend immédiatement les commandes. Le spectateur subit donc le film autant que Lisbeth subit ce qui lui arrive (une scène de viol vraiment affreuse, dont seul Fincher à la secret), et semble être aussi perdu que Mikael, si bien qu'on s'attache très vite aux deux protagonistes, au point d'être heureux qu'ils se retrouvent pour une dernière partie riche en rebondissements. Chaque plan, chaque réplique, est un joyau, et même s'il y a des lenteurs (minimes, on vous rassure), Millenium est une œuvre déroutante, étonnante de justesse, et à deux doigts d'être parfaite. On retiendra une belle étude de deux personnages vraiment différents, un gros travail sur la réalisation et les ambiances, et une maitrise assez folle de tout ce qui compose un film. On retiendra aussi que le script original (de Stieg Larsson) maintient le spectateur en haleine, lui fait perdre le nord, jusqu'à une fin tragique, le laissant perplexe, déjà prêt à enquiller sur Millenium 2, pour voir la suite des aventures de Lisbeth, campée par une Rooney Mara, brute et stoïque à l'extérieur, mais sensible à l'intérieur. Et même s'il sera beaucoup moins présent dans le prochain film de la saga, Mikael continuera de nous intéresser (le personnage est vraiment très attachant), grâce à l'interprétation d'un Daniel Craig en grande forme, qui prouve qu'il peut jouer autre chose que James Bond, et qu'il peut même le faire en mieux.

En résumé, David Fincher met d'ores et déjà la barre très haut, vous serez prévenus messieurs Tarantino, Nolan et autre Jackson...

4 e¦ütoiles et demi

Par copa738 - Publié dans : Films (Policier)
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 15:26

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In the Air (Jason Reitman)

Synopsis : L'odyssée de Ryan Bingham, un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement (mariage, propriété, famille) jusqu'à ce que sa rencontre avec deux femmes ne le ramène sur terre.

Justesse dans l'écriture, excellence dans l'interprétation, pertinence dans la réalisation : In the Air n'est peut-être pas un film parfait, mais il allie avec harmonie les éléments, pour que cela devienne consistant. Consistant dans la mesure où rien n'est prévisible, puisqu'il ne se passe presque rien. Mais le plus important ne réside pas là-dedans, non : il est dans l'image de la société qui y est dévoilée, comme si un miroir légèrement déformant se plaçait devant nous, et nous parlait en nous disant ce qui va bien, mais surtout ce qui ne va pas. Ici, malgré un rythme lent, on perçoit rapidement le but du film, à savoir : montrer au peuple ce qu'est la société d'aujourd'hui. Cette société en elle-même est montrée sous un visage noir caché par un masque blanc, entre travailleurs qui gravissent les échelons sans scrupules et les dépits amoureux/amicaux de ces derniers ; tout cela pour vous dire qu'il y a autre chose dans la vie que le travail, que l'argent ne fait pas le bonheur et patati et patata. 3 e¦ütoiles et demi

 

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Les Raisins de la colère (John Ford)

Synopsis : Un jeune homme rentre à la ferme familiale en Oklahoma, après avoir purgé une peine de quatre ans de prison pour homicide involontaire. La Grande Dépression sévit alors et comme beaucoup d’autres fermiers, sa famille est chassée de son exploitation. Ensemble, ils partent à travers le pays dans l’espoir de trouver, un jour, du travail en Californie. C’est le début d’un périple éprouvant, de camps de réfugiés en bidonvilles de fortunes, dans une Amérique en proie à la misère et à l’oppression...

Avec un noir et blanc magnifique, une écriture propre et une réalisation inspirée (jeu de lumière et d'ombres, visages pris en gros plan), on aurait tort de ne pas considérer Les Raisins de la colère comme un chef d'œuvre. Mais il y a peut-être trop de longueurs, des personnages pas si empathiques que ça (c'est subjectif, bien sûr) et aussi une histoire qui nous dépasse, comme si la cruauté du thème (Grande Dépression vue sous un œil catastrophé, médusé) ne nous touchait que trop peu (ce qui est bien dommage). C'est donc en retrait que l'on part sur les routes aux cotés de cette famille, où les drames s'accumulent sans que personne n'ose reculer. Grande bataille pour la survie, ou tout simplement pour l'honneur, Les Raisins de la colère, road movie intense, est peut-être imparfait, mais pas si mauvais dans le fond. Ça reste un film culte qui a subit l'épreuve de temps mais qui a peut-être perdu un peu d'ampleur après toutes ces années.

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Fight Club (David Fincher)

Synopsis : Le narrateur, sans identité précise, vit seul, travaille seul, dort seul, mange seul ses plateaux-repas pour une personne comme beaucoup d'autres personnes seules qui connaissent la misère humaine, morale et sexuelle. C'est pourquoi il va devenir membre du Fight club, un lieu clandestin ou il va pouvoir retrouver sa virilité, l'échange et la communication. Ce club est dirigé par Tyler Durden, une sorte d'anarchiste entre gourou et philosophe qui prêche l'amour de son prochain.

Difficile de retomber sur terre après ce choc qu'est Fight Club. On attendait juste un film où la violence règnerait, Fincher nous offre carrément autre chose. En plus d'être magnifiquement filmé, Fight Club est doté d'un scénario réfléchi sous des centaines d'angles, de prises de vues, avec des méthodes étourdissantes (la toute fin illustre parfaitement le génie de Fincher). La vision du monde y est pessimiste mais surtout avant-gardiste : l'être humain est, aux yeux du réalisateur, pas plus important qu'une merde au fond du caniveau. La précarité (la narrateur qui vit dans une maison immonde avec Tyler), la maladie (le narrateur se rend à des réunions entre ''mourants''), les conditions de travail (la narrateur est exploité par un patron tyrannique) ou encore la violence montante (la banalisation de la violence montre que la société contemporaine règle une grosse partie des conflits en faisant saigner), y sont traités avec une infime justesse ; et c'est lorsque l'on découvre ce twist ending mémorable qu'on peut vraiment crier au chef d'œuvre.

4 e¦ütoiles et demi

 

Par copa738 - Publié dans : Critiques express
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 12:32

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2011, ça reste une année très hétérogène. Les chefs-d'œuvre se comptent sur les doigts d'une main, et beaucoup de bons réalisateurs ont déçu. 2011, c'est aussi une année de découvertes, entre un Tree of Life ou un Drive qui repoussent les limites de la beauté plastique, ou encore Insidious qui redéfinit à lui tout seul les lois de l'horreur, l'année n'a finalement pas été si mauvaise que ça. Mila Kunis (pétrifiante dans Black Swan, magnifique dans Sexe entre amis) et Christoph Waltz (hilarant dans Carnage et Green Hornet) restent les deux grandes stars de 2011 (on peut y ajouter Natalie Portman et James Franco), et Aronofsky consolide son statut de réalisateur fou-génial. 2011 a été, pour ce qui est du petit écran, marqué par la saison 6 de Dexter, véritable claque dans la gueule qui surpasserait presque les précédentes (c'est dire) ; et aussi par la série française fascinante à saison unique Signature, la saison 4 hilarante de Fais pas ci fais pas ça, ou encore l'excellent Bref ou Castle qui prolonge les saisons sans lasser le spectateur (à l'inverse de NCIS qui est toujours efficace mais commence à tourner en rond). Cette année, ce fut aussi l'arrivée de Tintin, œuvre culte avant même sa sortie, qui s'avère bon, mais au final décevant. Et tandis que les spectateurs se masturbent sur Hugo Cabret, les blogueurs, eux, commencent à établir un bilan. Pour ce qui est de bibi, voici, par catégories, les classements qui regroupent les 41 films de 2011 vus par l'auteur (dont 34 au cinéma : record de 2010 – 27 – pulvérisé), avec quelques surprises cependant.

 

Top 5

(ou comment un film d'horreur, un film de danse, un film de chirurgie, un film de voiture et un faux-documentaire sont devenus les incontournables de 2011)

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1) Black Swan (Darren Aronofsky) : sans conteste le meilleur film de 2011, Black Swan est une longue descente aux enfers entre honte et trahison, entre rêve (cauchemar ?) et réalité ; là où la beauté des images et un twist final monstrueux te scotchent à ton siège ; là où tu ressors complètement chamboulé, hypnotisé, mais bien conscient que tu viens d'assister à l'un des films les plus fascinants de l'histoire.

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2) Insidious (James Wan) : boudé par la critique et une grande parti des blogueurs, Insidious est pourtant l'un des films d'horreurs les plus traumatisants de sa génération, une sorte de train fantôme où n'importe quelle scène banale peut s'avérer être la source d'une peur indescriptible, grâce à une musique glaçante, une histoire captivante et une réalisation inspirée (travail sur les couleurs et les ambiances, sans oublier les petits hommages à Saw ou encore Shining).

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3) La Piel que Habito (Pedro Almodovar) : le réalisateur culte espagnol instaure une ambiance malsaine, froide, mais tellement belle ; il fabrique un monde autour d'une intrigue compliquée qui se dénoue dans des séquences finales à vous glacer le sang ; et par-dessus tout, il nous offre une panoplie de personnages tous aussi fascinants les uns que les autres.

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4) Polisse (Maïwenn) : une réalisation plate mais un scénario si émouvant qu'on en oubli tous les détails contraignants, pour ne garder que le meilleur, à savoir une histoire humaine, profonde, qui nous pénètre, nous fait rire, pleurer en même temps ; au final, on se dit quand même que le film ne vaut rien sans ses acteurs, qui pour le coup, mériteraient un César collectif.

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5) Drive (Nicolas Winding Refn) : lent, troublant, percutant, violent, les adjectifs manquent pour décrire l'œuvre de Refn, tant il est indéfinissable dans son fond comme dans sa forme ; sa forme en elle-même tutoie la perfection, si bien qu'on a vraiment du mal à considérer Drive comme un film, là où on le considérerait plus comme un exercice de style pétrifiant avec la performance divine d'un Ryan Gosling presque muet.

 

 

Flop 5

(ou comment 5 réalisateurs de talent se retrouvent dans les fins-fonds des tops 2011)

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1) Rien à déclarer (Dany Boon) : il avait fait hurler de rire la France entière il y a encore quelques années, il est aujourd'hui à la tête du navet 2011, à la tête d'une comédie pas drôle qui use bien trop la corde des préjugés déjà plus ou moins exploités dans son film précédent ; Rien à déclarer, c'est le film inutile de l'année, bourrin et bien beauf comme on l'attendait ; et dire que Boon est sur le projet du film Une jolie ch'tite famille, ça fait vraiment froid dans le dos.

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2) Sucker Punch (Zack Snyder) : Trip personnel (mais pas si con que ça) d'un fou de jeux vidéos, Sucker Punch (malgré un fond bien plus recherché qu'on peut le penser) s'éloigne bien trop du concept d'un film ; la superficialité de la forme vient complètement gâcher le spectacle, devant une mince foule de spectateurs qui prient pour que le cauchemar s'arrête.

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3) The Tree of Life (Terrence Malick) : Magnifique, doté d'un esthétisme frôlant la perfection, la récente (et controversée) Palme d'Or reste tout de même un film bien trop compliqué, si bien qu'on s'en bat royalement les couilles de la vie de cette famille, en encore plus du big-bang ou des mœurs du crétacé ; le pire, c'est que cette accumulation d'archives de National Géographic aurait pu être le film du siècle, si Malick ne s'était pas embourbé dans un cinéma religieux sectaire et n'avait pas dévoilé tant de prétention.

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4) Animal Kingdom (David Michôd) : Film de gangster sans action, ni âme, laissant de marbre et emmerdant royalement le spectateur, Animal Kingdom reste un film très pauvre, malgré une réalisation nette et un scénario prometteur ; mais bon sang, qu'est ce qu'on s'est fait chier.

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5) Balada Triste (Alex de la Iglesia) : On a beau être un cinéaste talentueux, être le grand pote de Dieu Tarantino et avoir raflé tous les prix, on a beau offrir un cinéma innovant, de qualité, faisant rire, peur et pleurer, on a beau scotcher tout un peuple en montrant une scène dans un vieux cinéma (passage mythique du Balada Triste de Trompeta du vieux Sin un adios), on peut aussi offrir un film transparent, sans goût, et se planter dans les grandes largeurs (dommage).

 

 

Du côté de chez nous

(ou les 6 films – sans compter Polisse – venant de l'hexagone vus par l'auteur classés du meilleur au moins bon)

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1) Les Lyonnais (Olivier Marchal) : Les années passent, et ça faisait bien longtemps qu'on avait pas vu une saga (presque) historique aussi vivante, aussi sanglante et enivrante ; on a beau dire qu'on n'égalera jamais le Parrain de Coppola, on reste quand même sur le cul devant ce chef d'œuvre (oui oui) contemporain (et voir Lanvin en gangsta, ça fait plaisir).

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2) La Guerre est déclarée (Valérie Donzelli) : L'histoire peu commune de Roméo et Juliette, vivant avec un enfant malade, plaisantant avec ce mal qui les ronge petit à petit, l'histoire profondément humaine de deux êtres humains qui se battent contre eux mêmes pour survivre, une histoire intense qui vous fera couler une belle petite larme à la fin, une histoire touchante qui donne un film réussi.

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3) Omar m'a tuer (Roschdy Zem) : L'un a brillé l'année dernière en tant qu'acteur dans A bout portant, il a, cette année, réalisé un vrai bon film aux airs historiques avec une réalisation simple, mais un scénario (avec double intrigue en flashforwards) ; l'autre a joué en 2011 dans la série-choc Signature et a offert au public l'interprétation unique d'Omar Raddad, comme personne d'autre n'aurait pu le faire.

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4) Intouchables (Éric Toledano, Olivier Nakache) : Comment passer à côté du phénomène de 2011 ? - le film qui a envouté environ 17 millions de spectateurs n'est pas si exceptionnel que ça, mais on y trouve de tout (rires, émotions, critiques de la société) et c'est finalement ce-dont on avait le plus besoin en cette période de crise ; Intouchables, c'est donc le film-remède de cette année.

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5) Des vents contraires (Jalil Lespert) : Avec quelques erreurs (des lenteurs, des sous-intrigues qui font un peu oublier l'idée principale), ce film est tout de même un beau bout de vie, une émotion partagée entre toute l'équipe technique et nous-même, avec de bons acteurs, et un scénario bien construit.

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6) Hollywoo (Frédéric Berthe) : Gros éclat de rire de cette fin d'année, Hollywoo est dispensable dans la mesure où l'ensemble reste un cocktail beauf-bling-bling à deux sous, qui a limite sa place en deuxième partie de soirée sur TF1, malgré l'humour et malgré les bons acteurs.

 

 

Masters of horror (ou pas)

(ou pourquoi – à l'exception du monument Insidious – les films d'horreur de 2011 se sont avérés n'être que des films basiques)

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1) Frozen (Adam Green) : Oui il y a un hommage à Spielberg, oui le film est particulièrement flippant et l'histoire prenante (scénario très bien ficelé), et oui, il est fort probable qu'après Frozen, vous aurez du mal à monter sur un télésiège la nuit tombée, mais ça reste cependant un film d'horreur qui, bien que bien fait, ne sort pas de l'ordinaire.

the-reef.jpg 2) The Reef (Andrew Traucki) : Quand on essaye d'imiter l'un des plus gros thriller squalique de tous les temps (Open Water, bien sûr), il faut quand même envoyer du pâté ; chose plus ou moins faite avec The Reef, bon petit frisson de l'année qui n'est pas passé inaperçu ; on reste loin des piliers du genre, mais on remarquera quelques accélérations cardiaques et pas mal de frissons.

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3) Scream 4 (Wes Craven) : Craven se réinvente (?) et offre un remake non-avoué de son premier Scream ; rien n'a changé, si ce n'est les films nommés ; et ce serait le seul (mais gros) reproche qu'on pourrait faire au réalisateur, tant ce numéro 4 copie le premier, sans vraiment se renouveler, l'effet de surprise n'est donc pas là, et c'en est bien dommage.

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4) Destination finale 5 (Steven Quale) : Petite rigolade gore de l'année, ce DF5 est peut-être un peu creux dans son fond, mais nous donne cependant un spectacle horrifique de qualité, avec ses hauts (la scène de la salle de gym, waaaa) et ses bas (dialogues pourris, acteurs mauvais, dénouement à la con).

shark.jpg 5) Shark 3D (David R. Ellis) : Tellement débile, tellement tiré par les cheveux, tellement superficiel à la vue de ces requins grossiers faits en images de synthèse, et au final, sans forcément avoir pris son pied, ce Shark 3D n'est pas entièrement déplaisant.

 

 

Valeurs sûres

(ou comment 7 réalisateurs talentueux et surtout oscarisables nous ont pondus leurs films cette année, avec plus ou moins de réussite)

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1) Carnage (Roman Polanski) : Quatre acteurs monumentaux se disputent dans un huit-clos où la tension montante est équivalente à nos fous-rires ; de l'excellente comédie qui passe en un rien de temps, avec toute la maestria de Polanski et un Christoph Waltz vraiment excellent, sans oublier cette mémorable scène de vomi (la plus réaliste jamais faite de toute l'histoire du septième art).

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2) Minuit à Paris (Woody Allen) : Il a beau se tuer à nous sortir un film par an, ce bon vieux Woody fait toujours de l'excellent travail ; ici, c'est une véritable déclaration d'amour à Paris, à l'art, aux anciens grands de ce monde qu'il fait, tout en ne se privant pas de faire rire, briller ses acteurs et ramener sa science érudite à chaque scène.

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3) 127 heures (Danny Boyle) : Après avoir fait de l'histoire d'un jeune indien des bidonvilles devenant millionnaire l'un des contes les plus humains de la décennie, Boyle passe de l'ascension à la descente aux enfers, ou comment avoir tout et tout perdre (enfin, juste un bras) le temps d'une randonnée extrême et de 127 heures au fond d'un canyon, là où l'évasion spirituelle remplace temporairement une évasion physique devenue impossible.

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4) Même la pluie (Iciar Bollain) : Dans ce film aux multiples thèmes (réalisation d'un film historique, la Guerre de l'eau), le spectateur ne voit pas le temps passer, et succombe devant tant de justesse, tant de beauté, si bien qu'on en ressort assez heureux, frais, perturbé aussi ; Même la pluie est un film rigoureux qui ne laisse pas indifférent, et au final, les mots manquent pour décrire ce que nous ressentons.

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5) Fighter (David O. Russell) : Un peu lent au démarrage, Fighter nous prend cependant grave aux tripes dans un final époustouflant, tellement puissant qu'on en tomberait dans les pommes ; et que dire des performances de Christian Bale (il en fait des tonnes mais on peut dire qu'il n'a pas volé son Oscar) et de Mark Wahlberg (taciturne, attachant) ou encore de Melissa Leo ?

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6) Le Discours d'un Roi (Tom Hooper) : Il a presque tout raflé aux Oscars, mais ce Discours d'un Roi n'est pas le chef d'œuvre attendu ; certes, l'histoire est très bien construite et Colin Firth est exceptionnel, mais Hooper reste tout de même une sorte d'imposteur, qui a su utiliser les bonnes ficelles pour triompher ; et même si les méthodes sont unorthodoxes, on ne s'attardera pas des années sur ce beau film qui reste et restera anecdotique.

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7) True Grit (Frères Coen) : Les deux brothers nous tartinent 2h de western pauvre, sans véritable objectif ; le résultat est une sorte d'histoire poussiéreuse et ennuyeuse qu'on a vite oublié le générique passé, après notamment un final raté et un monstrueux faux raccord de la traversée de la rivière, à faire pâlir Ed Wood Jr.

 

Animation

(ou comment 4 films te font amèrement regretter Raiponce, Moi moche et méchant et Toy Story 3)

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1) Les Contes de la Nuit (Michel Ocelot) : Le papa des chefs d'œuvre Kirikou et surtout Princes et Princesses a progressé dans la forme (des dessins animés tellement beaux que la voisine du premier rang en a mouillé sa culotte) mais a perdu la qualité dans la narration de ses contes ; ça reste tout de même du bon film d'animation, un peu faiblard tout de même pour un ''premier de liste''.

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2) Rango (Gore Verbinski) : Outre les nombreuses similitudes avec Pirates des Caraïbes, outre le fait que ce Rango soit très bien foutu et qu'il fasse un grand hommage aux westerns, il lui manque pas mal de chose pour qu'il décolle vraiment, et c'est après près de 2h de grand spectacle ennuyeux qu'on se rend compte qu'on aurait mieux fait de rester chez nous à regarder la télé.

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3) Tintin (Steven Spielberg) : On a proclamé chef d'œuvre ce film car c'est monsieur Spielberg qui était aux commandes, on a tous crié à la révolution numérique en disant que la motion-capture est exceptionnelle car c'est monsieur Spielberg qui était aux commandes, mais quand on réfléchit deux minutes, on se rend compte que ce Tintin n'est pas mauvais, mais qu'il a tout de même été vachement surestimé.

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4) Titeuf (Zep) : Le créateur de l'une des BD les plus drôles du monde s'essaye à une adaptation cinématographique ; morale de l'histoire : Zep est bien meilleur quand il fait parler Titeuf avec des bulles, et s'il l'avait compris par lui même, on aurait pas été obligé de se taper ce film (qui n'est pas une merde tout de même).

 

Franchises

(ou comment te faire prendre conscience que les suites de film peuvent être à la fois de très bonnes idées, ou au contraire s'avérer inutiles)

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1) La Planète des singes : Les Origines (Rupert Wyatt) : Le twist ending du premier opus nous avait tellement secoué qu'on avait envie d'en savoir plus, même si cela nous paraissait évident bien que tiré par les cheveux ; avec ce prequel, on est servi niveau effets spéciaux, et on passe un agréable moment, tout en restant ébahis devant la tournure que ça prend (le final est à la hauteur de nos attentes) ; bref, le meilleur blockbuster de l'année.

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2) Very Bad Trip 2 (Todd Phillips) : On reprend les mêmes et on recommence ; la suite du succès surprise de 2009 est un cocktail explosif et hilarant de situations capillo-tractées et de gags tranchants, et même si ça ne vole pas bien haut, Very Bad Trip 2 est un divertissement savoureux qui te donne des crampes tellement tu ris.

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3) Pirates des Caraïbes 4 (Rob Marshall) : Pas exceptionnel, plutôt mou du genou, le dernier opus de la saga de pirates la plus connue au monde est assez décevant, mais reste tout de même de bonne qualité ; l'essentiel étant là, à savoir les gags, l'action et surtout, surtout Jack Sparrow.

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4) Harry Potter 7.2 (David Yates) : Inutile, expéditif (tu as toujours du mal à digérer la façon dont l'intrigue qui te fait passer des nuits blanches depuis près de 10 ans, a pris fin d'une manière si rapide), ce dernier volet de la franchise la plus lucrative de tous les temps est tout le contraire de l'épisode précédent (on reprochait au 7.1 sa lenteur, ici, on lui reproche sa rapidité d'exécution) et donc un film raté.

 

Grand spectacle et box-office

(ou comment 5 films faits pour amasser du fric se sont avérés tout sauf mauvais)

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1) The Green Hornet (Michel Gondry) : La bon humeur règne chez Gondry, et quand on y ajoute un quatuor d'acteurs talentueux (Waltz en tête, bien évidemment), un scénario surprenant et des effets spéciaux à te couper le souffle, ça nous donne une superproduction de grande classe, qui ne se prend pas au sérieux et détend royalement (on laisse de côté l'inutile utilisation de la 3D).

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2) Super 8 (J. J. Abrams) : Hommage au cinéma de Spielberg, ce Super 8 est avant tout un film bien fait, qui tient en halène et éblouis (la scène du déraillement est l'une des plus impressionnante de l'année, avec un son monstrueux) ; à noter un final bâclé et des effets visuels décapant.

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3) World Invasion : Battle Los Angeles (Jonathan Liebesman) : On l'a humilié, vite considéré comme un navet et pourtant, ce World Invasion n'a rien de vraiment mauvais ; pas le temps de s'ennuyer, ni même de se concentrer sur l'intrigue et les personnages, nous subissons le film car il dégage quelque chose qui nous attire et nous fait – malgré des passages lourds et des répliques qui sonnent faux – passer un bon moment.

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4) Sexe entre amis (Will Gluck) : C'est gentillet, drôle, frais, divertissant, mais surtout, il y a Mila Kunis, étincelante 24 fois par seconde durant tout le film, elle forme surtout une parfaite osmose avec Justin Timberlake et brille une nouvelle fois dans cette comédie romantique qui passe le temps.

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5) Contagion (Steven Soderbergh) : D'une manière assez pétrifiante, Soderbergh nous rend hypocondriaque, et rend réel ce film d'anticipation qui, malgré pas mal de défauts, agit sur nous d'une manière franchement efficace.

 

2012, en attendant la fin du monde

(ou tout simplement les 5 films qui nourrissent mes attentes en 2012, en attendant aussi la septième saison de Dexter et un hypothétique huitième Saw)

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Millenium (David Fincher) parce que c'est l'un des meilleurs cinéastes contemporains qui s'essaye au best-seller de Stieg Larsson, et que, curieusement, on sent qu'on va en prendre plein la gueule.

 

Django Unchained (Quentin Tarantino) parce qu'un Tarantino ne se manque pas et que, quand on sait que Christoph Waltz et Leo DiCaprio sont de la partie, on a du mal à ne pas saliver.

 

The Dark Knight Rises (Christopher Nolan) parce que depuis son deuxième Batman, Nolan fait un sans-fautes et qu'on a bien envie de voir comment il va mettre un terme à sa saga (suspense, suspense).

 

Bilbo le hobbit (Peter Jackson) parce que c'est le prequel du Seigneur des Anneaux et qu'on a aussi envie de savoir ce qui s'est passé avant, et puis, on attend Jackson au tournant niveau effets spéciaux.

 

Prometheus (Ridley Scott) parce que Ridley Scott reste Ridley Scott et qu'on suivra avec plaisir cette épopée annoncée grandiose qui reprend les grandes lignes d'un certain Alien (ça ''promet'').

Par copa738 - Publié dans : Classements/Tops
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 19:20

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Synopsis : Été 2010. Australie. Cinq amis partent en croisière pour des vacances de rêve. Mais lorsqu’ils font naufrage, le rêve vire au cauchemar : dans l’eau rôde une terrible menace…

Ça fait des années que ça dure, et on aurait tort de se priver d'un bon film de requins. Dans un lac, sur les côtes ou en plein large, ces grosses bestioles viendront vous saccager les nerfs, tout en vous dégoutant, film après film, de mettre votre petit orteil dans l'eau. The Reef arrivait début 2011, directement en DVD pour le plus grand malheur des fans. Alors une séance de rattrapage (tardive, certes) s'imposait. A la fin du film, on constate que les ficelles sont toujours aussi grosses, que le schéma narratif est déjà tracé avant même le début du film et que rien n'a été (ré)inventé. Cependant, il y a une magie qui opère avec The Reef, une sorte de tension assez marquante qui n'est pas sans rappeler le génial Open Water. Ils étaient deux, et maintenant ils sont cinq, cinq à ne pas arriver à se mettre d'accord, cinq à essayer de survivre dans les eaux profondes qui abritent toutes sortes d'espèces marines, et plus précisément celles qui mesurent plus de 4m et qui ont plus de dents que tu as de cheveux. Ici, c'est peut-être quelque chose de plus fort qui se passe, comme si le requin avait vraiment un rôle de vrai méchant (contrairement au film de Kentis, le requin attaque très vite et ne veut pas lâcher ses proies, comme pour les liquider jusqu'au dernier ; alors que les squales d'Open Water sont plus présentés comme des prédateurs opportunistes). Sans parler de chiffres (plus de personnages, moins de requins mais un animal plus gros etc), la différence entre The Reef et son mentor se fait au ressenti.

Le problème avec les films d'horreur, c'est qu'on a vite fais de les critiquer dans deux sens : un jour, tu trouves un film d'horreur nul parce que tu n'as pas assez flippé, et le lendemain, tu en détestes un autre parce qu'il s'est juste contenté de te foutre les boules. Ce genre de cinéma, très mal vu des cinéphiles, regorge pourtant de nombreux trésors sacrés, ou comment réussir à mettre mal à l'aise une foule de spectateurs en montrant la vue sous-marine d'un océan vide avec une musique qui monte. Le réalisateur du genre horrifique doit se concentrer sur l'efficacité de son œuvre, ainsi que dans l'aspect global pour ne pas friser le statut de navet. Dans The Reef, les acteurs ne sont pas mauvais, le scenario a déjà été vu mais n'est pas non-plus maladroit, et la réalisation est honorable. On vous le dit quand même : The Reef, sans sa dernière longue séquence où les personnages vont de rochers en rochers en se faisant attaquer à chaque fois entre deux, c'est plus du tout le même film.

En résumé, les amateurs de films d'épouvante seront servis, pour les autres, à vous de voir.

3 e¦ütoiles et demi

Par copa738 - Publié dans : Films (Horreur)
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 22:00

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Synopsis : La vie de Paul bascule le jour où sa femme Sarah disparait subitement. Après une année de recherches infructueuses, Paul est un homme brisé, rongé par le doute et la culpabilité. Sa dernière chance est peut être de tout reprendre à zéro : déménager avec ses 2 enfants à Saint-Malo, la ville où il a grandit. Mais des rencontres inattendues vont donner à ce nouveau départ une tournure qu’il n’imaginait pas.

Des vents contraires, ou comment faire un film avec des moyens modestes, de bons acteurs, et un pitch croustillant. Le film, pas forcément exceptionnel, reste cependant potable, parvenant même presque à nous faire pleurer. La bande-annonce annonçait une sorte d'histoire de la vie, un film chorale où la tension dramatique allait tout emporter. On a eu finalement pas plus qu'un film humain, qui se contente de raconter une histoire en évitant les fausses notes. Si le plus gros du travail repose sur un scénario efficace, le film puise sa qualité également grâce aux acteurs, tous très bons (même si les rôles d'Isabelle Carré et d'Antoine Duléry ne les mettent pas vraiment en valeur). Avec une réalisation plate, le film ne décolle jamais vraiment, ce qui est dommage. Les intrigues secondaires (idylle avec l'élève d'auto-école, le personnage joué par Ramzy qui ''enlève'' son fils pour passer du temps avec lui) parviennent, au fil du film, à nous faire oublier la principale, mais pas seulement à nous, au personnage joué par Magimel aussi, si bien que quand il doit se replonger un an en arrière pour un ultime frisson, le choc est presque plus dur pour nous que pour lui. L'émotion passe, mais les personnages restent tout de même bien trop éloignés de nous. Il n'y a finalement pas grand chose à dire à propos de ces Vents contraires. C'est un film français qui se repose sur ses fondamentaux, ne prend pas vraiment de risques et reste du coup assez banal, même si les qualités sont là et pas l'ennuie..

Des vents contraires, c'est donc le dernier film de 2011 vu dans les salles la même année. Hugo Cabret, Shame ou encore MI4 m'attendent sagement en rattrapage en 2012. L'année dernière, le bilan cinéma 2010 était posté le 31 à minuit. Cette année, le bilan 2011 sortira aux alentours du 10 janvier, pour laisser le temps à l'auteur de voir les derniers films qui manquent à son palmarès. Sur ce, bon nouvel an à tous, profitez-bien et surtout : vive le cinéma.

En résumé, l'année 2011 nous quitte sur une petite larme, grâce à un bon film qui ne laisse pas indifférent, malgré quelques faiblesses.

3 e¦ütoiles

Par copa738 - Publié dans : Films (Drame)
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 22:54

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Synopsis : Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la "victime" demandent à s'expliquer avec les parents du "coupable". Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. Où s'arrêtera le carnage ?

Une scène de vomi très réaliste, des acteurs exceptionnels, une vision assez machiste et des dialogues qui font mouche, Polanski n'invente rien, mais nous offre cependant un spectacle d'une qualité rare, faisant de chaque mot quelque chose de bien plus fort que n'importe quelle scène d'action. En une poignée de minutes, le réalisateur, bien aidé par un casting réduit mais idéal, capte au maximum notre attention, pour que chaque séquence surpasse la précédente jusqu'à un final étonnant. Bien sûr qu'il y a des petites longueurs et des détails inutiles, évidemment que la réalisation est plutôt banale et que le film en lui-même n'a rien d'extraordinaire, mais putain, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas autant rit dans une salle, longtemps qu'on avait pas vu un film où tous les acteurs principaux sont à la pointe de la perfection (mention spéciale à Christoph Waltz), longtemps qu'on avait pas vu un vrai bon film à dialogues (le meilleur depuis The Social Network).

Le fait que deux couples en apparences normaux, se fassent des compliments maniérés hypocrites, pour qu'ils se crachent à la gueule une heure après, provoque un plaisir coupable indéfinissable, montrant avant tout que Carnage est à prendre au premier degré, malgré les quelques allusions politiques et sexistes. Ce qui est d'autant plus savoureux, c'est la façon dont nous, spectateurs, nous parvenons à pénétrer à l'intérieur de cet appartement, sans vouloir vraiment en ressortir. On mange le crumble avec les personnages, on boit une tasse de café et on se ressert de ce délicieux scotch qui vient d'Écosse, on irait même jusqu'à sentir le vomi depuis notre siège. Bien installés, notre avis diverge autant que les prises de positions des personnages changent (les deux couples sont en accord, puis ne le sont plus ; parfois les hommes sont contre les femmes et vice-versa). La situation devient incontrôlable et incontrôlée, on semble autant perdre les pédales que les personnages et même si parfois c'est un peu trop gros (le téléphone dans le vase, Pénélope qui frappe son mari), le moment passé demeure troublant de justesse. Carnage, c'est un film qui donne la pêche et donne le sourire, et c'est donc indispensable en cette fin d'année 2011.

En résumé, une comédie irrésistible qui nous ne nous fait absolument pas regretter le fait que QT ait lancé Christoph Waltz.

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Par copa738 - Publié dans : Films (Comédie)
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 16:41

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Synopsis : Jeanne est la doubleuse française d’une actrice américaine qui joue dans une série télé à succès. Mais le jour où l’actrice américaine pète les plombs et annonce la fin de sa carrière, la vie de Jeanne bascule à son tour… Plus de travail, plus de revenu, plus rien… A moins que… A moins qu’elle ne prenne son destin en mains et ne tente a priori l’impossible : partir à Los Angeles, rencontrer la star américaine et la convaincre de reprendre la direction des plateaux de tournage…Sur place, après quelques galères, elle croise la route d’un certain Farres qui va lui ouvrir les portes du monde merveilleux mais un peu compliqué de Hollywood.

Alors que Intouchables crève l'écran grâce à un humour ravageur et un fond qui vise à émouvoir, Hollywoo arrive en bourrin pour nous faire hurler de rire avant d'entamer les fêtes de fin d'année. Deux des meilleurs humoristes français apportent leur fraicheur et leur talent humoristique pour nous faire plaisir. On rigolera bien, mais on sera également déconcerté par la pauvreté du scénario, un manque cruel de fond (petite critique de la société actuelle qui reste tout de même bien maigre) et des personnages pas du tout attachants. Ajoutez à cela des scènes inutiles (Foresti qui arrive à embobiner des gangsters en leur faisant écouter du Diam's, l'idylle pittoresque entre Jamel et Florence, etc), quelques longueurs et un dénouement facile (l'actrice américaine qui ne veut plus jamais revoir Jeanne pour que, 10 minutes après, elles se réconcilient comme si de rien n'était) et vous tenez ce qui se fait de plus mauvais au cinéma de notre temps, malgré quelques bons éclats de rires et des acteurs pas si mauvais que ça.

Ce qui marche dans Hollywoo, c'est avant tout la pêche que les acteurs ont et nous transmettent. Ensuite, il y a des situations drôles (Jamel qui chante pour endormir des hyènes) et des répliques déjà cultes (''Do you want a picture with Mickey ?''). Mais ce qui fait que Hollywoo n'est pas un navet, c'est surtout cet effet comique provoqué par le mélange anglais-français, qui provoque à coups sûrs de franches crises de rire. Alors même si on rit beaucoup, l'humour n'est pas à la hauteur des grands comédies à la Oury ou Poiré. Et puis, il n'y a rien d'original non-plus, rien qui pourrait nous faire décoller de notre siège, ou nous faire évader dans nos pensées. Tout reste lisse, le film se prenant entièrement au premier degré. On aurait préféré aussi un humour un peu plus raffiné parfois, un humour qui éviterait de faire appeler un secrétaire efféminé Jean-Phil, par exemple. Mais pour ce qui est du consommateur pur et dur, il peut y aller les yeux fermés : Hollywoo lui fera passer un excellent moment.

En résumé, aussi plat que la critique que vous venez de lire (pas d'inspiration, que voulez-vous), Hollywoo vous fera tout de même rire, ce qui est déjà pas mal.

2 e¦ütoiles

Par copa738 - Publié dans : Films (Comédie)
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 19:18

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Passer de 400 visiteurs journaliers à 25, c'est dur, très dur. 2011, année de tous les changements a vu Copa738 déménager de sa plateforme poussiéreuse d'Allocine, avec tous ses copains, pour Overblog, terre fertile et lieu de pèlerinage des blogueurs endurcis. 2011, c'est l'année des grands débats : entre un Tree of Life aux avis très contrastés, Black Swan et ses multiples interprétations ou encore Sucker Punch qui serait doté d'un fond hyper recherché malgré la fadeur de sa forme, ça a pas mal bougé sur la blogosphère cette année. Les Oscars contestés, des Intouchables qui explosent le box-office tandis que Drive nous explose notre rétine, 2011 a aussi été marqué par la défense de l'auteur de ce site de deux films indéfendables : Insidious et Battle Los Angeles. Mais aujourd'hui, tout ce qui s'est produit sur la planète cinéma doit être oublié : aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Copa738 !

La plateforme d'Overblog permettant d'avoir des statistiques très complètes, j'ai pu constater que certaines personnes sont tombées sur mon blog en tapant sur Google ''la sexualité et ses conséquences chez les jeunes'' ou encore ''mec sur un pont face au soleil''. En deux ans, Copa738 a accumulé 200 000 visites soit l'équivalent de 274 visites par jour. 818 commentaires (record de commentaires laissés dans un article battu cette année par la critique de Black Swan : 31 commentaires) pour 207 articles. Même si la migration a fait considérablement chuter le nombre de visites, les anciens d'Allocine ont finalement bien continué à visiter de temps en temps le blog, provocant à chaque consultation de provenances des visiteurs, des bouffées de chaleurs incontrôlées à l'auteur. Sur ce, bonne fin d'année 2011 à tous les lecteurs cherchant un gars sur un pont face au soleil ou tout simplement ceux qui prennent encore plaisir à lire ce que j'écris. Tchuss.

 

Copa738

Par copa738 - Publié dans : Evènements/Débats
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 17:51

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Synopsis : A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

Qui aurait cru que les réalisateurs des transparents Nos jours heureux et Tellement proches allaient faire tant parler d'eux, réalisant l'un des films les plus vus en France de tous les temps ? Qui aurait parié sur Omar Sy, alors que toute la France n'arrive pas à le voir autre part qu'au téléphone avec son copain Fred ? Qui aurait pu croire que l'amitié entre un riche infirme et un pauvre banlieusard allait faire déplacer tant de monde, alors que l'Europe traverse une période de crise ? En fait, on ne sait pas vraiment la raison pour laquelle Intouchables a tant cartonné. Avec un sujet vu et revu (clichés sur la banlieue dans Neuilly sa mère par exemple ; thème du handicape dans Le huitième jour), le film du couple Nakache-Toledano parvient à nous faire rire et (presque) pleurer en un temps record. Oui, Intouchables, est un excellent film qui traite d'un sujet grave avec énormément de dérision, et un cœur grand comme ça. Mais bon, il faut savoir être raisonnable et garder les pieds sur terre : bien que très bon, le film ne méritait pas tant de battage médiatique et de tels mouvements dans les salles obscures, ou en tous cas, moins que Polisse ou encore le récent Les Lyonnais.

A peine le film sorti, et c'est déjà la débandade sur les réseaux sociaux : chacun s'amuse à poster des statuts disant « Pas de bras, pas de chocolat », blague archi-connue qui se révèle être la moins drôle (car la plus prévisible) du film. De plus, il faudrait que l'on nous explique la raison de ces applaudissements en fin de séance, applaudissements forcés durant pas plus de 5 secondes. La débilité des médias et des spectateurs (une personne sur deux le considère comme le meilleur film de tous les temps ; on aurait tort de ne pas croire que les deux films complétant le podium sont Avatar et La vérité si je mens 2) gâchent un peu l'énorme potentiel du film, qui se retrouve plus facilement avec un statut de phénomène de mode qu'avec un statut d'œuvre de cinéma.

Cependant, il y a quelque chose de magique qui se produit avec ce film. Peut-être est-ce grâce à cette formidable scène d'entrée, magnifiquement filmée et interprétée, drôle et inattendue à la fois ; et à de nombreuses autre scènes et répliques. Même si certains détails du film viennent tacher le tableau (la secrétaire lesbienne, la scène du parachute, etc), Intouchables restera un film profondément humain, même si les ficelles de l'émotion sont grosses comme les narines d'Omar Sy. D'ailleurs, ce dernier y trouve le rôle qui changera sa vie. Il prouve à la France entière qu'il vaut bien mieux que de finir sa carrière au SAV, et forme une parfaite osmose avec François Cluzet. Incompatibles (l'un est valide, noir, pauvre, drôle ; l'autre est handicapé, blanc, riche et sérieux), ils se complètent et finissent par se communiquer leurs coutumes, jusqu'à presque inverser les rôles (Philippe finit par fumer des joints et parler en verlan, tandis que Driss se met à s'intéresser à l'art et à s'habiller en costume-cravate). Œuvre luttant pour la tolérance, Intouchables va aussi critiquer discrètement l'opéra (scène mythique de ''l'arbre qui chante''), mais aussi l'art moderne et la bourgeoisie en général. Émouvant, hilarant, ce film est, malgré les maladresses, un magnifique conte moderne où tout devient possible, une œuvre optimiste revalorisant la nature humaine, un film fort, tout simplement.

En résumé, la demi-heure passée dans la file d'attente du guichet est vite oubliée, tant Intouchables nous prend aux tripes et fait rire.

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Par copa738 - Publié dans : Films (Comédie Dramatique)
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 17:16

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Synopsis : De sa jeunesse passée dans la misère d’un camp de gitans, Edmond Vidal, dit Momon, a retenu le sens de la famille, une loyauté sans faille, et la fierté de ses origines. Il a surtout conservé l’amitié de Serge Suttel. L’ami d’enfance avec qui il a découvert la prison à cause d’un stupide vol de cerises. Avec lui, inexorablement il a plongé dans le Grand Banditisme, et connu l’apogée du GANG DES LYONNAIS, l’équipe qu’ils ont formée ensemble et qui a fait d’eux les plus célèbres braqueurs du début des années soixante dix. Leur irrésistible ascension prend fin en 1974, lors d’une arrestation spectaculaire. Aujourd’hui à l’approche de la soixantaine, Momon tente d’oublier cette période de sa vie. Sa rédemption, il l’a trouvée en se retirant des "affaires". En prenant soin de Janou, son épouse, qui a tant souffert à l’époque et de ses enfants et petits enfants, tous respectueux, devant cet homme aux valeurs simples et universelles, lucide et pétri d’humanité. A l’inverse de Serge Suttel, qui malgré le temps n’a rien renié de son itinéraire...

Cette année, le cinéma français aura réussi de grandes choses. Entre des gros navets (Rien à déclarer), de l'animation plus (Les Contes de la nuit) ou moins (Titeuf) bonne, de l'émotion (Omar m'a tuer, La Guerre est déclarée, Polisse) et un bel éclat de rire (Intouchables), le pays qui a donné naissance au cinéma continu de lui faire honneur en multipliant les essais, donnant des résultats très différents, mais avec, au fil des années, de plus en plus de chef d'œuvres. Dans le cercle très fermé des perles cinématographiques contemporaines venant de l'hexagone, Les Lyonnais s'inscrit d'ores et déjà au palmarès 2011 des grands films tous pays confondus. Même si la fièvre Intouchables masque littéralement le film d'Olivier Marchal, cela ne remet absolument pas en cause le statut de chef d'œuvre des Lyonnais.

Les Lyonnais c'est quoi ? C'est tout simplement l'histoire brutale et émouvante d'un ancien gang de bandits qui se retrouve pris dans une spirale infernale, entre meurtres, règlements de comptes, bastons et nostalgie. En plus de raconter une histoire avec une justesse sans égal, Marchal nous offre un portrait de méchants, là où il avait l'habitude (en tant qu'ex flic) de glorifier son ancien métier. Sans forcement réhabiliter le Gang des Lyonnais, il met un point d'honneur à rendre chacun de ses personnages le plus humain possible, malgré le nombre incalculable de litres de sang sur leurs mains. Bien filmé, doté d'un excellent casting, d'une chronologie non-linéaire et d'un scénario très travaillé, Les Lyonnais n'est peut-être pas le film le plus inventif du monde, mais il est clairement un film d'aujourd'hui, qui a puisé dans ce qui s'est fait de mieux dans l'histoire du cinéma. En effet, en plus d'être aussi (voire plus) efficace qu'un polar à la Melville ou Corneau, il emprunte le style très singulier des grands policiers américains (la scène du baptême renvoi directement à celle du mariage dans l'ouverture du Parrain ; tandis que la chronologie assez complexe du film semble se rapprocher légèrement de celle des films de Tarantino). L'émotion nous gagne autant qu'elle semble gagner les personnages. Le film passe très vite tant il est concentré en action et en rebondissements. La violence est parfaitement maitrisée (Marchal fait aussi bien que l'avait fait Cavayé l'an dernier avec A bout portant), les dialogues font mouche et la musique est très belle.

En résumé, Les Lyonnais vient avec Polisse ou encore La Guerre est déclarée, montrer au monde entier que le cinéma français (après une petite période de flottement) s'épanouit de plus en plus et est capable de faire rire, pleurer, et tenir en halène ses spectateurs dans un seul et même film4 e¦ütoiles et demi

Par copa738 - Publié dans : Films (Policier)
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  • : "Tonight's the night. And it's going to happen again and again. Has to happen. Nice night. Miami is a great town. I love the cuban food, pork sandwiches, my favorite. But I'm hungry for something different now" Dexter

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