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Copa Cinema

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De la critique subjective mais juste


Le Hobbit : La Désolation de Smaug (Peter Jackson)

Publié par copa738 sur 19 Décembre 2013, 19:49pm

Catégories : #Films (Fantastique)

Le Hobbit : La Désolation de Smaug (Peter Jackson)

Synopsis : Dans sa quête de récupérer le trésor et la montagne des Nains, Bilbo le Hobbit, détenteur de l'anneau, devra redoubler d'efforts, de courage et de malice pour arriver à pénétrer dans l'antre du dragon Smaug, tandis que Gandalf quittera ses amis et fera la rencontre du Mal en personne.

 

L'impersonnalité de la trilogie du Hobbit est de plus en plus marquée. Il n'y a désormais plus rien d'épique, plus rien de dangereux, plus cette notion de l'extraordinaire, d'un véritable but, d'un attachement pour des personnages que l'on aime aimer et que l'on aime détester. Depuis qu'il a voulu reprendre la saga de la Terre du Milieu, Peter Jackson ne sait plus quel ton employer pour raconter son histoire. Ce prequel sous forme de trilogie est, à l'image de Star Wars, un produit commercial brut, qui se résume à un réalisateur passionné qui fait joujou avec tout son matériel 3D (même Sir Ian McKellen a fait une overdose d'écrans verts et a pété un gros câble en plein tournage). Il n'y a plus cet univers travaillé, ces longues séquences héroïques. On passe de créatures fantastiques en créatures fantastiques sans qu'on s'y attarde (cf : la scène ridicule avec les araignées, véritables peluches comparées à celle du Retour du Roi), et les personnages sont de réels figurants (le Légolas de La Désolation de Smaug est la caricature du Légolas du Seigneur des Anneaux et le personnage féminin l'accompagnant, ersatz d'Arwen, n'apporte rien au film).

 

Jusqu'ici aucune surprise, c'est à peu près les mêmes problèmes rencontrés dans Un Voyage inattendu. Mais là où ce dernier avait le mérite de nous faire frémir dans de belles scènes (rencontre Gollum-Bilbo, Sauron qui fait une apparition, le conseil entre sorciers), ici, rien, absolument rien, ne sort du lot. C'est clairement ridicule du début à la fin : pas une seule petite séquence n'a le mérite d'attirer notre attention. Même les scènes d'action tournent rapidement à la farce (la course-poursuite dans les rapides dans des tonneaux). Mais ce n'est pas tout : 3D pas vraiment convaincante, une musique inexistante, et surtout, la perte du fil, sont un problème. La perte du fil dans la mesure où on oublie carrément, au bout de quelques minutes, le but du film, la quête. Là où l'Anneau unique constituait une sorte de rappel du but du Seigneur des Anneaux, ici, Thorin n'a même pas l'air de vouloir récupérer son trône (si bien qu'il laisse Bilbo faire le sale boulot au lieu de porter ses grosses couilles de nain). Et puisqu'on y est, on dira aussi que la rencontre avec le dragon Smaug aurait pu être une fantastique apothéose, qui tourne au ridicule car la bête est en fait un être franchement chiant et bavard, et malgré le fait que les images de synthèse le rendent impressionnant, Smaug semble inoffensif (absence totale de danger, contrairement à cette magnifique scène dans les mines avec La Flamme dans La Communauté de l'Anneau). Et on n'oubliera pas cette rencontre absolument foireuse entre Gandalf et Sauron, et ce finale merdique qui suggère au spectateur d'attendre encore un an pour voir la suite de cette formidable aventure qui touchera sa fin (enfin), en décembre prochain, pour tomber (on l'espère), dans les oubliettes de l'histoire du septième art.

 

En résumé, La Désolation aurait été un titre plus court, et surtout plus approprié ; on conseillera à Peter Jackson de re-regarder sa trilogie initiale, pour qu'il comprenne à quel point son Hobbit est un suicide artistique.

 

1 étoile

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Commenter cet article

Max 23/12/2013 17:58

Avis partagés ! C'est juste exactement ce que j'en pense...

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